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Lecteurs du monde

Présentation

  • : Le blog de Véro
  • : J'ai envie de vous faire partager tous les plaisirs que me procurent mes lectures.
  • : 15/08/2007

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  • : Véro
  • leslivresdevero
  • : Femme
  • : 06/10/1973
  • : France Berry bocage
  • : Lectrice passionnée
Lundi 2 juin 2008

Samedi, après un shopping démentiel et nécessaire (un pantalon, un chemisier, un sac à main avec portefeuille et porte-monnaie coordonnés, si ! si !), j’ai terminé mon après-midi au cinéma pour voir :
SEX AND THE CITY – LE FILM !

 



Quitte à passer pour une femme complètement superficielle, j’avoue, sans honte aucune, que j’ai vraiment aimé ! Pourtant, je n’ai pas suivi la série régulièrement – peut-être une dizaine d’épisodes en tout – mais le film est vraiment très drôle et tout-à-fait charmant.

 


Synopsis
 : Après de nombreuses ruptures, Carrie (Sarah Jessica Parker) et « Big » (Chris Noth, toujours aussi charismatique et ténébreux !) décident d’acheter un appartement ensemble et de se marier. Depuis leur rencontre, on n’attendait que ce moment, mais ce serait trop simple, trop facile. En bonne chroniqueuse et « fashion victim », Carrie a beaucoup de relations dans le monde de la presse et de la mode ; du coup, sa rédactrice en chef lui propose d’être, pour une fois, le centre d’intérêt et le sujet d’un article et de photos pour Vogue, avec pour titre « Carrie Bradshaw, la quarantaine, se marie !!! ». Tout s’enchaîne très vite, un peu trop vite, au risque de déraper : photos dans des robes de grands couturiers (Dior, Lanvin, Vivienne Westwood…), trouver le lieu idéal, une liste d’invités qui s’allonge, … et un futur époux déstabilisé !


 


Heureusement, Carrie est entourée de ses trois meilleures amies : Samantha, (Kim Cattrall) dévoreuse d’hommes assagie, qui aborde la cinquantaine avec splendeur et qui vit à Los Angeles avec Smith (qui a la moitié de son âge), Miranda (Cynthia Nixon), avocate un brin hystérique parfois, mais adorable de fragilité contenue, amoureuse de Steve et maman d’un petit Brady, et Charlotte (Krsitin Davis, ma préférée), douce, chaleureuse et optimiste imperturbable (ou presque) qui croit en l’amour comme personne, mariée avec Harry et maman d’une petite Lily.

 

On retrouve dans ce film toute la verve qui a fait le succès de la série. Les répliques du quatuor sont assez caricaturales, et c’est ce qui fait rire. J’ai beaucoup aimé voir Carrie se lancer dans cette course éperdue vers le « mariage parfait », qui doit être « le plus beau jour de notre vie », et perdre pied avec la réalité. Plus qu’un hymne à l’amour, ce film revendique l’amitié comme une planche de salut (l’amour est instable, l’amitié durable).



 

J’ajouterai une mention spéciale pour le personnage de Louise (joué par Jennifer Hudson) qui devient la secrétaire de Carrie. Belle, drôle, sensuelle, volontaire et la tête sur les épaules, elle est allée jusqu’à louer un sac à main de marque (Vuitton) pour passer son entretien avec Carrie. Elle ajoute du pétillant et du bon sens au film; c'est grâce à elle, petite maligne, que la situation de Carrie s'améliore.

 


Quelques répliques du film :

 

Carrie : « La vie ne se déroule pas toujours comme dans les contes de fées. C’est pour ça qu’on a besoin d’amies pour supporter les coups durs ! »

 

Samantha : « Tu me connais, chérie. Je n’ai jamais vraiment cru au mariage. Par contre, le Botox, ça, ça marche à tous les coups ! »

 

Big : « Est-ce qu’on t’offre un gros diamant ? » - Carrie : « Non, je préfèrerais une énorme penderie ! »

 

Carrie : « Comment j’ai pu traverser tout New-York en pensant que j’allais vivre un conte de fées ? »

 

  Le blog officiel du film, très intéressant, avec de bonnes vidéos.

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Mardi 6 mai 2008

Après une semaine d’occupation intense, suivie d’une très bonne semaine de vacances, je reprends mon clavier.

 

Je prépare mon prochain article sur un livre, mais, en feuilletant le programme télé, j’ai remarqué que France 3 diffuse ce soir, à 20 h 50, un très bon film : « Va, vis et deviens ». L’histoire m’a tellement plu que j’ai l’habitude de prêter le DVD à tout le monde. Du coup, j’en profite pour vous en parler.

 

L’histoire :

Soudan, 1984. Schlomo et sa maman sont des réfugiés éthiopiens et vivent dans un camp. Dans ce même camp, des Falachas (éthiopiens juifs) sont pris en charge pour être « rapatriés » en Israël. C’est l’opération Moïse. Au moment du départ, la mère de Schlomo l’envoie vers une femme falacha qui a perdu son enfant la veille. C’est ainsi que Schlomo arrive en Israël. Sa mère adoptive meurt en arrivant, et rapidement, il est placé dans une famille israélienne francophone. La vie est dure pour lui, car il doit garder le secret de sa véritable identité, il est confronté au racisme ordinaire, à la difficulté de ses parents adoptifs à le comprendre. Pourtant, pendant les 15 années qu'il passe en Israël, il garde l’espoir de retourner au Soudan pour retrouver sa mère.

 

L’histoire véhicule beaucoup d’idées et de questionnements.

-         La maternité déjà ; les « mères » successives de Schlomo le soutienne quoi qu’il arrive. En plus d’un lien biologique, la maternité peut être un choix idéologique, la volonté de défendre la vie, de sauver un enfant. La maternité est un don : la mère biologique de Schlomo le donne à une autre femme pour qu’il ait une chance de vivre.

-         L’identité, ensuite. Schlomo est le nom que lui donne la femme qui l’emmène avec elle en Israël. Là-bas, il est noir au milieu des blancs, il sait qu’en plus il n’est pas juif, et au Soudan, il était réfugié. Mais l’image que lui renvoient ceux qu’il l’aime est positive : il est un être aimant et aimé, et il se forge sa propre identité.

-         Le déracinement, enfin. Appartient-on à un lieu, un pays ? Quelle légitimité a-t-on sur un sol ? De quel droit serions-nous propriétaire d’un territoire ? Pour moi, la question ne se pose pas. Mais pour les Israéliens, les Palestiniens, les Libanais, et bien d’autres encore, la réponse n’est pas simple.



 J'ai trouvé que les acteurs étaient formidables. Roschdy Zem est assez jsute en père adoptif plein de bonne volonté mais maladroit, et Yaël Abécassis est à la fois tendre et passsionnée.

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Samedi 15 mars 2008
beignets-de-tamates-vertes-affiche.jpg

Alabama – 1985 : Evelyn Couch est une américaine dépressive d’environ 40 ans, mariée à un américain moyen, accroc des sports à la télé. Sa rencontre, dans une maison de retraite, avec Ninny Threadgoode, une charmante vieille dame enjouée, va bouleverser sa vie : Ninny lui raconte ses souvenirs de jeunesse, dans les années 30, et la vie d’Idgy Threadgoode et de Ruth Jamison, amies pour la vie, qui tenaient le Whistle Stop Café à cette époque-là.
 
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La vie d’Idgy et Ruth est intimement liée : Ruth était amoureuse du frère d’Idgy, Buddy, écrasé par une locomotive, à la fleur de l’âge, sous les yeux d’Idgy et de Ruth. Cette épreuve va les séparer pendant quelques années jusqu’à ce que la mère d’Idgy invite Ruth à passer l’été chez elle. Idgy est devenue très sauvage et Ruth, un brin coincée, est chargée de la ramener dans le droit chemin. Elles deviennent rapidement complices, Idgy entraînant Ruth dans ses sorties de débauche. L’annonce du mariage de Ruth avec Franck Bennett sonne le glas d’un été de rêve pour les deux jeunes femmes.

Idgie-et-Ruth.jpg
 
Ce mariage les sépare jusqu’à ce que Ruth appelle Idgy à l’aide. Celle-ci accourt avec l’aide de Big George, son serviteur noir, pour enlever Ruth à son mari violent, alors qu’elle est enceinte. C’est à partir de ce moment-là qu’elles prennent en main le Whistle Stop Café. La disparition de Franck Bennett met Idgy et Big George dans la ligne de mire d’un enquêteur pour plusieurs années, mais si son véhicule a été retrouvé lors d’une crue, son corps ne sera jamais retrouvé.
 
Cette histoire traite de plusieurs sujets à la fois : l’amitié, l’émancipation des femmes, la condition des noirs dans un état sudiste, l’action du Ku-Klux-Klan…
 
C’est vraiment l’un des mes films préférés ! J’aime beaucoup voir évoluer les personnages et le lien qui unit les quatre héroïnes : Evelyn reprend sa vie en main (TOWANDA !) grâce à Ninny, Ninny se trouve une véritable amie en la personne d’Evelyn, Idgy se laisse apprivoiser par Ruth et Ruth apprend à vivre pleinement et à s’affirmer aux côtés d’Idgy. Les répliques des personnages principaux et secondaires sont ciselées. Le titre québécois reprend d’ailleurs une réplique-culte du film "Tout le secret est dans la sauce !" (comme dirait Juliette) dont je ne vous dévoilerai pas le sens ; c’est bien meilleur de le découvrir en regardant le film.
 
Je le conseille donc vivement à tout le monde !
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Jeudi 7 février 2008
Si les romans de E. M. Forster vous intéressent, TCM diffuse en ce moment l’adaptation de son roman « La Route des Indes », de David Lean, sorti en 1984. Je n’ai pas lu le livre, mais le film était envoûtant. J’ai trouvé le personnage principal, Adela Quested, particulièrement attachant.

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Arriv-e---Chandrapore-copie-1.jpgCette jeune femme charmante et curieuse, part en Inde  en compagnie Mrs-Moore-copie-1.jpgde sa future belle-mère, Mrs Moore,  pour y retrouver son fiancé, M. Heaslop, juge britannique. Sur place, elle se trouve confrontée à l’Inde et subit un choc. Plusieurs éléments l’ébranlent : la relation de l’empire britannique avec les indiens, la cohabitation difficile des deux peuples, la mentalité indienne, les beautés des temples et leurs statues érotiques,…
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Alors qu’elle s’entend très bien avec Mrs Moore, vieille femme bienveillante et dépassant les préjugés, et avec Mr Richard Fielding, enseignant, elle se retrouve en porte-à-faux avec son fiancé et la communauté fermée des colons britanniques. Du coup, elle demande à Fielding de lui présenter des indiens pour se familiariser avec leur culture. C’est ainsi qu’elle rencontre le Dr Aziz, auquel elle va porter préjudice, après une série d’événements qui s’enchaînent inexorablement.

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La morale de l’histoire ? L’amitié et la compréhension entre un homme et une femme, entre deux peuples semble difficile. La relation qui unit Adela et le Dr Aziz est trouble. Ni l’un, ni l’autre ne réalise les barrières qu’il franchit et les risques qu’il prend. Je trouve beaucoup d’excuses à Adela Quested : elle se retrouve dans une situation très déstabilisante, dans une Inde qui vous fait perdre la tête. 
 
 
Pour une analyse plus poussée, j’ai trouvé, sur un site, un commentaire très intéressant. Cliquez ici.
 
 
 
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Mercredi 5 décembre 2007
Bon, bien sûr, c’est un film pas un livre. Mais il colle parfaitement avec ma thématique de décembre ! Love actually se déroule au cours des cinq semaines avant Noël. C’est LA comédie romantique par excellence, une sorte d’hymne à l’amour.
  Love-actually.jpg

Les personnages du film sont tous reliés les uns aux autres par un lien direct ou indirect (mais oui, Londres n’est qu’un village !) et les histoires se croisent, sans vraiment s’influencer. Le premier plan du film présente la zone d’arrivée des passagers à l’aéroport de Londres, avec des anonymes qui se retrouvent, se serrent dans les bras les uns des autres, s’embrassent.
 
Puis viennent les différents personnages du film : Jamie (Colin Firth, à voir absolument en Darcy dans Orgueil et Préjugés) Colin-Firth.jpg

écrivain trompé par sa petite amie alors qu’il assiste au mariage de Peter et Juliet (Keira Knightley), 

Keira-Knightley.jpg

aux côtés de Sarah (Laura Linney) amoureuse transie de son collègue Karl, qui travaille aussi avec Mia, amoureuse, elle, de son boss Harry (Alan Rickman) lui-même marié à Karen (Emma Thompson), sœur du nouveau premier ministre, David (Hugh Grant), qui tombe amoureux de sa « cuisinière », Nathalie
  
                
 
Vous suivez toujours ? Et que dire de Jack et Judy, timides et mignons, doublures de scènes nues dans un film, de Colin qui galère pour trouver une petite amie anglaise et qui décide de partir au States parce que là-bas « tous les british sont comme le Prince William ». Que penser de Mark, meilleur ami de Peter et malheureusement amoureux de Juliet ?
 
Que dire, également, de Billy, star vieillissante qui fait son come-back ringard en chantant « Christmas is all around », dont le seul véritable ami est son imprésario Joe. Que dire enfin de Daniel, qui vient de perdre sa femme Joanna, et qui se retrouve seul avec le fils de celle-ci, Sam, amoureux d’une Joanna, à son école, et qui déclare « allons nous gaver d’amour à en crever ».
 
Ai-je été assez claire ? Si non, tapez Love actually dans Google ou mieux, dans Wikipédia, et vous aurez le fin mot de l’histoire. Mais le mieux est encore de s’accorder deux heures pour regarder ce film qui se termine, un mois après Noël, à la zone d’arrivé des passagers de l’aéroport de Londres.
 
Et si vous ne le regardez pas, souvenez-vous d’une chose : l’amour est partout présent. 
 
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