Romans étrangers

Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 12:00


En octobre, je vous avais parlé de « 84, Charing Cross Road », d’Helen Hanff.

 

Plus de 20 ans après les premières lettres échangées avec Franck Doel, elle organise son voyage à Londres et met le pied sur le sol britannique 17 juin 1971 pour de longues semaines d’immersion.

 

Bien décidée à profiter un maximum de son séjour, elle tient un journal quotidien de ses visites, ses rencontres, ses joies et ses déceptions, ses relations avec sa maison d’édition et tous les inconnus qui tiennent à la rencontrer, publié sous le titre « La duchesse de Bloomsbury street ».

 

Le ton est toujours le même, direct, franc, parfois comique, efficace…

 

Un plaisir simple.

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Samedi 24 octobre 2009 6 24 10 2009 09:30

Edgar Mint a sept ans lorsque le facteur lui roule sur la tête, dans la réserve indienne où il habite avec sa mère, une ivrogne, et sa grand-mère. Amené à l’hôpital, il survit miraculeusement et passe plusieurs mois, entouré par une foule de patients et de soignants attentifs. Une fois guéri, il se retrouve dans un pensionnat pour jeunes garçons indiens : l’ambiance y est beaucoup moins chaleureuse qu’à l’hôpital et Edgar devient la tête de turc de garçons violents. Quel sera son avenir ? Que sait-il, d’ailleurs, de son passé ? Les réponses arrivent successivement jusqu’à ce qu’Edgar trouve la sérénité qu’il cherchait.

 

Ce roman est très particulier ; pas réellement passionnant car très lent, et pourtant, au cours de son enfance et de son adolescence, Edgar connaît plusieurs changements de vie radicaux. Son unique but : retrouvé le facteur pour le rassurer et lui apprendre qu’il n’est pas mort.


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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 17:04


Trouvé sur le site de Serialecteur, ce livre m’a plu d’emblée grâce au personnage principal, Lynn, délicieusement fêlée.

 

A sa sortie de l’hôpital psychiatrique, Lynn doit se réinsérer dans la vie active et trouve un emploi de femme de chambre dans un hôtel. Maniaque, elle nettoie à fond les chambres dont elle a la responsabilité ; elle a aussi besoin d’établir un emploi du temps immuable de ses soirées après le travail : le jeudi, elle appelle sa mère, le samedi, elle voit Chiara, le mercredi est son jour de congé, le vendredi, elle voit son thérapeute. Tout va pour le mieux jusqu’à ce qu’elle retombe lentement dans la spirale infernale de sa maniaquerie.


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Lundi 24 août 2009 1 24 08 2009 06:00


« Avant de devenir des grand-mères, Roz (Roseanne) et Lil (Liliane) ont été deux petites filles qui, dès leur plus jeune âge, se sont liées d’un lien plus fort encore que l’amitié. Telles deux sœurs jumelles, bien que très différentes, tant du point de vue de caractère que par leur physique, elles ont grandi côte-à-côte.
Mariées, elles ont vécu l’une en face de l’autre, ont eu chacune un fils à quelques jours d’intervalle ; mais elles ont continué leur relation fusionnelle, excluant leurs maris, qu’elles n’aimaient pas tant que ça puisqu’elles étaient toujours là l’une pour l’autre, élevant en frères leurs fils comme s’ils étaient leurs doubles.
Cruelles et manipulatrices elles n’ont jamais réfléchi aux conséquences de leur vie, elles ont juste cherché à maintenir une image idyllique ; elles se sont toujours peu soucié des obstacles, les balayant d’une moue ou d’un rire sardonique. Devenues grand-mères, elles ont gardé leur charme vénéneux.
 »

 

Avec aisance et fluidité  Doris Lessing peint le tableau d’une vie vécue au détriment des autres. Choquantes, indignes, égocentriques, Roz et Lil ont parfois des doutes sur les décisions qu’elles ont prises, mais jamais de remords. J’ai beaucoup aimé ce livre court, incisif ; sans fioritures, l’auteur évoque presque froidement leur vie et leurs choix coupables. Ces deux “héroïnes” m’ont beaucoup plu par leur narcissisme et leur formidable soif de vivre.

 

Doris Lessing a été lauréate du prix Nobel de littérature en 2007.

  

Voici ce qu’en pensent Jemlyre, Liyah, Un coin de blog et Le cercle des lecteurs.


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Samedi 22 août 2009 6 22 08 2009 06:00

« Nous sommes à Londres, en 1954, neuf ans après la fin de la guerre. Pénélope, dix-huit ans, vit avec sa mère, Talitha, et son frère, Inigo, dans l’immense maison familiale du Wiltshire, Milton Magna Hall. Son père est mort à la guerre, et sa mère, d’une beauté saisissante et âgée de trente-cinq ans, se morfond, endettée, dans sa grande demeure.

La vie de jeune fille bourgeoise introvertie et timide de Pénélope prend un curieux virage à un arrêt de bus le jour où une jeune fille de son âge demande si quelqu’un serait intéressé pour partager un taxi.

Interloquée et se sentant directement interpelée, elle se laisse finalement séduire par l’idée et se retrouve en compagnie d’une jeune fille un peu fantasque, Charlotte, qui insiste pour qu’elle vienne prendre le thé avec elle chez sa tante Clare. Subjuguée par le personnage, Pénélope la suit, ne doutant pas un instant que cette rencontre engendrera de grands changements dans sa vie. »

 

Pénélope et Charlotte sont des adolescentes d’après-guerre. Cette guerre qui a endeuillé leurs familles, elles ne souhaitent pas se la remémorer. Elles veulent au contraire vivre, jouir de la vie, écouter les chanteurs de rock, hurler pour Johnnie Ray (une star de l’époque) bref, tourner cette page sombre de leur histoire et envisager un avenir souriant.

 

Les personnages secondaires sont eux aussi attachants : Harry Delancay, le cousin de Charlotte, apprenti magicien et entiché d’une starlette américaine qu’il cherche à rendre jalouse, Talitha, mariée très jeune et rapidement veuve, encore un peu adolescente et désorientée, Clare Delancay, tante de Charlotte, qui écrit ses mémoires, Inigo, le jeune frère de Pénélope qui cherche à devenir une star de la chanson, Rocky Dakota, imprésario américain quarantenaire au charme dévastateur…

 

Eva Rice écrit sur un ton léger et sa bonne humeur est contagieuse : Pénélope et Charlotte sont adorables, elles sont fraîches, spontanées et ouvertes au monde “merveilleux” qui les attend.  

 

Ce livre a connu un grand succès. Voici ce qu’en pensent Armande, Bill et Marie, Lily et Cunéipage.



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