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Lecteurs du monde

Présentation

  • : Le blog de Véro
  • : J'ai envie de vous faire partager tous les plaisirs que me procurent mes lectures.
  • : 15/08/2007

Profil

  • : Véro
  • leslivresdevero
  • : Femme
  • : 06/10/1973
  • : France Berry bocage
  • : Lectrice passionnée
Samedi 22 mars 2008

Pour rester dans la thématique des chansons de Moustaki que j’aime, une chanson de 1971, qui correspond bien à l'ambiance hippie de l'époque. J’aime cette idée de paradis perdu, de terre sacrifiée à la folie des hommes, mais ce jardin qu’on appelait la terre, j’en trouve parfois des restes dans des petits coins mystérieux et cachés de mon Berry…

 Noirlac.jpg

{Parlé}
C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier
Et le bitume entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom.

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.

 Pour l'écouter :

 

http://fr.youtube.com/watch?v=1Xw4fZMurEg

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Jeudi 20 mars 2008
Un petit article pas très élaboré, il est vrai, mais pour vous faire patienter : je lis Anna Gavalda, et il y a beaucoup de pages…

J’ai réalisé aujourd'hui que je ne vous avais jamais parlé de mon poète contemporain préféré : Georges Moustaki.
 
Moustaki.jpg
Beaucoup de nos chanteurs du XXème siècle me font penser aux troubadours du Moyen-Age ; Brel, Ferrat, Ferré sont de ceux-là. Ils mettent dans leurs textes des sentiments forts, parfois même, violents, des idées dérangeantes qui nous font voir la vie sous un autre angle.
 
Les textes de Moustaki m’ont souvent ébranlée, libérée, fait réfléchir. Ils m’ont aussi donner l'occasion de rêver à autre chose, de croire que j’avais le choix,  l’opportunité de changer ma vie. Ils sont d’une tendresse pleine de franchise et de sentiments retenus, mais souvent sans concession.
 
Je dédie celui-ci à Françoise, en espérant que son mari lui dira ces mots doux à l’oreille.
  
 
Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres, mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

Viens, je suis là, je n'attends que toi
Tout est possible, tout est permis

Viens, écoute ces mots qui vibrent
Sur les murs du mois de mai
Ils nous disent la certitude
Que tout peut changer un jour

Viens, je suis là, je n'attends que toi
Tout est possible, tout est permis

Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres, mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

A écouter, la version chantée:
 
 
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Lundi 10 mars 2008
Il y un an aujourd’hui que mon papa nous quitté, suivi en novembre dernier, par ma maman. Il aimait beaucoup chanter et avait une préférence pour Joe Dassin. Infatigable, il enchaînait les titres avec plaisir.
 Le-chemin-de-papa.jpg

En souvenir de lui, voici « Le chemin de Papa » :
 
Il était un peu poète et un peu vagabond
Il n'avait jamais connu ni patrie, ni patron
Il venait de n'importe où, allait aux quatre vents
Mais dedans sa roulotte nous étions dix enfants
Et le soir, autour d'un feu de camp
On rêvait d'une maison blanche en chantant

Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin

Mais il ne nous écoutait pas et dès le petit jour
La famille reprenait son voyage au long cours
A peine le temps pour notre mère de laver sa chemise
Et nous voilà repartis pour une nouvelle Terre Promise
Et le soir, autour d'un feu de camp
Elle rêvait d'une maison blanche en chantant

Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin

Et c'est ainsi que cahotant à travers les saisons
C'est ainsi que regardant par-dessus l'horizon
Sans même s'en apercevoir not'père nous a semés
Aux quatre coins du monde comme des grains de blé
Et quelque part au bout de l'univers
Roule encore la vieille roulotte de mon père

Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin
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Mercredi 20 février 2008
En cette journée un peu morose, je vous offre ce poème de Gérard de Nerval…

       Une femme est l'amour
Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance ;
Aux enfants qu'elle guide, à l'homme consolé,
Elle élève le coeur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.

Courbé par le travail ou par la destinée,
L'homme à sa voix s'élève et son front s'éclaircit ;
Toujours impatient dans sa course bornée,
Un sourire le dompte et son coeur s'adoucit.

Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine :
Bien longtemps à l'attendre il faut se résigner.
Mais qui n'aimerait pas, dans sa grâce sereine,
La beauté qui la donne ou qui la fait gagner ?
 
Gérard de Nerval
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Jeudi 14 février 2008

Aujourd’hui, je cède très facilement à la tentation d’utiliser la Saint-Valentin comme prétexte pour vous faire partager ce poème d’Aragon, chanté par Jean Ferrat, et que je dédie, comme il se doit, à Bruno, mon mari.

 

Que serais-je sans toi
Qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi
Qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée
Au cadran de la montre
Que serais-je sans toi
Que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi Sur les choses humaines Et j'ai vu désormais Le monde à ta façon J'ai tout appris de toi Comme on boit aux fontaines Comme on lit dans le ciel Les étoiles lointaines Comme au passant qui chante On reprend sa chanson J'ai tout appris de toi
Jusqu'au sens du frisson
Que serais-je sans toi Qui vins à ma rencontre Que serais-je sans toi Qu'un coeur au bois dormant Que cette heure arrêtée Au cadran de la montre Que serais-je sans toi Que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi Pour ce qui me concerne Qu'il fait jour à midi Qu'un ciel peut être bleu Que le bonheur n'est pas Un quinquet de taverne Tu m'as pris par la main Dans cet enfer moderne Où l'homme ne sait plus Ce que c'est d'être deux Tu m'as pris par la main Comme un amant heureux.
Que serais-je sans toi
Qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi
Qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée
Au cadran de la montre
Que serais-je sans toi
Que ce balbutiement.
Qui parle de bonheur
A souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot
Que la déconvenue
Une corde brisée
Aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis
Que le bonheur existe
Ailleurs que dans les rêves
Ailleurs que dans les nues
Terre, terre, voici
Ces rades inconnues.
Que serais-je sans toi
Qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi
Qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée
Au cadran de la montre
Que serais-je sans toi
Que ce balbutiement.
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Lundi 21 janvier 2008
J'ai reçu aujourd'hui une lettre du Théâtre de la Carrosserie Mesnier (théâtre de Saint-Amand-Montrond), concernant la nouvelle saison culturelle. En guise de voeux, un magnifique texte de Jacques Brel, dont je ne connais pas l'origine, accompagnait ce courrier. Il m'a beaucoup touchée.

"... Le seul fait de rêver est déjà très important.
Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil, et des rires d'enfants.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous."

Jacques Brel.

Jacques-Brel-1.jpg
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Lundi 10 décembre 2007
J’ai acheté, l’année dernière, un livre CD qui s’intitule « Les plus beaux chants de Noël », par les enfants du Chœur des Polysons, aux éditions Gallimard Jeunesse Musique. Bien sûr, ce ne sont pas forcément les plus beaux, mais l’intérêt du livre est qu’il regroupe aussi bien des chants traditionnels que modernes, des chants religieux ou païens, le tout interprété par des enfants aux voies pures.
 
Parmi tous ces chants, il y en a un dont le texte me touche particulièrement : Noël des enfants du monde (paroles et musique de Jean Naty-Boyer, assez connu, paraît-il, mais que je viens de découvrir).
 
Refrain :
Enfant de Palestine ou enfant d’Israël,
D’Amérique ou de Chine, en ce jour de Noël,
Que ton regard se pose sur la terre ou le ciel,
Ne retiens qu’une chose : il faut croire à Noël.
 
Matin couleur de cendre, ou matin d’arc-en-ciel
Qu’importe il faut attendre, en ce soir de Noël
Que les fusils se taisent et répondent à l’appel
De cette parenthèse qui s’appelle Noël.
 
Refrain :
Enfant de Palestine ou enfant d’Israël,
D’Amérique ou de Chine, en ce jour de Noël,
Que ton regard se pose sur la terre ou le ciel,
Ne retiens qu’une chose : il faut croire à Noël.
 
Un jour viendra peut-être, un jour au goût de miel,
Où l’on verra paraître un oiseau dans le ciel
Aux plumes de lumière, un oiseau éternel
Colombe pour la terre, un oiseau de Noël.
 
Sur ces paroles d’espoir, bonne journée à tous,
et bonne préparation de Noël ! (Jour J – 15)
 
Polysons.jpg
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Dimanche 23 septembre 2007
Quand j’ai vu Françoise dimanche dernier, nous avons évoqué « Les futurs de l’écrit », une manifestation qui a vu le jour en septembre 2006 et qui s’est de nouveau déroulée ce week-end à Noirlac.

Françoise m’a raconté l’expérience très enivrante qu’elle a vécu hier. Vous vous asseyez dans un transat et quelques (jeunes ?) hommes charmants (si vous êtes une femme; des jeunes femmes, si vous êtes une homme) viennent vous susurrer des poèmes d’amour à l’oreille. Ce doit être merveilleux !
  
Je n’avais pas eu la chance de vivre ce genre d’expérience l’année dernière, Mais j’avais eu le plaisir incomparable de déclamer la partition pour chœur parlé de Béatrice. J’avais également participé à l’atelier de slam et avais été vivement encouragée à créer le mien. Je vous le livre à l’état brut.


Voyage dans une vieille Clio qui fait beaucoup de bruit
 
 
Dans ma vieille Clio d’91
J’file à 80 dans un bruit d’bronze
Craquements des roul’ments, pas besoin d’radio
J’entends plus rien, j’peux pas parler avec Péro
 
J’arrive à Saint-Amand sur un parking
Je vois un filet d’eau bleue, j’me dis quelle guigne
Plus d’eau dans l’radiateur, le tuyau est cassé
La garagiste me dit qu’il doit la garder
 
On s’retrouve à pied sans savoir quoi faire
Marcher, parler, visiter, on part d’un côté, on r’vient en arrière
J’me sens bête sans ma voiture
J’suis pas piétonne, j’trouve ça trop dur
 
A 6 heures j’la récupère, le tuyau est réparé
On rentre tranquille, pépère, ma Clio, j’l’ai récupérée
Le paysage défile, champs de blés et bocage
J’vis dans le Berry, mais dans ma Clio , j’voyage.
 
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