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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 07:00
Je veux une petite soeur
Ma deuxième découverte de ce salon du livre jeunesse de Sérent, c'est l'illustrateur Hervé Le Goff.

Des personnages tout en douceur et en finesse, de belles têtes rondes de souris et de lapin qui donnent vie à Mélanie Souris (une chipie qui préfèrerait une petite soeur à un petit frère) et à Patachou lapin (qui devient papa).

Le dessin met en valeur les histoires charmantes de Geneviève Noël.

Un papa ça sert à quoi
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 07:00
Rendez-vous n'importe où
Une belle découverte du salon du livre jeunesse de Sérent! Un premier billet doux envoyé comme une déclaration d'amour, pour un rendez-vous auquel on n'assistera pas.

"Madam'zelle,
Rendez-vous lundi en neige quand il fera tout blanc.
Je serai debout devant la fontaine gelée.
Très facile à reconnaître avec mon écharpe rouge
vraiment rouge.
P.S. : Je vous jure que c'est très sérieux cette lettre
."

L'échange continue sur toute une semaine, avec des mots tendres, un langage tout en retenue, plein de post-scriptum intimes, comme autant d'aveux nécessaires pour alimenter l'amour naissant.

Cet album de Thomas Scotto est d'une poésie fraîche et accessible aux plus jeunes.
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 12:00
La coquetière 001

« En Allemagne, dans les années 30 – Eva vit avec son mari et ses deux enfants sur une ferme modeste. Leur situation est précaire, et avec la montée du nazisme, les pressions se font plus fortes. Pourtant Eva n’est pas consciente des événements politiques ; jour après jour, elle exécute son travail, par habitude, conditionnée, auprès d’un mari qu’elle n’a pas choisi et pour lequel elle n’éprouve pas grand-chose.

 

Puis, son mari est appelé sous les drapeaux et il part, la laissant seule pour tout gérer et décider ; ses enfants intègrent les Jeunesses Hitlériennes, y passent de longues heures après l’école, la laissant seule à travailler comme une brute. Pour s’en sortir, elle va alors saisir sa chance au marché de la ville voisine et y vendre les œufs de ses poules pondeuses. D’où ce surnom qu’on lui donnera, La Coquetière.

 

Mais un jour, dans un coin sombre du poulailler, elle découvre Nathanaël, jeune intellectuel juif, réfugié là par hasard. Eva ne sait rien des juifs, ni de ce qui leur est reproché, mais la voilà plongée dans une réalité brutale et incompréhensible, avec un secret à garder. »

 

L’histoire est belle. Elle évoque la situation de gens simples qui découvrent avec horreur le pouvoir de manipulation du nazisme. Eva voit successivement son mari, puis ses enfants, adhérer à la propagande sans restriction, et à sa manière, elle résiste silencieusement et courageusement, sûre d’elle, armée d’un bon sens inébranlable.

 

Merci à ma collègue, Marie-Cécile, qui m’a prêté ce livre.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 19:48
Photo affiche La Nana

Raquel est une employée modèle. Cela fait vingt ans qu’elle travaille au service de Pilar et Mundo : elle assume le ménage de l’immense maison, fait la cuisine et le service, a élevé les quatre enfants du couple et continue de veiller sur eux. Comme dit Pilar, « Elle fait partie de la famille ».

Pourtant encore jeune (une quarantaine d’années), Raquel commence à fatiguer, jusqu’à en perdre parfois connaissance ; aussi Pilar décide-t-elle d’employer une nouvelle personne pour décharger Raquel. Celle-ci se cabre, trouve insupportable cet empiètement sur son espace qu’elle considère comme une invasion et elle disjoncte : c’est la guerre ouverte contre la succession de femmes qui tentent d’intégrer le service...

 

Photo La Nana

Le scénario oscille entre le drame et la comédie ; Raquel réagit brutalement et de manière extrême à la blessure d’amour-propre qui lui est infligée, elle devient odieuse, folle à lier, machiavélique parfois. Les membres de la famille se révoltent peu à peu contre l’injustice dont Raquel fait preuve à l’égard des employées qui se succèdent, allant même jusqu’à évoquer un licenciement. Seule Pilar la défend contre vents et marées.

J'ai beaucoup aimé la justesse des personnages, les scènes cocasses, les crises de folie de Raquel. Un bon film de Sebastian Silva.

Ce qu'en pensent Foffi, Huit et Demi, Limess, Rob Gordon, Nuevo amanecer, Voisin blogueur et Tango y flamenco.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 19:30

J’ai eu le temps de lire, je n’ai pas trop celui d’écrire. Je cède pour quelques temps à la facilité : plutôt que d’écrire mon propre résumé,  je vous livre mot pour mot celui de l’éditeur, assorti de mon avis, en quelques lignes.

 

Chocolat amer 001

Sur la quatrième de couverture :

« Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdumment éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion.

A cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle les recettes de cuisine. Car Tita possède d’étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont u  effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L’amour de la vie est exalté dans ces pages d’un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes heures de la littérature latino-américaine.

Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde. »

 
Mon avis :

C’est un roman fantasque où se mêlent les histoires extravagantes, les croyances diverses et la magie des recettes de Tita. Laura Esquivel nous entraîne dans un monde fantaisiste qui baigne dans les émotions extrêmes : amour, haine, passion, sensualité, colère,… Tita accepte difficilement de se soumettre à sa mère qui lui impose une tradition familiale ancestrale : la dernière fille de la famille (elle-même) ne peut pas se marier car elle doit rester vivre avec sa mère jusqu’à la fin de ses jours. Elle ne pourra pas épouser Pedro pour lequel son cœur et son corps brûlent passionnément. Celui-ci épousera Rosaura, la sœur de Tita, ce qui aura de graves conséquences.

 

J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire un peu farfelue. A déguster sans modération.

Ce qu'en pensent Anabalina, Fanyoun, Carotte, Chatdunet, Armande, Clarac, Kathel, Gracianne et Jennifer.
Ce que Cicciotella pense du film.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:00

La vie d'une autre 001
« Quand Marie, 25 ans,  se réveille ce matin-là, elle sent contre elle le corps de l’homme pour lequel elle a eu le coup de foudre la veille au soir, alors qu’elle fêtait son premier contrat dans une entreprise.

Mais au fil des minutes et des heures qui suivent, elle perd pied et réalise brutalement qu’elle a fait un bond de douze ans dans le temps. C’est un véritable cauchemar : elle est désormais mariée à cet homme dont elle ne sait rien, et elle est mère de trois jeunes enfants, sans avoir gardé un seul souvenir des années écoulées.
Elle se met à assumer un quotidien dont elle ne sait rien : les enfants, le ménage, les relations,… un mari attentif.

Par peur de passer pour folle, elle tait son secret à cet homme qui l’aime et cherche seule (ou presque) les indices de son passé. Pièce après pièce, elle reconstruit ce que sa mémoire semble avoir effacé, les bonheurs et les douleurs, elle cherche à comprendre. »

 

Ce roman m’a captivée ! Pas à pas, on découvre en même temps que Marie les réalités de sa vie ; on ressent ses peurs, ses interrogations (comment a-t-elle pu oublier ses grossesses, la naissance de ses enfants ?), ses passages à vide, et sa volonté farouche de découvrir et comprendre ce qui a pu se passer, sans qu’elle s’en rende compte.

 

Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Frédérique Deghelt jongle à merveille avec les rebondissements, elle distille les informations au compte-goutte, sait nous faire patienter pour qu’on en profite jusqu’à la dernière page.

 

Un roman très original et au ton juste. Et la couverture est superbe, non?


Ce qu'en pensent Lou, Désirée, Audreyzaz, Je lis, Mélusine, Anne, Estelle, Mademoiselle Swann, Nénettes on the net.
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:44
Rosie-Carpe-001.jpg

Rosie arrive en Guadeloupe pour retrouver son frère Lazare. Enceinte et flanquée d’un petit garçon, elle semble perdue, d’autant plus que ce n’est pas son frère qui l’attend à l’aéroport, mais Lagrand, un ami de celui-ci. De son frère, elle ne sait plus rien depuis qu’il a quitté la métropole pour les Antilles. La dernière fois qu’elle l’a vu, c’était en région parisienne ; il était dans un état lamentable, elle n’était guère mieux, vivant chichement avec un enfant sur les bras, plus ou moins aux crochets d’un homme marié et travaillant à la réception d’un hôtel.

 

Roman difficile que celui-ci. Introspectif, suivant à la lettre les pensées et les souvenirs de Rosie, le texte est dense, un peu comme du magma ; on s’y enfonce. Pourtant Marie Ndiaye écrit très bien : de belles phrases, un vocabulaire soigneusement choisi, un scénario ciselé…

 

Mais voilà, je n’ai pas accroché. Etait-ce l’impatience de terminer mon défi de lecture ou un cerveau peu disponible pour cette fin d’année ? Toujours est-il que je l’ai lu en diagonale, sautant des pages, revenant en arrière, lisant la fin pour essayer de comprendre où on m’emmenait, et j’ai fini par abandonner.

 

Probablement un roman à lire quand on a l’esprit complètement disponible…

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 19:00
Chinoises-001.jpg


Xinran, journaliste à la radio chinoise, a animé pendant huit ans (de 1989à 1997), une émission consacrée aux femmes au cours de laquelle chacune étaient invitée à parler d’elle librement.

Elle a rencontré certaines d’entre elles, a écouté leur histoire, parfois exprimée pour la première fois, en jonglant avec le risque de censure et d’interruption de son émission, et sa volonté farouche de laisser la parole aux femmes.

 

Des portraits de femmes qui forcent le respect. Xinran, après avoir expliqué dans le prologue comment elle en est venue à écrire ce livre, décrit chaque situation avec pudeur :

-         “la fille qui avait une mouche pour compagne” raconte la vie d’une jeune femme abusée par son père et qui rêve de rester hospitalisée pour échapper à son supplice ;

-         “l’étudiante” qui ne croit plus en l’amour, mais qui accepte de jouer les call-girls de luxe ;

-         “la femme qui aimait les femmes” dans un pays où l’homosexualité est encore considérée comme un délit ;

-         “la femme dont le mariage fut arrangé par la révolution”, mariée à un officier supérieur pour assouvir les fantasmes de celui-ci ;

-         “la femme qui a attendu quarante-cinq ans” l’homme qu’elle aimait à la folie dont elle a été séparée car il a été emprisonné et qui le retrouve, marié, parce qu’on lui avait dit qu’elle était morte ;

-         “la fille du Général du Guomindang” qui a subi tellement de sévices qu’elle en est devenue folle et est internée en hôpital psychiatrique ;

… et bien d’autres histoires encore.

 

Tous ces témoignages confirment que dans la Chine communiste, la vie des femmes n’est pas facile : pas d’éducation sexuelle, refus de la différenciation des sexes, asservissement des femmes pour servir l’idéologie révolutionnaire, dénigrement systématique de tout comportement susceptible de fragiliser le régime, stigmatisation des intellectuels,…

 

Xinran a attendu d’habiter en Angleterre pour écrire librement ce livre ; avec compassion et pudeur, elle évoque cette Chine qui détruit les familles, contrôle les esprits, se voile la face.

 

Bibliographie de Xinran :

-         Chinoises

-         Funérailles célestes

-         Baguettes chinoises

 

Quelques avis sur ce livre chez Béa, Keisha, Lene, ELB, Florie, Alice, Marie, Fanyoun et Valérie.

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:00
Les vies privées de Pippa Lee

Vu dimanche soir, au cinéma Iris de Questembert.

 

« A l’approche de la cinquantaine, Pippa Lee fait le point sur sa vie. De son enfance avec une mère dépressive, à sa vie de femme rangée et d’épouse pleine de sollicitude envers un mari beaucoup plus âgé qu’elle, en passant par son adolescence débridée, elle garde constamment l’impression de ne pas vivre sa propre vie. En proie à des angoisses qu’elle tente de camoufler derrière une façade de femme comblée et compréhensive, elle subit un somnambulisme qui la jette dans un désarroi plus profond encore. Puis les événements, tragiques et pourtant salvateurs, l’aident à trouver le moyen de prendre enfin sa vie en main. »

 

Tout dans ce film est à l’opposé de la caricature hollywoodienne : pas de star magnifiée, de décors tape-à-l’œil, de musique tonitruante, mais plutôt des personnages humains, avec leurs qualités et leurs défauts. Pippa Lee n’est ni une héroïne, ni un personnage sombre, c’est une femme comme les autres avec son histoire secrète, ses paradoxes et ses envies.

 

Robin Wright Penn joue subtilement la femme qui pourrait, parce qu’elle ne trouve pas sa place, basculer dans la folie. Les autres personnages ont, eux aussi, leur histoire, parfois caricaturale, comme la voisine Dot, engoncée dans ses principes, mère castratrice, ou Herb, le mari de Pippa, qui veut se sentir éternellement jeune.

 

Avec Wynona Ryder (Sandra) désorientée et hystérique, Keanu Reeves (Chris), dans le rôle d’un trentenaire désabusé et introverti, Monica Bellucci (Gigi Lee) première femme d’Herb et artiste mégalomane, et Julianne Moore (Kat) en lesbienne des années 70, la distribution est intéressante.

 

Un film à voir pour le plaisir (dernière séance mardi 29 décembre, au cinéma de Questembert)

 

Les avis de Pollux, Lulu, Algrid, Yohann, Rob Gordon, Papillon, Limess, Choupynette, BMR&Mam, Maman-home, Stemilou, Vampirella, Audie et Ultrafandb.

Les bandes annonces et extraits sur
Allociné.

 

 

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 06:00

Daniel-Tammet.jpg


« Pour Daniel, dans la vie, rien ne va de soi. Autiste touché par le syndrome d’Asperger, il a développé des capacités cérébrales extraordinaires, notamment dans le domaine des langues et des mathématiques.

 

Mais même si ces dons sont un pilier important de sa vie, il lui a fallu se battre au quotidien pour mener une vie normale car comme tous les autistes, il souffre d’une “altération des interactions sociales, de la communication, et de l’imagination”, ce qui le handicape dans sa relation avec le monde extérieur.

 

Ses parents, très soucieux de son évolution, ont favorisé tout ce qui pouvait le conduire à l’autonomie : il est allé à l’école, au collège, au lycée, il a obtenu son diplôme de fin d’études. À 18 ans, il décide de s’engager pour un Service Volontaire à l’étranger et après un entretien et une formation, il part un an à Vilnius en Lituanie pour donner des cours d’anglais… »

 

J’ai choisi ce livre après avoir vu Daniel Tammet au journal de 13 heures sur France 2. J’étais très curieuse d’en connaître un plus sur lui, de comprendre ce qu’il vit.

 

Sa capacité à percevoir visuellement et sensiblement la couleur et la forme des nombres (synesthésie), à résoudre des problèmes mathématiques intuitivement, à apprendre une langue en quelques jours grâce aux liens qu’il trouve entre les mots, … tout semble incroyable et paradoxal quand on découvre que parallèlement, des expériences toutes simples de la vie quotidienne comme lacer ses chaussures, jouer avec d’autres enfants, écouter et discuter avec les autres lui ont demandé beaucoup d’efforts.

 

J’ai été captivée par son parcours quelque peu hors du commun. Aîné d’une famille nombreuse (10 ou 11 enfants !), son autisme n’a été diagnostiqué qu’à l’âge de 15 ans, et cela ne l’a pas empêché de mener son petit bonhomme de chemin en dépit des nombreux obstacles qui se sont dressés sur son chemin.

 

Les avis de Sylve 37, Pomme de pin, Télos, Valérie, Elodie et Bruno.

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