Un drôle de titre, le texte de quatrième de couverture très sibyllin, je n’étais pas partante pour lire ce livre. Pourtant, en le feuilletant, j’ai flairé l’histoire agréable et je n’ai pas été déçue !
On pourrait se dire que Joséphine est une femme banale à laquelle il arrive une histoire banale : son mari la trompe, la quitte et elle se retrouve seule à gérer son quotidien. Chronique d’un drame familial courant ? Pas vraiment.
Joséphine, jeune femme effacée, un peu molle, vit pour son mari, Antoine, et leurs deux filles, Hortense et Zoé, sans vraiment prendre soin d’elle-même. Ensemble, ils mènent une petite vie très calme dans un appartement de banlieue, et Antoine gère tout. Mais quand, après une longue période de chômage, il décide de la quitter pour partir avec sa maîtresse, Joséphine a l’impression que le monde s’écroule autour d’elle : sa fille aînée lui jette son mépris à la figure, sa mère, Henriette, continue à la rabaisser et sa sœur, Iris, n’est pas vraiment d’un grand secours. Seul, son beau-père, Marcel dit Le Chef, compatit.
Grâce au soutien dynamique de Shirley, sa voisine et meilleure amie, Joséphine reprend peu à peu confiance en elle. Ce qui aurait pu rester le drame de sa vie se transforme chance à saisir pour, enfin, exister. Au fil des mois, elle va affirmer son caractère, faire des choix, se révéler à elle-même, puis aux autres, grâce à l’indélicatesse de sa sœur.
Katherine Pancol, l’auteur, a poussé le détail jusqu’à décortiquer le caractère de chaque personnage ; leurs points de vues sont précis. En effet, même si Joséphine est l’héroïne de l’histoire, chaque personnage vit également sa propre histoire et nous la fait partager :
- Iris, est une pimbêche dont la vie est trop facile ; son mari gagne énormément d’argent et elle s’ennuie et ne sait pas comment communiquer avec son fils, Alexandre. Le marché qu’elle propose à sa sœur (Joséphine écrit un livre qui paraît sous le nom d’Iris) a un côté malhonnête, mais cela permet à Joséphine de s’affirmer, de comprendre qu’elle peut gagner largement sa vie grâce à sa plume.
- Antoine, son mari, est un lâche, à la fois idéaliste et pessimiste. Je trouve qu’il lui rend un grand service en s’éloignant (il part travailler dans une ferme qui élève des crocodiles)
- Hortense est une petite peste de seize ans, très lucide et déjà désabusée, mais qui, par son comportement, pousse Joséphine à réagir. Le départ de son père lui donne la rage de réussir à tous prix.
- Marcel mène une double-vie avec sa secrétaire, Choupette, et en voit de drôles avec sa femme, Henriette, un vrai cerbère en jupons, qui le manipule.
Quand j’ai eu fini de lire (en pleine nuit, dans le camping-car chez Thérèse !), j’ai eu envie de suivre Joséphine, de continuer
à vivre dans son ombre, pour mieux la comprendre, l’aimer, l’encourager silencieusement… et je viens de découvrir que la suite est sortie et s’intitule « La valse lente des tortues ».
On dirait que Katherine Pancol aime les reptiles !
Je ne l'ai pas encore lu! Dès que c'est fait, j'écris un article dessus, Promis!
tu me le prêtes?
Dès que je l'ai récupéré!