
Que se passe-t-il quand une concierge de cinquante-quatre ans qui cache sa véritable nature d’intellectuelle, une petite fille de douze ans, riche, surdouée mais malheureuse et un charmant japonais d’une soixantaine d’années se rencontrent et se reconnaissent ? On découvre ce que signifie l’élégance du hérisson (piquant à l’extérieur, mais tout doux à l’intérieur).
Renée, femme cultivée et curieuse de tout, tient à son personnage de
concierge qui lui permet de vivre presque invisible aux yeux des riches locataires de l’immeuble dont elle s’occupe, rue de Grenelle à Paris. Mais peut-on vivre en cachant sa nature profonde sans
en concevoir quelques rancoeurs ? Elle ne supporte pas ses huit employeurs, auxquels elle trouve le principal défaut d’être de la
« bourgeoisie des affaires », des « riches suffisants ». Car, autodidacte, elle se cultive à grands renforts de lectures très diverses (romans, essais philosophiques,…) Sa
seule amie est Manuella, femme de ménage portugaise, pâtissière hors pair.
Paloma vit dans une famille qu’elle déteste (normal, elle commence sa crise d’adolescence). Son père qu’elle trouve lâche, sa mère qu’elle pense folle et sa sœur aînée qui la fait tourner en bourrique, elle n’en peut plus de les voir et, lucide sur la société qui l’entoure, a décidé de se suicider le jour de ses treize ans. Mais Paloma est aussi extrêmement intelligente, apprend le japonais, aime lire les mangas et, tout comme Renée, elle s’applique à se cacher pour qu’on lui fiche la paix.
Chacune de son côté, elles observent les habitants de l’immeuble et les critiquent en leur for intérieur. Jusqu’au jour où M. Arthens (célèbre critique gastronome) meurt et que sa veuve vend l’appartement. Le nouveau propriétaire, Kakuro Ozu, japonais riche et très cultivé attire tous les regards et toutes les convoitises. Pourtant, cet homme distingué et très observateur va rapidement se lier d’amitié avec chacune d’elles : très attentif et plein de tact, il les apprivoise et les fait sortir de leur coquille.
En dépit de passages plutôt pompeux et que j’ai trouvés sans intérêt (je n’ai jamais été portée sur la philo, à l’inverse des deux héroïnes), j’ai bien aimé ce livre. Renée et Paloma souffrent de la solitude qu’elles subissent parce qu’elles se sentent trop différentes du reste du monde.
Ce qui m’a plu chez Renée, c’est sa rigueur dans tout ce qui concerne la syntaxe : des erreurs de langages telles que « pallier à », une
virgule mal placée ou l’oubli d’un pronom dans une phrase interrogative lui blessent l’oreille.
Muriel Barbery écrit un roman de haut niveau, peut-être pas accessible à tous les lecteurs. J’ai parfois eu du mal à garder le livre ouvert, et j’ai sauté quelques paragraphes qui, j’en ai bien conscience, montraient la profondeur des réflexions des deux héroïnes. Est-ce un préjugé de ma part de dire que c’est parce qu’elle agrégée de philosophie ? Oui, je l’avoue, et j’espère qu’elle me le pardonnera.
par VERONIQUE ajouter un commentaire recommander

Thelma et Louise… et les Apollons, de Cathy Kelly : Déçue par Paul qui l’a trompée, Suzy est retournée vivre chez ses
parents. Avec sa meilleure amie, Becky, elle part en voyage aux Etats-Unis pour se changer les idées. Arrivées à l’aéroport, elles apprennent qu’elles devront partager leur voiture de location
avec deux jeunes irlandais de leur âge, pour le plus grand plaisir de Becky (elle a une faim insatiable d’hommes !), et au grand désarroi de Suzy qui souhaitait des vacances « sans
mec »…
Le vingt-huitième jour, de Catherine Barry : « Je suis assise à la table du petit-déjeuner avec mon mari,
Michaël, l’homme qu’habituellement j’aime, je chéris, j’adore. Sauf que je […] vais détesté mépriser et abhorrer l’air qu’il respire [durant les prochaines vingt-quatre heures] parce que j’ai le
SPM – Syndrome Prémenstruel. » Betty relate avec une précision maniaque l’état dans lequel elle se sent, et sa relation aux autres pendant cette journée particulière, à plusieurs
égards. C’est très drôle et effrayant de réalisme !!! Dîtes les garçons, on est vraiment comme ça ?
Cette jeune femme charmante et curieuse, part en Inde en compagnie
de sa future belle-mère, Mrs Moore, pour y retrouver son fiancé, M. Heaslop, juge britannique.
Sur place, elle se trouve confrontée à l’Inde et subit un choc. Plusieurs éléments l’ébranlent : la relation de l’empire britannique avec les indiens, la cohabitation difficile des deux
peuples, la mentalité indienne, les beautés des temples et leurs statues érotiques,…



agissant comme le veut sa famille : Cécil
Vyse la demande pour la troisième fois en mariage et elle finit par accepter ; il est désagréable, pédant, se joue des autres, même de sa famille, mais elle lui trouve des
excuses ; il intervient dans une affaire que veut régler Lucy, et elle se retrouve ainsi de manière inattendue avec les Emerson comme voisins, alors qu’elle avait proposé la maison à deux
sœurs vieilles filles qu’elle avait rencontrées en Italie. Cecil cherche à modeler Lucy à sa convenance, celle-ci se sent étouffée.
semble tiraillée entre son éducation et ses souffrances cachées
(amour déçu ?), et on pourrait finir par croire que, contre toute évidence, elle aide Lucy à accomplir ce qu’elle-même n’a pas osé vivre ; Mr Beebe, pasteur, est
réellement ambigu dans ses réactions avec ses paroissiens, notamment en ce qui concerne le mariage(je n’ai pas réussi à comprendre s
on caractère !) ;
Miss Lavish, écrivain de romans à l'eau de rose, a un caractère déterminé et cherche à s'inspirer des membres de leur petite communauté anglophone pour écrire son roman;
M. Emerson, seul personnage adulte (je trouve que Lucy et George sont encore très adolescents) à être honnête avec lui-même, et assez lucide sur son entourage, réussit même à se
montrer bienveillant avec tous.






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