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Mardi 4 août 2009


« Antoine Rey se sent malmené par la vie.


A quarante ans passés, il est divorcé depuis deux ans, père de trois enfants (Arno, Margaux et Lucas) dont deux adolescents  en puissance, et il ne se remet pas du départ de sa femme, Astrid. Elle l’a quitté pour un homme plus jeune que lui, et depuis, il manque d’air, d’énergie.


Pour l’anniversaire de sa sœur Mélanie, séparée, elle aussi, depuis peu de son compagnon, il décide de l’emmener en week-end au bord de la mer, à Noirmoutier, là où ils allaient quand ils étaient enfants, avant la mort de leur mère.


A leur retour, un accident de voiture fait basculer l’équilibre périlleux de sa vie : Mélanie allait lui apprendre quelque chose d’important et Antoine n’aura de cesse de savoir quoi. La relation obscure de leurs parents, les circonstances de la mort de sa mère, son amour secret forment un mystère qu’il veut élucider.


Il aura bien besoin de la présence réconfortante d’Angèle pour faire son chemin
. »

 

Le précédent roman de Tatiana de Rosnay, Elle s’appelait Sarah, avait une portée historique et dégageait une force dramatique qu’on ne retrouve pas ici.

 

Antoine raconte un passage de sa vie. Il s’agit à la fois d’un retour sur son passé, sur ses douleurs d’enfant qui a perdu sa mère et d’un bilan sur sa vie actuelle. La relation entre Antoine et son père est intéressante : aucune communication, pas de marque d’affection.

 

Antoine n’est pas pour autant un personnage sombre, équivoque. C’est un homme comme les autres, confronté à des situations difficiles, mais pas anormales. Il vit aussi des moments de plaisir et de bonheur L’histoire est très agréable et les nombreux personnages sont attachants.

Ce qu'en pensent Candice, Laure, Léthée et Ameleia.

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Dimanche 2 août 2009



Salamandre
 : n.f. Amphibien urodèle, petit animal noir taché  de jaune dont la peau sécrète une humeur très corrosive. Au Moyen-âge, on attribuait aux salamandres la faculté de vivre dans le feu.

 

« Catherine, 46 ans, célibataire, mène une vie bien réglée, sans surprises ni imprévus. Son train-train quotidien est pourtant malmené quand le directeur des ressources humaines lui annonce qu’il lui reste des jours à prendre.

 

Passé l’agacement que lui procure cette injonction,  elle décide de renouer avec une amie, Aude, qui vit avec son mari à Recife. C’est ainsi qu’elle se retrouve à prendre l’avion en plein mois de novembre pour un long mois de vacances au Brésil.

 

Après quelques jours de farniente sur la plage, sa vie prend une nouvelle tournure quand elle rencontre Gilberto, jeune brésilien séduisant. Leur liaison a un impact tel qu’elle décide de changer de vie et de rester au Brésil. Cette décision l’entraine vers des événements que nul n’était capable de prévoir. »

 

Alors qu’au début du roman, on imagine la vie de Catherine comme une suite d’habitudes bien rôdées, on est très vite surpris par sa capacité à accepter tous les changements qui s’imposent à elle ; sa vie au Brésil va révolutionner sa vision de la vie et les choix qu’elle fera seront incroyablement audacieux, à moins qu’ils ne soient inconscients. L’inconnu, la passion puis la nécessité guideront ses pas pour arriver à une vie à l’opposé de celle qu’elle avait toujours connue.

 

Le roman se termine dans l’ambiguïté : on pourrait penser que Catherine se résigne à une vie difficile, mais j’ai eu l’impression qu’elle en était soulagée, voire heureuse ; elle “disparaît”, devient plus qu’anonyme, invisible.

 

La passion de Jean-Christophe Rufin pour le Brésil lui vient de son poste d’attaché culturel auquel il a accédé en 1995. En 2003, il a été nommé ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie.

Ce qu'en pense Nadège.

Merci Thérèse pour cet excellent choix!

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Vendredi 31 juillet 2009

Vous ne le saviez peut-être pas, mais j’admire Faïza Guène. Cette fille sait raconter des histoires ! Elle trouve les mots justes, et, à 24 ans, elle a déjà écrit trois romans !

Le dernier en date, Les Gens du Balto, est paru en 2008 et pourtant, je n’en avais pas entendu parler. Heureusement, Thérèse était là !

 

« Ils sont sept ; sept personnes à raconter leur point de vue sur le drame qui s’est déroulé au Balto.

Joël, le propriétaire, raciste et obsédé sexuel, qui ne lâchera rien avant la fin ;

Tanièl, adolescent en rupture avec l’école qui fréquente occasionnellement le Balto ;

Magalie, blondinette canon qui aime plaire et qui ne vit que par son téléphone portable ; elle a souvent rendez-vous au Balto avec Tanièl ;

Ali, copain de Tanièl, dont il est jaloux depuis que celui-ci sort avec Magalie, et qui n’aime pas Joël parce qu’il est raciste ;

Yéva, mère de Tanièl, d’origine arménienne, qui nourrit toute sa famille et achète ses cigarettes au Balto ; elle n’aime pas Joël parce qu’il la reluque sans gêne et qu’il lui a déjà mis une main aux fesses ;

Jacquot, son mari, chômeur de longue durée, adepte du canapé et des séries à la télévision ; il va au Balto pour acheter des jeux à gratter;

Yeznig, deuxième fils de la famille, dénigré par son frère, adoré par sa mère ; il va au Balto pour jouer au flipper.

Ils presque tous une (bonne ?) raison de ne pas aimer Joël, mais lequel d’entre eux à commis un acte malheureux ? »

 

Peut-être moins mystérieuse qu’une histoire d’Agatha Christie mais bien plus passionnante que le Cluedo, cette histoire retrace comme une enquête policère la tragédie qui s'est déroulée au Balto en s’attachant principalement aux caractères des personnages, croustillants et plus vrais que nature, et à leurs petits secrets, leurs travers, leur humanité.

 


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Mercredi 29 juillet 2009


Parler de la migration, de la perte d’identité et de repère, du choix de vivre et de travailler dans un autre pays que le sien n’est pas facile. Tahar Ben Jelloun réussit pourtant, au travers de son livre, à nous faire partager les questionnements de Mohammed, marocain, ouvrier des usines Renault.

 

« Tant qu’il était au travail, Mohammed ne se posait même pas la question, il se sentait à sa place et utile. Mais avec l’arrivée de la retraite, il est déboussolé par son statut bancal d’émigré, il se sent très éloigné des préoccupations de ses enfants qui se sentent français, décalé par rapport aux us et coutumes de son pays d’origine, déconcerté par les divagations de l’Islam et le comportement agressif des pèlerins à La Mecque. A quoi va-t-il bien pouvoir utiliser son temps libre ? Qui comprend-il et qui le comprend ? Quelle identité a-t-il ? Quelle est sa place dans la société ? Sa seule certitude, c’est l’avenir de son neveu, Nabile, mongolien, qu’il a emmené avec lui en France pour qu’il soit pris en charge correctement, et qui lui voue un amour inconditionnel. »

 

Ce qui m’a le plus interpellée dans ce roman, c’est la sensation qu’a Mohammed d’être partout en décalage. Quoi qu’il fasse, il n’est pas compris, il passe pour un ringard (aux yeux de ses enfants) ou pour un excentrique (dans son village d’origine). La question de l’identité de Mohammed se pose crûment et Tahar Ben Jelloun nous la renvoie discrètement : et nous, qui sommes-nous ? Nous sommes presque tous issus d’une migration, qu’elle soit nationale ou internationale ; quelle est notre identité ?

Ce qu'en pense Bab's, Brigitte, Tankya du Raï, Stemilou et Er Ma.

Merci à Thérèse de me l’avoir proposé.

 

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Mardi 28 juillet 2009
Puisqu'il fait beau et qu'on est en été, je change de look : Ice-Cream Fraise, parce que je suis gourmande!
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