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Lecteurs du monde

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  • : Le blog de Véro
  • : J'ai envie de vous faire partager tous les plaisirs que me procurent mes lectures.
  • : 15/08/2007

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  • : Véro
  • leslivresdevero
  • : Femme
  • : 06/10/1973
  • : France Berry bocage
  • : Lectrice passionnée
Samedi 28 juin 2008



Une gigantesque manifestation réunit, place de la Concorde, des millions de femmes enceintes venues dénoncer les effets de la bombe U(
niverselle). Mais il est déjà trop tard… Le cataclysme se déclenche. La planète Terre est réduite à néant. Cependant, Lucie, l’une des manifestantes, échappe mystérieusement à la déflagration.

Seize ans plus tard… Lucie vit avec son mari (Henri) et ses enfants (Jim et Jif) dans un univers étrange où le temps n’existe plus, où il suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir vêtements et nourriture. Que s’est-il passé ? Pourquoi ont-ils échappé au cataclysme ? Qui est l’énigmatique Monsieur Gé que les enfants assimilent confusément à un Dieu ?

 

Ecrit en 1981, en plein développement de l’énergie nucléaire, cinq ans avant la catastrophe de Tchernobyl, c’est une roman d’anticipation (Barjavel était farouchement opposé au nucléaire civil).

 

De manière générale, je ne suis pas fan de science-fiction, mais Barjavel a cette faculté de ne pas rester enfermé dans un genre et de parler aussi d’amour, de philosophie, de politique, d’histoire,… Ce roman, en particulier traite les thèmes de fin du monde, nouveau paradis (avec Adam et Eve), mais également de la découverte de l’amour, pour Henri puis pour Jim et Jif.

 

Depuis, j’ai lu trois autres romans de Barjavel :

-         Le Voyageur imprudent (1944) : un inventeur fou a créé et utilise une machine à remonter le temps… et l’utilise jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable,… quoi que…

-         L’Enchanteur (1984) : l’histoire de Merlin, personnage magique ami du roi Arthur

-         La Nuit des Temps (1968) : ce roman, divinement érotique et romantique, raconte la passion qui unit Eléa et Païkan, l’amour unilatéral de Simon pour Eléa et le drame que chacun vit à cause des difficultés à se comprendre. C’est de loin mon préféré.

      

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Dimanche 8 juin 2008


J’avais déjà écrit un article sur Jean Teulé pour son livre Le Magasin des Suicides, en août dernier (le premier livre dont je vous ai parlé). A la bibliothèque, on m’a conseillé son dernier roman Le Montespan, que j’avais hésité à acheter. Une histoire qui se passe sous le règne de Louis XIV, j’étais assez intéressée…

 
A une époque où le mariage dans la noblesse était affaire de dots et de titres, Louis-Henri Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, fait exception, car il est très amoureux de sa femme, Françoise de Rochechouart de Mortemart, qui le lui rend bien. La vie est difficile financièrement, mais les deux époux se comportent comme des amants et comptent déjà deux beaux enfants : Marie-Christine et Louis-Antoine.

 


Certes, Françoise a bien quelques lubies, change son prénom pour celui d’Athénaïs, et croit à la magie noire, mais rien qui ne chagrine son mari, qui tente de se faire bien voir du roi en lui offrant le service de sa petite armée. Mais le manque d’argent se fait de plus en plus sentir et Françoise en souffre. Elle parait de temps en temps à la Cour de Louis XIV où ne parle plus que de sa favorite, Louise de La Vallière.

 

Un jour, Athénaïs revient, toute étourdie et désemparée : le Roi l’a remarquée et elle va devenir dame de compagnie de la Reine. Loin de se douter du sens réel de cette « promotion », Louis-Henri approuve et encourage sa femme à accepter. Mais quand il réalise que sa femme est devenue la nouvelle favorite du Roi, à Versailles, il décide de ne pas se laisser faire et de vient le plus célèbre « cocu » de l’Histoire de France.

 


Ce livre ne m’a pas laissé une impression formidable : j’ai trouvé l’histoire un peu décousue, le langage un peu cru, les faits assez révoltants, mais j’imagine que Jean Teulé est resté très proche de la réalité.

On y voit une Athénaïs humiliée, soumise par l’argent, subissant les assauts sexuels d’un Roi qui ne se lave jamais (beurk !), des « bâtards » du Roi et d’Athénaïs, tous débiles ou handicapés (consanguinité), une messe noire au cours de laquelle un bébé est égorgé, et la déchéance d’Athénaïs qui va perdre sa place de favorite au profit de Madame de Maintenon, qui était la gouvernante de ses enfants illégitimes.

 

C’est une histoire, somme toute, tragique, inspirée de faits réels, et j'ai eu beaucoup d'admiration pour Montespan qui brave l'autorité royale pour tenter de récupérer sa femme.

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Vendredi 6 juin 2008

J’avais quelques “a priori” (préjugés ?) sur Justine Lévy (fille de Bernard-Henri Lévy), et c’est un peu par défaut que j’ai acheté « Le rendez-vous ».

Ce n’est pas vraiment trépidant, ni très émouvant, pourtant, j’ai été touchée et je me suis rapidement attachée à Louise, la narratrice, par compassion pour l’enfant, l’adolescente et la jeune femme, blessée de manière récurrente par une mère incapable d’assumer son statut de mère.

 


Louise a dix-huit ans, vient d’avoir le baccalauréat, et a rendez-vous dans un café avec sa mère, Alice, qu’elle n’a pas vue depuis de longs mois. En l’attendant, les souvenirs affluent et remplissent les pensées de Louise : toutes les fois où sa mère l’a oubliée, l’a emmenée dans des endroits bizarres, la fois où elle a failli mourir d’une overdose, la prison, les souvenirs plus joyeux d’une femme belle et désirable,…

 

Ce qui m’a émue, c’est l’indulgence que Louise éprouve à l’égard de sa mère : elle ne juge pas, n’est pas en colère, ne cherche pas à se venger ou à se moquer d’elle. Et pourtant, dans chacun des souvenirs, on sent la souffrance vécue, la douleur de ne pas avoir eu une mère un peu plus attentive, les regrets comme autant de rendez-vous manqués.

 

Cette force de s’être construit une personnalité, d’avoir réussi à grandir malgré tout, je l’admire d’autant plus qu’on sent percer, à travers les mots, un fond autobiographique : “pour Isabelle D.”, c’est-à-dire Isabelle Doutreluigne, la mère de Justine Lévy, ancienne mannequin. On comprend alors que Justine Lévy a eu une enfance un peu à part, entre une mère décalée et oublieuse et un père souvent absent.

 


Le message qu’elle nous délivre (ou celui que j’ai entendu) ? On grandit, malgré tout, et on réussit à se construire, à devenir adulte, à assumer ses blessures. Où en es-tu, Justine Lévy, des blessures de ta vie ? A lire les critiques sur « Rien de grave » (paru en 2004), tu as eu des moments difficiles. Bon courage.

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Mercredi 28 mai 2008

Clin d’œil affectueux à Juliette qui, après mon article sur « Les Yeux Jaunes des Crocodiles », m’a parlé de ce livre-ci ; et ma foi, comme d’habitude, son goût est sûr.


 


Aujourd’hui, c’est le mariage de Vincent et Bérengère, et ce sera un beau mariage en grande pompe : petite chapelle romane, réception dans un moulin avec chambres chics, petites demoiselles d’honneurs, et grand tralala. Mais bien entendu, sous le vernis mondain, l’histoire d’une famille n’est jamais aussi lisse.

 

Chaque protagoniste voit les événements de son point de vue, ressent des émotions qui lui sont propres : Madeleine, la grand-mère de la mariée qui cache un secret, Damien, le célibataire tombeur qui trouve les limites de son pouvoir, Bertrand, le prêtre épuisé qui se sent si seul, Pauline, la petite fille demoiselle d’honneur qui découvre la cruauté des adultes, Hélène, sa maman qui se sent moins aimée de son mari, Marie, la sœur de la mariée célibataire et agacée qu’on lui en fasse la remarque, mais on découvre pourquoi, Jean-Philippe, l’oncle jaloux de sa femme trop belle, Vincent, le marié qui se demande s’il a fait le bon choix et Bérengère, la mariée petite fille gâtée qui partage un dernier moment d’intimité avec sa grand-mère.

 

Tour à tour, chacun nous livre ses sentiments, ses observations avec une acuité qui lui est propre. Mais au-delà des petites mesquineries, on sent poindre les blessures, les hésitations, les rancoeurs révélées qui mènent parfois à une délivrance.

 

Blandine Le Callet nous brosse un portrait sans concession d’une famille comme tant d’autres, dont les protagonistes n’ont que le tort d’être humains et de former la palette colorée des caractères et des préjugés. Peut-être un peu caricatural, mais pas tant que ça. Et moi, lectrice, j’ai jubilé d’assister, comme une petite souris, à ce charmant mariage !

 

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Dimanche 25 mai 2008

Ngazan, jeune femme d’une vingtaine d’années, vit à Yaoundé, au Cameroun, avec sa mère Mfono Belinga, sa sœur Pulchérie et son petit frère Bamba. Cette belle gazelle est pourtant farouche et orgueilleuse : alors que toutes ses amies ont des aventures, et si possible, avec des Mbengs (qui habitent la France), Ngazan se refuse aux garçons « c’est une question d’honneur ». Son travail ? Elle tient une call-box en journée, et en soirée elle  assure le service au restaurant le Tantine Good Chop. Mais c’est aussi une érudite ; elle lit  Alain-Fournier, Montesquieu, Châteaubriand… Et dès qu’elle a le temps, elle écrit des nouvelles. Elle pense écrire un roman, un jour…


 


De temps en temps, elle sort en boite avec sa copine Hortense, qui essaye de lui arranger des rendez-vous, à son insu. Mais c’est là qu’un soir elle rencontre par hasard Alexandre, un Whitie, un français d’une trentaine d’années qui malgré son air un peu décalé sur la piste de danse « Vraiment, les blancs étaient où quand Dieu distribuait le sens du rythme ? », lui plait énormément. Quand il débarque quelques jours plus tard au Tantine Good Chop, son cœur palpite comme jamais auparavant…

 

Mais Ngazan sait qu’on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche, que la vie en France est bien différente de celle qu’elle vit au Cameroun, que là-bas non plus, les mariages mixtes ne sont pas forcément bien acceptés. « Paris n’avait jamais été un eldorado pour elle ». Pourtant, quand Alexandre s’apprête à repartir, se pose la question de leur avenir, l’idée du grand saut vers la France.


 


Elizabeth Tchoungi
est une franco-camerounaise née à New-York en 1974. Ce premier roman est émaillé d’expressions africaines cocasses et son regard sur le monde semble assez lucide. Loin de sombrer dans le misérabilisme, l’héroïne d’Elizabeth Tchoungui s’exprime avec humour et franchise. Petit lexique en fin de livre !!! Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire l'interview d'Amina.

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Mardi 20 mai 2008

Jean-Charles et Gabrielle vivent à Paris, dans un luxueux appartement tout en haut d’une tour. Ils ont deux enfants, Antoine et Ingrid, qu’ils aiment et chérissent de tout leur cœur. Après avoir réussi tous deux Sciences-Po, il travaille au ministère des transports et elle créée son entreprise de services, Marjordame. Pourtant, quand Jean-Charles regarde objectivement sa vie de couple, il n’en est pas satisfait : sa femme et lui sont devenus, au fil des années, deux inconnus qui ne se comprennent pas. Gabrielle est belle et brillante mais elle est aussi dure, ambitieuse, féroce en affaires… et avec son mari. Ayant perdu sa mère à l’âge de cinq ans, elle en rend responsable son père, Hugues, ancien diplomate, et évite de le voir. Gabrielle est une femme blessée, difficile à aimer. Arrive le jour où Jean-Charles ne s’en sent plus capable…


 


J’aime beaucoup Janine Boissard, l’auteur, et ce depuis très longtemps (je vous en avais parlé dans l’un de mes premiers articles, L’Esprit de famille). J’ai lu avec énormément de plaisir la presque totalité de ses écrits, et ce livre est aussi bien écrit que les précédents. L’histoire est belle, étonnante, car pour une fois, Janine Boissard donne la parole à un homme, alors que jusque là, ses héroïnes étaient des femmes de tous âges.

 

J’ai été très touchée par Jean-Charles qui essaye, coûte que coûte, d’aimer, de comprendre sa femme, de partager ses difficultés. Un homme moderne avec une éducation très classique. Mais j’ai également beaucoup aimé Gabrielle qui se débat avec ses idées arrêtées, son égoïsme insupportable et ses blessures inguérissables. Heureusement, Marie, sa meilleure amie, est là pour veiller au grain et les aider, mais pas comme on pourrait le penser.

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Jeudi 8 mai 2008

Un drôle de titre, le texte de quatrième de couverture très sibyllin, je n’étais pas partante pour lire ce livre. Pourtant, en le feuilletant, j’ai flairé l’histoire agréable et je n’ai pas été déçue !

 

On pourrait se dire que Joséphine est une femme banale à laquelle il arrive une histoire banale : son mari la trompe, la quitte et elle se retrouve seule à gérer son quotidien. Chronique d’un drame familial courant ? Pas vraiment.

 

Joséphine, jeune femme effacée, un peu molle, vit pour son mari, Antoine, et leurs deux filles, Hortense et Zoé, sans vraiment prendre soin d’elle-même. Ensemble, ils mènent une petite vie très calme dans un appartement de banlieue, et Antoine gère tout. Mais quand, après une longue période de chômage, il décide de la quitter pour partir avec sa maîtresse, Joséphine a l’impression que le monde s’écroule autour d’elle : sa fille aînée lui jette son mépris à la figure, sa mère, Henriette, continue à la rabaisser et sa sœur, Iris, n’est pas vraiment d’un grand secours. Seul, son beau-père, Marcel dit Le Chef, compatit.

 

Grâce au soutien dynamique de Shirley, sa voisine et meilleure amie, Joséphine reprend peu à peu confiance en elle. Ce qui aurait pu rester le drame de sa vie se transforme chance à saisir pour, enfin, exister. Au fil des mois, elle va affirmer son caractère, faire des choix, se révéler à elle-même, puis aux autres, grâce à l’indélicatesse de sa sœur.

 

Katherine Pancol, l’auteur, a poussé le détail jusqu’à décortiquer le caractère de chaque personnage ; leurs points de vues sont précis. En effet, même si Joséphine est l’héroïne de l’histoire, chaque personnage vit également sa propre histoire et nous la fait partager :

-         Iris, est une pimbêche dont la vie est trop facile ; son mari gagne énormément d’argent et elle s’ennuie et ne sait pas comment communiquer avec son fils, Alexandre. Le marché qu’elle propose à sa sœur (Joséphine écrit un livre qui paraît sous le nom d’Iris) a un côté malhonnête, mais cela permet à Joséphine de s’affirmer, de comprendre qu’elle peut gagner largement sa vie grâce à sa plume.

-         Antoine, son mari, est un lâche, à la fois idéaliste et pessimiste. Je trouve qu’il lui rend un grand service en s’éloignant (il part travailler dans une ferme qui élève des crocodiles)

-         Hortense est une petite peste de seize ans, très lucide et déjà désabusée, mais qui, par son comportement, pousse Joséphine à réagir. Le départ de son père lui donne la rage de réussir à tous prix.

-         Marcel mène une double-vie avec sa secrétaire, Choupette, et en voit de drôles avec sa femme, Henriette, un vrai cerbère en jupons, qui le manipule.

 

Quand j’ai eu fini de lire (en pleine nuit, dans le camping-car chez Thérèse !), j’ai eu envie de suivre Joséphine, de continuer à vivre dans son ombre, pour mieux la comprendre, l’aimer, l’encourager silencieusement… et je viens de découvrir que la suite est sortie et s’intitule « La valse lente des tortues ». On dirait que Katherine Pancol aime les reptiles !

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Samedi 5 avril 2008

« J’ai quinze ans, je m’appelle Fatemeh […] Je vais être pendue bientôt ». Dans l’urgence d’une mort imminente, Fatemeh, jeune iranienne de Téhéran, écrit la courte histoire de sa vie. Entre son admiration pour sa tante, une femme muette, belle et libre, et la crainte de la colère des mollahs, elle dresse un portrait tragique de son existence.

 

Parce qu’à l’âge de dix ans elle a été frappée par son père drogué, et qu’elle l’a vu tuer sa mère, la tante de Fatemeh (la sœur de son père) est devenue muette. Ils vivent tous ensemble : Fatemeh, ses parents, son frère, sa sœur et sa tante. A quelques mètres de là, son oncle (le frère de sa mère), 21 ans,  vit seul et vient quotidiennement leur rendre visite. Alors que Fatemeh assiste avec bonheur aux émois de sa tante (29 ans et “vieille fille”) qui tombe éperdument amoureuse de son oncle, sa propre mère tente par tous les moyens de s’opposer à leur relation. C’est le début d’une tragédie qui les conduira à la mort…

 

Dans cette histoire, les portraits d’hommes ne sont pas tous négatifs, loin de là, mais même s’ils sont moins sévèrement jugés et surveillés, ils n’ont pas beaucoup plus de choix que les femmes.

 

J’ai été bouleversée par cette histoire de femmes brimées, martyrisées, soumises à une autorité patriarcale et religieuse. J’ai retrouvé dans ce roman des questions complémentaires à celles que je m’étais posées dans « Les Cerfs-volants de Kaboul » : les conditions de vie des femmes, le fanatisme des islamistes, l’hypocrisie des mollahs polygames qui violent des adolescentes qu’ils prennent pour épouses.

 

La couverture du livre précise bien « Roman », mais ce pourrait être une histoire vraie. L’auteur, Chahdortt Djavann, est elle-même iranienne, a vécu à Téhéran et a été obligée de porter le foulard dès l’âge de 13 ans. Voici ce qu’elle en dit :

 

« Obligée de porter le voile de 13 à 23 ans, à cause de la révolution islamiste de 1979 en Iran, je ressentais l’humiliation d’être femme, d’habiter un corps féminin. Pourquoi la femme devrait-elle cacher sa chevelure au regard des hommes ?

 

Cette question, je la pose à ces intellectuels « tolérants », aux midinettes voilées influencées par Tariq Ramadan, à Monsieur Tariq Ramadan lui-même ! Les femmes seraient-elles porteuses d’un gène coupable ? Je garde le souvenir de scènes terribles. Je me souviens d’une femme en couche implorant le médecin dans un hôpital iranien : « Si c’est une fille, jetez-la à la poubelle ! Si je rentre à la maison avec une fille, mon mari me tuera ».

 

Une fille est considérée comme une honte et un danger. Pensez donc ! Elle peut porter atteinte à l’honneur des messieurs. J’aimerais qu’on m’explique pourquoi l’homme se sent déshonoré si la femme transgresse les règles de la pudeur. Pourquoi l’honneur des hommes musulmans s’inscrit-il sur le corps des femmes musulmanes ? Qu’ils assument leur honneur tout seuls! »

 

Vous pouvez la voir et l’entendre parler en allant sur ce site.

 

Vous y trouverez également sa bibliographie.

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par Véronique ajouter un commentaire recommander
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