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Lecteurs du monde

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  • : Le blog de Véro
  • : J'ai envie de vous faire partager tous les plaisirs que me procurent mes lectures.
  • : 15/08/2007

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  • : Véro
  • leslivresdevero
  • : Femme
  • : 06/10/1973
  • : France Berry bocage
  • : Lectrice passionnée
Lundi 10 décembre 2007
J’ai acheté, l’année dernière, un livre CD qui s’intitule « Les plus beaux chants de Noël », par les enfants du Chœur des Polysons, aux éditions Gallimard Jeunesse Musique. Bien sûr, ce ne sont pas forcément les plus beaux, mais l’intérêt du livre est qu’il regroupe aussi bien des chants traditionnels que modernes, des chants religieux ou païens, le tout interprété par des enfants aux voies pures.
 
Parmi tous ces chants, il y en a un dont le texte me touche particulièrement : Noël des enfants du monde (paroles et musique de Jean Naty-Boyer, assez connu, paraît-il, mais que je viens de découvrir).
 
Refrain :
Enfant de Palestine ou enfant d’Israël,
D’Amérique ou de Chine, en ce jour de Noël,
Que ton regard se pose sur la terre ou le ciel,
Ne retiens qu’une chose : il faut croire à Noël.
 
Matin couleur de cendre, ou matin d’arc-en-ciel
Qu’importe il faut attendre, en ce soir de Noël
Que les fusils se taisent et répondent à l’appel
De cette parenthèse qui s’appelle Noël.
 
Refrain :
Enfant de Palestine ou enfant d’Israël,
D’Amérique ou de Chine, en ce jour de Noël,
Que ton regard se pose sur la terre ou le ciel,
Ne retiens qu’une chose : il faut croire à Noël.
 
Un jour viendra peut-être, un jour au goût de miel,
Où l’on verra paraître un oiseau dans le ciel
Aux plumes de lumière, un oiseau éternel
Colombe pour la terre, un oiseau de Noël.
 
Sur ces paroles d’espoir, bonne journée à tous,
et bonne préparation de Noël ! (Jour J – 15)
 
Polysons.jpg
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Mercredi 5 décembre 2007
Bon, bien sûr, c’est un film pas un livre. Mais il colle parfaitement avec ma thématique de décembre ! Love actually se déroule au cours des cinq semaines avant Noël. C’est LA comédie romantique par excellence, une sorte d’hymne à l’amour.
  Love-actually.jpg

Les personnages du film sont tous reliés les uns aux autres par un lien direct ou indirect (mais oui, Londres n’est qu’un village !) et les histoires se croisent, sans vraiment s’influencer. Le premier plan du film présente la zone d’arrivée des passagers à l’aéroport de Londres, avec des anonymes qui se retrouvent, se serrent dans les bras les uns des autres, s’embrassent.
 
Puis viennent les différents personnages du film : Jamie (Colin Firth, à voir absolument en Darcy dans Orgueil et Préjugés) Colin-Firth.jpg

écrivain trompé par sa petite amie alors qu’il assiste au mariage de Peter et Juliet (Keira Knightley), 

Keira-Knightley.jpg

aux côtés de Sarah (Laura Linney) amoureuse transie de son collègue Karl, qui travaille aussi avec Mia, amoureuse, elle, de son boss Harry (Alan Rickman) lui-même marié à Karen (Emma Thompson), sœur du nouveau premier ministre, David (Hugh Grant), qui tombe amoureux de sa « cuisinière », Nathalie
  
                
 
Vous suivez toujours ? Et que dire de Jack et Judy, timides et mignons, doublures de scènes nues dans un film, de Colin qui galère pour trouver une petite amie anglaise et qui décide de partir au States parce que là-bas « tous les british sont comme le Prince William ». Que penser de Mark, meilleur ami de Peter et malheureusement amoureux de Juliet ?
 
Que dire, également, de Billy, star vieillissante qui fait son come-back ringard en chantant « Christmas is all around », dont le seul véritable ami est son imprésario Joe. Que dire enfin de Daniel, qui vient de perdre sa femme Joanna, et qui se retrouve seul avec le fils de celle-ci, Sam, amoureux d’une Joanna, à son école, et qui déclare « allons nous gaver d’amour à en crever ».
 
Ai-je été assez claire ? Si non, tapez Love actually dans Google ou mieux, dans Wikipédia, et vous aurez le fin mot de l’histoire. Mais le mieux est encore de s’accorder deux heures pour regarder ce film qui se termine, un mois après Noël, à la zone d’arrivé des passagers de l’aéroport de Londres.
 
Et si vous ne le regardez pas, souvenez-vous d’une chose : l’amour est partout présent. 
 
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Samedi 1 décembre 2007
C'est un clin d’œil humoristique en cette saison de fêtes : je dévore de manière systématique tous les romans d’Agatha Christie que je trouve sur mon chemin. J’aime particulièrement son héros HERCULE POIROT, ce détective belge, exilé en Angleterre au cours de la première guerre mondiale.
 
Il a un physique particulier : petit, rond, une tête en forme d’œuf et des moustaches cirées qui font sa grande fierté. Il est aussi assez prétentieux : vaniteux, il a une telle confiance en lui et en ses petites cellules grises qu’il en est agaçant. Et pourtant, pour rien au monde je ne voudrais le voir changer.

Son obsession de l’ordre, de l’aspect psychologique d’un crime et des protagonistes, la façon dont il se met en scène pour dévoiler l’identité du meurtrier, font que j’admire profondément ce personnage, au point d’avoir suivi presque religieusement la série avec David Suchet, qui est, à mon sens, le meilleur interprète du personnage.
 
Oui, j’aime Hercule Poirot pour son intelligence, pour le soin qu’il apporte à de vêtir (c’est un vrai dandy), pour son amitié avec le capitaine Hastings (faire-valoir fidèle et indulgent), pour ses relations irréprochables avec sa secrétaire, la non moins irréprochable Miss Félicity Lemon.

Je ne vous infligerai pas la trop longue liste des romans qui le mettent en scène, car on les trouve facilement, mais je finirai par une comparaison : Hercule Poirot, c’est un peu notre Rouletabille (Le mystère de la chambre jaune, Le parfum de la dame en noir) héros créé par Gaston Leroux ; mais le jeune Rouletabille est peut-être moins charismatique.
 
L’histoire : Pour la première fois depuis vingt ans, le vieux Siméon Lee a décidé de réunir tous ses enfants pour les fêtes de fin d'année. Le 24 décembre, on le trouve sauvagement assassiné dans sa chambre, Tout le monde, évidemment, détestait ce vieillard cynique : Alfred et sa femme pour la tyrannie qu'il exerçait sur leur couple, Harry pour les humiliations dont il a abreuvé sa mère, George pour la rente - trop parcimonieuse à son goût - qu'il lui sert, Harry, le fils prodigue, pour le mépris dans lequel il le tient. Et puis il y a ce mystérieux M. Farr qui vient d'Afrique du Sud. Et la jeune Pilar, la petite-fille espagnole, n'a-t-elle pas déclaré froidement que, si elle avait un ennemi, elle n'hésiterait pas à lui trancher la gorge ?

Vraiment le vieux Siméon n'aurait pas dû faire part devant tout le monde de son intention de modifier son testament, il n'aurait pas dû faire cette scène détestable à ses enfants réunis, il n'aurait peut-être pas dû faire devant Pilar étalage de ses diamants...


Hercule-Poirot.jpg                   
        
               David Suchet, célèbre interprète d'Hercule Poirot, dans la série du même nom.
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Mercredi 28 novembre 2007
Et oui, j’ai changé les couleurs de mon blog pour essayer d’être en harmonie avec la fin de l’année. Je suis très classique : pour moi, les couleurs dominantes de Noël sont le rouge, le vert et le doré.
 
Aujourd’hui, un petit livre à offrir aux enfants pour les aider à compter les jours et donner des idées pour préparer Noël.
 
Une famille de 24 petites souris trouve à s'occuper pour préparer Noël. La famille est nombreuse : Papa Souris, Maman Honorine, Mamie Albertine et les enfants Adeline, Aline, Pauline, Mandarine, Céline, Clémentine, Justine, Maxime, Théotime, Joakim… et leurs frères et sœurs passent leurs journées broder la nappe pour Noël, écrire leur lettre au Père Noël, décorer le sapin, fabriquer des décorations et des cartes de vœux, faire des gâteaux, trouver un cadeau pour Papa et Maman, .... Une histoire toute simple qui retrace jour après jour, du 1er au 24 décembre, l'effervescence qui précède Noël. Un beau cadeau à faire pour des enfants de 3 à 6 ans.

24-petites-souris-avant-No--l.jpg
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Dimanche 25 novembre 2007
A un mois de Noël, la thématique qui s’impose est, bien entendu, celle de Noël. Les livres qui s’y rapportent ne manquent pas, mais je vais vous faire découvrir aujourd’hui un roman contemporain qui rappelle fort l’œuvre de Dickens : Une seconde avant Noël, de Romain Sardou.
 
Quand j’évoque Dickens, je pense surtout au personnage d’Oliver Twist, jeune anglais de l’époque victorienne. Le héros de Romain Sardou lui ressemble beaucoup : Harold Gui est très jeune (9 ans), orphelin et pauvre. Il a été recueilli par un vagabond, Le Falou, qui lui a appris à lire et à écrire, et il a l’intention de devenir ramoneur. Mais les événements ne semblent pas tourner en sa faveur, et il est obligé d’aller vivre chez Maître et Mâme Parrot, dans une ferme du nord de l’Angleterre. C’est là que son destin prend forme… Drôle de démarrage pour raconter l’histoire de celui qui va devenir le Père Noël.
 
Résumé sur la quatrième de couverture : « 1851. A Cokecuttle, une cité industrielle anglaise, le petit Harold survit péniblement, vivant sous les ponts et ramonant des cheminées. Et pourtant... Harold ignore qu'il est promis à un destin fantastique. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires voyages l'y attendent. Il est appelé à devenir un personnage que nous connaissons tous très bien : à la longue barbe blanche et au costume rouge éclatant. Ce petit orphelin est le père Noël avant qu'il devienne le père Noël ! Au travers de mille péripéties joyeuses, nous allons assister avec lui à son premier Noël, à sa toute première distribution de cadeaux. Une seconde avant Noël, la question reste posée : le père Noël débutant parviendra-t-il à livrer les jouets aux enfants ? Redonnera-t-il enfin aux hommes le goût de l'impossible et du merveilleux ? »
 
Ce livre ne me semble pas adapté aux jeunes lecteurs, et pourtant, Romain Sardou a fait le pari (réussi) d’écrire un conte de fées : les lutins, les anges, les fées, les génies, Saint-Nicolas,… tout concourt à donner au livre une atmosphère de rêve, un esprit de Noël.
 
Pour les quelques irréductibles qui ne croiraient pas à la magie de Noël, il y a dans ce livre la réponse à la question : « Et comment il fait, le Père Noël, pour aller chez tous les enfants du monde distribuer des cadeaux au cours de la même nuit ? » Mais si vraiment vous ne voulez plus y croire, tant pis pour vous !
 
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Mardi 6 novembre 2007
Dans son commentaire, Juliette propose un lien vers une interview de Cosey; le voici:

http://www.bdselection.com/php/?rub=page_dos&id_dossier=39

Et Silvi nous parle de son article sur Pennac; voici le lien:

http://silvi.over-blog.com/article-13571606.html

A bientôt
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Lundi 5 novembre 2007
Bravo à Juliette qui a trouvé très rapidement : le mystérieux inconnu, c’est bien Jonathan. Jonathan et moi, c’est l’histoire d’un coup de foudre. Moi, la petite rurale qui n’était pas beaucoup sortie de chez elle, je croise le chemin de cet aventurier idéaliste, héros de BD, sur les étagères du lieu-culte de ma résidence universitaire : la BDthèque (avouons-le, j’y passais beaucoup de temps, très certainement au détriment de mon travail universitaire !).
 
Cette BDthèque regorgeait de livres, de BD, et d’étudiants de tous poils. C’est là que j’ai également rencontré Thorgal, L’Epervier, Clifton, Cubitus, Léonard, et … Juliette (un bras en écharpe) grâce à qui j’ai lu Pennac. Une époque formidable ! (Bruno vous dirait que je suis restée très nostalgique de ces années à Orléans.)
 
Jonathan, donc, est un héros occidental, idéaliste, fasciné par le Tibet et le Bouddhisme. Le premier album Souviens-toi Jonathan, est sorti en 1975. Il commence par un prologue de Cosey (l’auteur) qui explique l’origine du personnage de Jonathan : il s’agissait d’un ami du dessinateur, passionné par l’Asie et l’hindouisme, qui a décidé de voyager dans l’Himalaya en moto. Il sera retrouvé, partiellement amnésique, dans un hôpital psychiatrique népalais, d’où il s’enfuira, sans qu’on retrouve sa trace.
 Cosey.jpg    
                 
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            Cosey                                                                   Jonathan


La fiction commence là : on voit Jonathan, dans une chambre de l’hôpital, qui convainc l’infirmière de ne pas lui faire sa piqûre de tranquillisant. Il peut ainsi s’évader. Il se fait parachuter au dessus de l’Himalaya et tente de recouvrer la mémoire. Il rencontre deux tibétains qui le nourrissent et il finit par retrouver une connaissance… pas très amicale, Tsaring, le fiancé de la femme qui aimait Jonathan que Jonathan aimait, et qui est morte dans le bombardement de son village par les chinois.

Au cours des différents albums, Jonathan rencontre des personnages attachants, des tibétains, des chinois, des occidentaux : Drolma, Kate, le Colonel, … D’abord obnubilé par la recherche de son passé et d’un amour perdu, Jonathan révèle rapidement un caractère ouvert aux autres, conscient du climat politique et culturel particulier des lieux qu’il nous fait visiter. Treize albums au total.
 
Le dessinateur, auteur de la série, Cosey est suisse. Il a également publié :
-         A la recherche de Peter Pan (qui se déroule en Suisse)
-         Le Voyage en Italie
-         Une Maison de Franck L. Wright
-         Le Bouddha d’Azur.

    
         
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                                     Kate
                                     
publié dans : BD commentaires (3)   
par Véronique ajouter un commentaire recommander
Dimanche 4 novembre 2007
Un nouveau « Qui est-ce ? », peut-être un peu énigmatique.
 
Beau brun aux yeux clairs, partiellement amnésique, fasciné par l’Himalaya.
 
A vous de jouer ! Si personne ne trouve, vous aurez un indice demain soir.
publié dans : Jeu : qui-est-ce? commentaires (5)   
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