Mercredi 31 décembre 2008
Il y a un an, je vous parlais d’un recueil de nouvelles de Maeve Binchy qui s’intitule « Tout changera cette année ». Prémonition ? Point de départ ?
Cette année, tout a changé dans ma vie : j’ai retrouvé un emploi, j’ai déménagé, je me sens plus à l’aise dans ma peau, tout en
gardant mes points de repère (mon mari, ma famille, mes amis).
Quitter le Berry pour la Bretagne, je ne regrette pas une seconde cette décision, malgré tous ceux que j’ai laissés derrière moi et
qui me manquent. Il suffit parfois d’une goutte de courage, d’une pointe de confiance en soi pour que les portes s’ouvrent, que tout semble plus facile et que le risque paraisse
insignifiant.
Alors pour cette année 2009, je vous souhaite de réaliser vos rêves, et comme m’a dit ma cousine Agnès : « Je vous
souhaite plein de bonnes choses pour 2009 : du bonheur, du bonheur, de la tendresse, du soleil sur les joues, du vent dans les cheveux… » Que demander de plus ? Bonne et
heureuse année !
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J’avais déjà beaucoup entendu parler de Marjane Satrapi, mais je n’avais jamais lu une de ses BD. C’est chose faite depuis hier, avec Persepolis 1, trouvé à la
médiathèque.
Avec lucidité et humour, Marjane retrace son enfance en Iran, au moment où le Shah, qui avait instauré un régime dictatorial, quitte l’Iran. Il est remplacé par
l’ayatollah Khomeini qui instaure une république islamique.
Au fil des manifestations, des discussions politiques, Marjane découvre le port du foulard, la fin des écoles mixtes, la torture des opposants au régime, la mort de
son oncle…
J’ai aimé le ton franc et sans concession d’une petite fille de dix ans qui pose un regard lucide sur le monde qui l’entoure.
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Mercredi 24 décembre 2008
C’était la veille de Noël. Le voyageur et sa femme dînaient dans l’unique restaurant d’un village des Pyrénées, et ils faisaient le bilan
de l’année sur le point de se terminer. Le voyageur se mit à déplorer un événement qui ne s’était pas déroulé comme il l’aurait souhaité.
Sa femme regardait fixement le sapin de Noël qui décorait le restaurant. Le voyageur songea qu’elle ne semblait guère intéressée par la
conversation et il changea de sujet :
« Les décorations de cet arbre sont très jolies, remarqua-t-il.
- C’est vrai, répondit-elle. Mais si tu observes bien, au milieu de ces dizaines de d’ampoules, il y en a une de grillée. Il me semble
que, au lieu de considérer les innombrables bénédictions qui ont illuminé l’année passée, tu fixes ton regard sur la seule ampoule qui n’a rien éclairé du tout. »
Joyeux Noël à tous !
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Un patient déclara à son médecin :
« Docteur, je suis sous l’emprise de la peur et cela me prive de toute joie de vivre.
- Dans mon cabinet, il y a un petit rat qui mange mes livres, lui répondit le médecin. Si je m’acharne à essayer de l’attraper, il ira se
cacher, et je passerai tout mon temps à le pourchasser. C’est pourquoi je mets en lieu sûr les livres qui ont de l’importance et je lui en laisse quelques autres à ronger. Ainsi, il reste petit
et ne devient pas un monstre. Redoutez certaines choses et concentrez sur elles toute votre peur. Ainsi, vous aurez du courage pour le reste. »
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Retarder la prise d’une décision qu’on sait inévitable, reporter indéfiniment des tâches qui nous rebutent, nous ajourner une
rencontre qu’on redoute… On finit par s’engluer dans un marasme qui nous semble de plus en plus difficile à surmonter.
Lorsque le voyageur avait dix ans, sa mère le poussa à suivre un cours d’éducation physique. L’un des exercices consistait à sauter dans
la rivière du haut d’un pont. Comme il mourrait de peur, il s’arrangeait toujours pour être le dernier de la rangée et souffrait, chaque fois qu’un autre garçon sautait, à l’idée que bientôt
viendrait son tour.
Un jour, voyant son appréhension, le professeur l’obligea à sauter le premier. Sa peur n’avait pas disparu, mais tout se passa si vite
qu’il eut cette fois du courage.
Le maître dit :
« Très souvent, nous devons prendre notre temps. Mais quelquefois, nous devons retrousser nos manches et affronter la situation. Dans
ce cas, il n’est rien de pire que de reporter à plus tard. »
C’est tout à fait mon genre : je renvoie à plus tard, je sursoie, j’essaye d’éviter, et pourtant, une fois que c’est fait, ça ne
me semble plus si terrible que ça, et je suis soulagée.
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