
Années 70 – Amir est un jeune Afghan Pachtoun (sunnite) qui vit à Kaboul avec son père, Baba. Sa mère est
morte à sa naissance et il vit dans leur belle maison familiale, dans l’ombre d’un père charismatique qu’il idéalise et craint. Seul Rahim khan, un ami de Baba, le comprend et le
soutient. A leurs côtés, Ali, le serviteur, un Afghan Hazara (chiite) et son fils, Hassan, compagnon de jeux d’Amir, mais aussi son serviteur.
Les deux garçons sont presque inséparables. Hassan est très admiratif d’Amir et il ferait tout pour lui. Mais Amir en est jaloux, sans vraiment savoir
pourquoi, et par lâcheté, il finit par laisser Hassan se faire gravement molester et par lui tendre un piège et le faire s’accuser d’un vol. Ali décidera alors de partir avec Hassan et ils
quitteront la maison, malgré les suppliques de Baba.
Les événements politiques de 1979 (l’invasion soviétique) envoient Amir et son père en exil aux Etats-Unis. Une nouvelle vie commence pour Amir, toujours
teintée de culpabilité et de remords, malgré son mariage avec Soraya et le décès de son père. Quand en 2001, Rahim khan, réfugié au Pakistan, lui demande de revenir, Amir va
devoir retourner à Kaboul pour affronter son passé… et trouver son salut.
J’ai d’abord eu du mal à m’intéresser à l’histoire, mais c’est parce que j’étais pleine d’appréhension au sujet de ce qui allait se passer. Tout au long de
l’histoire, j’ai ressenti des moments de malaises et de culpabilité ; Amir est le narrateur (le roman est écrit à la première personne) et ses émotions sont tellement réalistes qu’on
s’identifie sans peine à lui.
On pourrait croire que le thème central de l’histoire, ce sont les événements en Afghanistan : le fait que les Hazaras sont déconsidérés, l’invasion
russe, l’arrivée des Talibans… Mais on finit par réaliser que le fil conducteur de la vie d’Amir, c’est tout ce qu’il ignorait de son passé, de son père, et qu’il découvre peu à peu.
C’est vraiment un roman remarquable et on sent l’implication de l’auteur. Il écrit très bien, l’histoire est forte, émouvante, sans concession parfois avec
une réalité que nous, occidentaux privilégiés, ne regardons pas en face : la situation dramatique du peuple afghan qui subit des violences terrifiantes depuis près de trente ans.

Khaled Hosseini est médecin d’origine afghane, né à Kaboul en 1965, fils de diplomate Il vit aux
Etats-Unis depuis 1980 et « Les cerfs-volants de Kaboul » (2003) est son premier roman. Son deuxième roman, « Mille soleils splendides » est sorti en 2007.
Le film réalisé à partir du roman est sorti au cinéma le 13 février.
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