
Une gigantesque manifestation réunit, place de la Concorde, des millions de femmes enceintes venues dénoncer les effets de la bombe U(niverselle). Mais il est déjà trop tard… Le
cataclysme se déclenche. La planète Terre est réduite à néant. Cependant, Lucie, l’une des manifestantes, échappe mystérieusement à la déflagration.
Seize ans plus tard… Lucie vit avec son mari (Henri) et ses enfants (Jim et Jif) dans un univers étrange où le temps n’existe plus, où il suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir vêtements et nourriture. Que s’est-il passé ? Pourquoi ont-ils échappé au cataclysme ? Qui est l’énigmatique Monsieur Gé que les enfants assimilent confusément à un Dieu ?
Ecrit en 1981, en plein développement de l’énergie nucléaire, cinq ans avant la catastrophe de Tchernobyl, c’est une roman d’anticipation (Barjavel était farouchement opposé au nucléaire civil).
De manière générale, je ne suis pas fan de science-fiction, mais Barjavel a cette faculté de ne pas rester enfermé dans un genre et de parler aussi d’amour, de philosophie, de politique, d’histoire,… Ce roman, en particulier traite les thèmes de fin du monde, nouveau paradis (avec Adam et Eve), mais également de la découverte de l’amour, pour Henri puis pour Jim et Jif.
Depuis, j’ai lu trois autres romans de Barjavel :
- Le Voyageur imprudent (1944) : un inventeur fou a créé et utilise une machine à remonter le temps… et l’utilise jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable,… quoi que…
- L’Enchanteur (1984) : l’histoire de Merlin, personnage magique ami du roi Arthur
- La Nuit des Temps (1968) : ce roman, divinement érotique et romantique, raconte la passion qui unit Eléa et Païkan, l’amour unilatéral de Simon pour Eléa
et le drame que chacun vit à cause des difficultés à se comprendre. C’est de loin mon préféré.

par Véro ajouter un commentaire recommander













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