Cinq écrivains mauriciens (deux femmes, trois hommes), cinq nouvelles différentes mais toutes traitent l’identité mauricienne.
Difficile d’en parler, ou du moins de résumer chacune des nouvelles ; certaines m’ont touchée, d’autres m’ont semblées plus hermétiques, comme-ci j’étais incapable d’en saisir la portée réelle ; je suis restée un peu en marge. Je préfère donc vous livrer l’introduction à chacune, tirée du recueil.
Un monde de douceur, de Shenaz Patel
« […] nouvelle nostalgique, toute en finesse, où les thèmes chers à Shenaz Patel sont développés, que ce soit l’évocation d’une Île Maurice où la terre a tant compté pour des générations d’immigrants et leur descendance, ou celui du devenir des îles de l’océan indien. »
Le miel des étoiles, de Vinod Rughoonundun
« […] nouvelle sur la femme, sur les femmes, thème cher à Vinod Rughoonundun, où une mère partage au plus profond d’elle-même les souffrances de sa fille dont le mariage n’a été qu’un long calvaire. »
Bleu glace, d’Ananda Devi
« [Cette] nouvelle […] qui nous transporte dans les régions glaciales de l’Antarctique, où l’on se livre à l’abattage des jeunes phoques pour en récupérer la graisse, est une étrange variation sur la solitude, qui témoigne du vaste registre d’Ananda Devi. »
En traversant Petite Escale, de Sailesh Ramchurn
« […] une fresque en miniature de la vie rurale sur une petite exploitation de canne à sucre, à l’heure des grands changements économiques et de l’émancipation des femmes qui perturbent un ordre que certains croyaient immuables. En traversant Petite Escale est comme la métaphore de cette île de passage que fut et qu’est toujours l’Île Maurice. »
No more beer, de Bertrand de Robillard
« La nouvelle de ce volume […] d’inspiration autobiographique, est une tranche de vie d’artiste, le portrait d’un touche-à-tout de talent. »
J’ai trouvé ICI quelqu’un qui en parle bien mieux que moi.
Vous l'avez peut-être remarqué, j'ai également mis un lien pour chaque auteur, sauf pour Sailesh Ramchurn ; je n’ai pas trouvé de biographie en ligne le concernant, mais chaque auteur a sa petite biographie dans ce livre.
Des vents contraires
Pop Heart
L'étourdissement
Au début du 20e siècle, une jeune fille juive, Yentl, vit avec son père, veuf, qui lui enseigne secrètement le Talmud (enseignement strictement réservé aux
hommes). A mort de son père, elle enfreint la Torah en se déguisant en homme et prend le nom masculin de Anshel pour intégrer une yeshiva (école religieuse juive) et étudier les
textes sacrés.
Là-bas, elle devient amie avec Avigdor, étudiant en
quatrième année, et elle en tombe amoureuse. Celui-ci est amoureux de Hadass à laquelle il était fiancé, mais dont le père s’est opposé au mariage. Avigdor finit par épouser une
autre femme. Anshel/Yentl est invitée une fois par semaine à dîner chez les parents de Hadass. Apprenant que celle-ci est toujours amoureuse d’Avigdor, elle
lui demande sa main et l’épouse quelques semaines plus tard.
L’auteur, Isaac
Bashevis Singer, est né en Pologne en 1902 et émigre aux Etats-Unis en 1935. Il a écrit de nombreux romans, dont Les Sages de Chelm, Quand Schlemiehl s’en fut à
Varsovie, et plusieurs recueils de nouvelles, dont Yentl et autres nouvelles.
Thelma et Louise… et les Apollons, de Cathy Kelly : Déçue par Paul qui l’a trompée, Suzy est retournée vivre chez ses
parents. Avec sa meilleure amie, Becky, elle part en voyage aux Etats-Unis pour se changer les idées. Arrivées à l’aéroport, elles apprennent qu’elles devront partager leur voiture de location
avec deux jeunes irlandais de leur âge, pour le plus grand plaisir de Becky (elle a une faim insatiable d’hommes !), et au grand désarroi de Suzy qui souhaitait des vacances « sans
mec »…
Le vingt-huitième jour, de Catherine Barry : « Je suis assise à la table du petit-déjeuner avec mon mari,
Michaël, l’homme qu’habituellement j’aime, je chéris, j’adore. Sauf que je […] vais détesté mépriser et abhorrer l’air qu’il respire [durant les prochaines vingt-quatre heures] parce que j’ai le
SPM – Syndrome Prémenstruel. » Betty relate avec une précision maniaque l’état dans lequel elle se sent, et sa relation aux autres pendant cette journée particulière, à plusieurs
égards. C’est très drôle et effrayant de réalisme !!! Dîtes les garçons, on est vraiment comme ça ?

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