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Lecteurs du monde

Présentation

  • : Le blog de Véro
  • : J'ai envie de vous faire partager tous les plaisirs que me procurent mes lectures.
  • : 15/08/2007

Profil

  • : Véro
  • leslivresdevero
  • : Femme
  • : 06/10/1973
  • : France Berry bocage
  • : Lectrice passionnée
Dimanche 17 février 2008
L--l-gance-du-h-risson.jpg
Que se passe-t-il quand une concierge de cinquante-quatre ans qui cache sa véritable nature d’intellectuelle, une petite fille de douze ans, riche, surdouée mais malheureuse et un charmant japonais d’une soixantaine d’années se rencontrent et se reconnaissent ? On découvre ce que signifie l’élégance du hérisson (piquant à l’extérieur, mais tout doux à l’intérieur).


Renée, femme cultivée et curieuse de tout, tient à son personnage de concierge qui lui permet de vivre presque invisible aux yeux des riches locataires de l’immeuble dont elle s’occupe, rue de Grenelle à Paris. Mais peut-on vivre en cachant sa nature profonde sans en concevoir quelques rancoeurs ? Elle ne supporte pas ses huit employeurs, auxquels elle trouve le principal  défaut d’être de la « bourgeoisie des affaires », des « riches suffisants ». Car, autodidacte, elle se cultive à grands renforts de lectures très diverses (romans, essais philosophiques,…) Sa seule amie est Manuella, femme de ménage portugaise, pâtissière hors pair.

 

Paloma vit dans une famille qu’elle déteste (normal, elle commence sa crise d’adolescence). Son père qu’elle trouve lâche, sa mère qu’elle pense folle et sa sœur aînée qui la fait tourner en bourrique, elle n’en peut plus de les voir et, lucide sur la société qui l’entoure, a décidé de se suicider le jour de ses treize ans. Mais Paloma est aussi extrêmement intelligente, apprend le japonais, aime lire les mangas et, tout comme Renée, elle s’applique à se cacher pour qu’on lui fiche la paix.

 

Chacune de son côté, elles observent les habitants de l’immeuble et les critiquent en leur for intérieur. Jusqu’au jour où M. Arthens (célèbre critique gastronome) meurt et que sa veuve vend l’appartement. Le nouveau propriétaire, Kakuro Ozu, japonais riche et très cultivé attire tous les regards et toutes les convoitises. Pourtant, cet homme distingué et très observateur va rapidement se lier d’amitié avec chacune d’elles : très attentif et plein de tact, il les apprivoise et les fait sortir de leur coquille.

 

En dépit de passages plutôt pompeux et que j’ai trouvés sans intérêt (je n’ai jamais été portée sur la philo, à l’inverse des deux héroïnes), j’ai bien aimé ce livre. Renée et Paloma souffrent de la solitude qu’elles subissent parce qu’elles se sentent trop différentes du reste du monde.

 

Ce qui m’a plu chez Renée, c’est sa rigueur dans tout ce qui concerne la syntaxe : des erreurs de langages telles que « pallier à », une virgule mal placée ou l’oubli d’un pronom dans une phrase interrogative lui blessent l’oreille.

Muriel-Barbery.jpg

 

Muriel Barbery écrit un roman de haut niveau, peut-être pas accessible à tous les lecteurs. J’ai parfois eu du mal à garder le livre ouvert, et j’ai sauté quelques paragraphes qui, j’en ai bien conscience, montraient la profondeur des réflexions des deux héroïnes. Est-ce un préjugé de ma part de dire que c’est parce qu’elle agrégée de philosophie ? Oui, je l’avoue, et j’espère qu’elle me le pardonnera.

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Jeudi 14 février 2008

Aujourd’hui, je cède très facilement à la tentation d’utiliser la Saint-Valentin comme prétexte pour vous faire partager ce poème d’Aragon, chanté par Jean Ferrat, et que je dédie, comme il se doit, à Bruno, mon mari.

 

Que serais-je sans toi
Qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi
Qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée
Au cadran de la montre
Que serais-je sans toi
Que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi Sur les choses humaines Et j'ai vu désormais Le monde à ta façon J'ai tout appris de toi Comme on boit aux fontaines Comme on lit dans le ciel Les étoiles lointaines Comme au passant qui chante On reprend sa chanson J'ai tout appris de toi
Jusqu'au sens du frisson
Que serais-je sans toi Qui vins à ma rencontre Que serais-je sans toi Qu'un coeur au bois dormant Que cette heure arrêtée Au cadran de la montre Que serais-je sans toi Que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi Pour ce qui me concerne Qu'il fait jour à midi Qu'un ciel peut être bleu Que le bonheur n'est pas Un quinquet de taverne Tu m'as pris par la main Dans cet enfer moderne Où l'homme ne sait plus Ce que c'est d'être deux Tu m'as pris par la main Comme un amant heureux.
Que serais-je sans toi
Qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi
Qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée
Au cadran de la montre
Que serais-je sans toi
Que ce balbutiement.
Qui parle de bonheur
A souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot
Que la déconvenue
Une corde brisée
Aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis
Que le bonheur existe
Ailleurs que dans les rêves
Ailleurs que dans les nues
Terre, terre, voici
Ces rades inconnues.
Que serais-je sans toi
Qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi
Qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée
Au cadran de la montre
Que serais-je sans toi
Que ce balbutiement.
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Mardi 12 février 2008

Je viens d’être taguée par Heureuse, expérience bien heureusement, sans douleur.

 

Règle du jeu des tags :

Donnez dans votre prochain article (sur votre blog) 7 de vos secrets... sur vous, votre vie, votre animal, votre enfance, votre famille...
Ensuite, à votre tour, taguez des blogamis en laissant un commentaire sur leur blog, précisant qu’ils ont été tagués.

 

Mes sept secrets… de lecture :

-         la lecture me rend parfois sourde, ce qui fait qu’on peut me parler et que si je ne me force pas à me concentrer sur ce qu’on me dit, et bien c’est peine perdue pour mon interlocuteur.

-         depuis que je sais lire, je lis le soir au lit, parfois jusqu’à plus d’heure (il m’est arrivé de commencer à 22 h et de capituler à 3 h du mat, par exemple, mais aussi, exceptionnellement, dès 5 h, le matin)

-         je saute des lignes, je lis en diagonale, pour aller plus vite, pour éviter les passages trop longs (il y en a même dans les meilleurs bouquins), ou parce que ce jour-là, je n’arrive pas à lire autrement, parce que je sais aussi que souvent, je relirai ce livre, en y découvrant des choses que je n’avais pas remarqué avant ; c’est principalement le cas pour les BD qui nécessitent trois ou quatre lectures

-         je lis en cachette, c’est-à-dire qu’entre deux activités, je grappille trois lignes, un paragraphe, une demie page, avant de reposer la livre

-         il m’arrive de lire la fin des livres (comme toi, Juliette, j’ai lu la fin d’Harry Potter, parce que vraiment, ça m’a réconfortée et permis d’aller au bout)

-         dans les périodes fastes, j’ai deux voire trois livres en cours, que je lis alternativement

-         j’achète souvent (parce que je n’aime pas rendre les livres que j’ai aimés) mais en poche (parce que les livres, c’est cher). D’ailleurs le site Amazon.fr est très content car il m’est arrivé de dépenser des sommes folles en bouquins (mais bon, j’en offre aussi beaucoup)

 

Vous le voyez, rien de scabreux, mais tout ça pour dire que sans livre, je dépéris. D’ailleurs, quand Bruno me voit tourner en rond, je finis par lui avouer que « ça m’agace, je n’ai plus rien à lire !!! »

 

A mon tour, je tague Françoise et Péroline.

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Samedi 9 février 2008
J’ai enfin décidé cette semaine (sur les conseils de ma copine Minie) d’aller m’inscrire à la bibliothèque municipale de Saint-Amand. Cette démarche effectuée, j’ai, bien entendu, arpenté les rayonnages consacrés aux romans pour y choisir mes prochaines lectures. Outre deux pavés, j’ai choisi un petit livre de poche, intitulé Balades irlandaises, de la collection Histoires d’ailleurs, chez France Loisirs. Comme vous le savez déjà, j’aime bien les histoires irlandaises (cf. mon article « Tout changera cette année ») et j’ai pensé que ça me replongerait dans l’ambiance.
 
Telle est prise qui croyait prendre !!! Ce recueil de quatre nouvelles est en fait extrait d’un livre que j’avais commandé à l’English Book Club (le France Loisirs britannique) et qui s’intitule « Irish girls about town ». Je les avais donc déjà lues, mais en anglais, et je regrette que les autres nouvelles n’aient pas été traduites.

Irish-girls-about-town.jpg

Voici les résumés :
 
Cathy-Kelly.jpgThelma et Louise… et les Apollons, de Cathy Kelly : Déçue par Paul qui l’a trompée, Suzy est retournée vivre chez ses parents. Avec sa meilleure amie, Becky, elle part en voyage aux Etats-Unis pour se changer les idées. Arrivées à l’aéroport, elles apprennent qu’elles devront partager leur voiture de location avec deux jeunes irlandais de leur âge, pour le plus grand plaisir de Becky (elle a une faim insatiable d’hommes !), et au grand désarroi de Suzy qui souhaitait des vacances « sans mec »…
Une nouvelle un peu « collection Arlequin », mais sympa.
 
Catherine-Barry.jpgLe vingt-huitième jour, de Catherine Barry : « Je suis assise à la table du petit-déjeuner avec mon mari, Michaël, l’homme qu’habituellement j’aime, je chéris, j’adore. Sauf que je […] vais détesté mépriser et abhorrer l’air qu’il respire [durant les prochaines vingt-quatre heures] parce que j’ai le SPM – Syndrome Prémenstruel. » Betty relate avec une précision maniaque l’état dans lequel elle se sent, et sa relation aux autres pendant cette journée particulière, à plusieurs égards. C’est très drôle et effrayant de réalisme !!! Dîtes les garçons, on est vraiment comme ça ?
 
Week-end entre filles, de Marisa Mackle : Emma est très amoureuse de Martin, mais étrangement, elle sent que leur couple ne fonctionne pas de manière équitable « Beaucoup d’hommes partent en week-end sans leur copine. […] C’est tout à fait normal de vouloir partir avec dix de ses potes pour faire un break, n’est-ce pas ? […] Et le simple fait de partir en week-end ne signifie pas forcément qu’on va être infidèle, si ? Même si l’alcool coule à flot. Ainsi que les femmes. […] Quand était-elle partie en virée avec ses copines ? Pas très souvent. Presque jamais. Jamais, en fait. » Heureusement, sa copine Annette vient à la rescousse et la traîne de force jusqu’à Galway pour un week-end de filles. Un week-end, certes, très arrosé, mais qui lui permet de se remettre les idées en place… après une cuite salutaire et une rencontre amoureuse. (re « Tendance Arlequin »)
 
Un homme de terrain, de Tina Reilly : Peter est un orateur hors pair, un syndicaliste vindicatif et sûr de lui. Sa femme est, bien évidemment, admirative… mais ses espoirs sont déçus et elle finit par se lasser de ses promesses jamais tenues. Des fêtes de St-Valentin avec la maman de Peter (si si !), des travaux de la maison sans cesse repoussés au lendemain la poussent à bout, et elle finit par prendre les choses en main. Mais ses décisions ne la mèneront pas là où elle croyait aller…

Pour celles et ceux qui lisent en anglais, un deuxième tome est paru :
Irish girls are back in town.

Irish-girls-are-back-in-town.jpg
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Jeudi 7 février 2008
Si les romans de E. M. Forster vous intéressent, TCM diffuse en ce moment l’adaptation de son roman « La Route des Indes », de David Lean, sorti en 1984. Je n’ai pas lu le livre, mais le film était envoûtant. J’ai trouvé le personnage principal, Adela Quested, particulièrement attachant.

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Arriv-e---Chandrapore-copie-1.jpgCette jeune femme charmante et curieuse, part en Inde  en compagnie Mrs-Moore-copie-1.jpgde sa future belle-mère, Mrs Moore,  pour y retrouver son fiancé, M. Heaslop, juge britannique. Sur place, elle se trouve confrontée à l’Inde et subit un choc. Plusieurs éléments l’ébranlent : la relation de l’empire britannique avec les indiens, la cohabitation difficile des deux peuples, la mentalité indienne, les beautés des temples et leurs statues érotiques,…
Statues-du-temple-abandonn--copie-1.jpg
Alors qu’elle s’entend très bien avec Mrs Moore, vieille femme bienveillante et dépassant les préjugés, et avec Mr Richard Fielding, enseignant, elle se retrouve en porte-à-faux avec son fiancé et la communauté fermée des colons britanniques. Du coup, elle demande à Fielding de lui présenter des indiens pour se familiariser avec leur culture. C’est ainsi qu’elle rencontre le Dr Aziz, auquel elle va porter préjudice, après une série d’événements qui s’enchaînent inexorablement.

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La morale de l’histoire ? L’amitié et la compréhension entre un homme et une femme, entre deux peuples semble difficile. La relation qui unit Adela et le Dr Aziz est trouble. Ni l’un, ni l’autre ne réalise les barrières qu’il franchit et les risques qu’il prend. Je trouve beaucoup d’excuses à Adela Quested : elle se retrouve dans une situation très déstabilisante, dans une Inde qui vous fait perdre la tête. 
 
 
Pour une analyse plus poussée, j’ai trouvé, sur un site, un commentaire très intéressant. Cliquez ici.
 
 
 
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Samedi 2 février 2008
En jeune fille de bonne famille de la bourgeoisie anglaise, tout juste sortie de l’adolescence, Lucy Honeychurch a la liberté de voyager pour parfaire son éducation… sous la surveillance d’un chaperon lunatique, sa cousine Charlotte Bartlett, vieille fille à la fois libérale et engoncée dans ses principes.
 
Chambre-avec-vue---Lucy.jpg
Alors que ce séjour à Florence (en Italie) promettait d’être une ouverture au monde , c’est le petit monde des touristes et des résidents anglophones en Italie qui dicte à Lucy sa conduite, et les personnes qu’elle peut ou non fréquenter.
 
Ainsi, alors que M. Emerson et son fils Georges  plaisent d’emblée à Lucy, la petite société de la pension de famille où elle réside lui déconseille fermement de les rencontrer et de leur parler, car ils ne sont vraisemblablement pas du même monde (ils proposent d'échanger leurs chambres pour que ces dames jouissent de la vue sur l'Arno, d'où le titre du livre!) Ainsi donc, Lucy se retrouve coincée entre ses opinions, qu’elle remet en question, et les pressions de son entourage, notamment de Charlotte, qu’elle peine à justifier à ses propres yeux.
 
Une sortie en calèche, sur les hauteurs de Florence, au cours de laquelle Georges Emerson va embrasser Lucy (pendant à peine quelques secondes puisque Charlotte intervient) devient l’élément déclencheur du combat interne de Lucy.
 
Chambre-avec-vue---baiser.jpg
Pendant de longs mois, elle va lutter contre ce qu’elle ressent pour Georges en Chambre-avec-vue---Cecil.jpgagissant comme le veut sa famille : Cécil Vyse la demande pour la troisième fois en mariage et elle finit par accepter ; il est désagréable, pédant, se joue des autres, même de sa famille, mais elle lui trouve des excuses ; il intervient dans une affaire que veut régler Lucy, et elle se retrouve ainsi de manière inattendue avec les Emerson comme voisins, alors qu’elle avait proposé la maison à deux sœurs vieilles filles qu’elle avait rencontrées en Italie. Cecil cherche à modeler Lucy à sa convenance, celle-ci se sent étouffée.
 
Bref, tous les éléments qui lui prouvent qu’elle est sur la mauvaise voie se dressent devant elle sans qu’elle daigne les voir. Je ne vous dévoilerai pas l’issue du roman, bien entendu, mais au-delà de l’histoire d’amour, le but de l’auteur, Edward Morgan Foster, est de critiquer la société anglaise du début du XXème siècle. « Les opinions de Forster, humaniste laïque, sont le cœur de son œuvre, dans laquelle souvent les principaux personnages font des tentatives pour se comprendre et communiquer les uns avec les autres par delà les barrières sociales. »
 
Les personnages secondaires sont étonnants de complexité et de mystère : Charlotte Bartlett undefinedsemble tiraillée entre son éducation et ses souffrances cachées (amour déçu ?), et on pourrait finir par croire que, contre toute évidence, elle aide Lucy à accomplir ce qu’elle-même n’a pas osé vivre ; Mr Beebe, pasteur, est réellement ambigu dans ses réactions avec ses paroissiens, notamment en ce qui concerne le mariage(je n’ai pas réussi à comprendre sChambre-avec-vue---Georges-et-son-p-re.jpgon caractère !) ; Miss Lavish, écrivain de romans à l'eau de rose, a un caractère déterminé et cherche à s'inspirer des membres de leur petite communauté anglophone pour écrire son roman; M. Emerson, seul personnage adulte (je trouve que Lucy et George sont encore très adolescents) à être honnête avec lui-même, et assez lucide sur son entourage, réussit même à se montrer bienveillant avec tous.
 

Dans le film tiré de ce livre, Chambre avec vue, sorti en 1985, le visage poupin d’Helena Bonham Carter traduit parfaitement le caractère de Lucy Honeychurch : une charmante jeune fille anglaise, à la fois docile et rebelle, à la recherche du grand amour, sans qu’elle sache réellement ce que cela signifie pour elle. J'ai vraiment préféré le film au livre (que j'ai trouvé un peu lent), car James Ivory a très bien filmé les merveilleux paysages de la Toscane, la campagne anglaise ; mais surtout on voit les formidables acteurs qui comptent parmi les plus célèbres outre-manche : Maggie Smith (Pr Mac Donagall dans Harry Potter), Judi Dench (La reine Elizabeth dans Shakespeare in love, Simon Callow (Gareth dans Quatre mariages et un enterrement, Sir Edmund Tilney dans Shakespeare in love) et Daniel Day Lewis (Le dernier des Mohicans, Gangs of New York)

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Jeudi 31 janvier 2008

J'ai fini par mettre la main sur une couverture de livre qui est tirée du film de la BBC.
Dédicace spéciale pour Juliette!

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Samedi 26 janvier 2008
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« À tous ceux qui aiment les glycines et le soleil. Italie. Mois d’avril. Particulier loue petit château médiéval meublé bord Méditerranée. Domesticité fournie. Répondre au Times sous la référence Z 1000. »
 
Imaginez que vous êtes une jeune londonienne trentenaire, en 1920, quelque peu déçue par l’existence, et mal à l’aise dans votre vie d’épouse. Que feriez-vous si, en plein mois de février pluvieux et froid, vous tombiez sur une annonce aussi alléchante ?
 
Lotty Wilkins et Rose Arbuthnot, hésitantes et pleines d’appréhension, décident de casser leur tirelire et de répondre à cette annonce pour profiter d’un mois entier sous un soleil printanier bienfaisant. Pour ce faire, elles vont trouver deux autres colocataires afin de partager leurs frais de séjour. Mrs Fisher, vieille femme aigrie tournée vers son passé, et Lady Caroline Dester, belle jeune femme oisive et égoïste, vont donc, elles aussi, passer leur mois d’avril en Italie. Cette cohabitation sera source de bien des tensions, causées par les a priori de chacune, mais, le printemps italien aura un effet lénifiant sur les caractères les plus affirmés, et chacune des protagonistes de l’histoire trouvera des réponses aux questions qu’elle n’osait pas, ou plus, se poser.
 
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Lotty est une jeune femme à la fois timide et extravagante. Elle répète sans cesse qu’elle voit les événements avant même qu’ils ne se déroulent : « Je nous vois très bien là-bas » dit-elle à Rose. Celle-ci la prend tout d’abord pour une déséquilibrée ; elle aime ranger les gens dans des cases et se retrouve démunie devant le caractère de Lotty.
 
Ce roman d’Elizabeth von Arnim a connu un grand succès avec ce roman. Elle a également écrit, avec Edward Morgan Forster « Elizabeth et son jardin allemand ». Forster est l’auteur de « Avec vue sur l’Arno » (« A room with a view ») duquel a été tiré le film « Chambre avec vue » de James Ivory. On y voit Helena Bonham Carter en jeune anglaise visitant la Toscane. Un film magnifique.

Chambre-avec-vue.jpg
 
La BBC a tourné un film tiré d’ « Avril enchanté » en 1993, mais impossible de se le procurer. Je n’ai même pas trouvé de photo qui corresponde. Reste la version de 1935, tourné en noir et blanc, un peu fade.

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