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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 14:06
L--tourdissement-001.jpg

« Le narrateur est un homme qui vit avec sa grand-mère dans une petite bourgade sinistre, la plupart du temps noyée dans le brouillard; il travaille dans un abattoir. Ses journées s’écoulent dans une routine parfois interrompue par la fuite d’un cochon, la mort d’un collègue ou la visite d’une classe et de sa jolie maîtresse. A part sa grand-mère,  son collègue Bortch et le vieux Coppi, cet homme n’a que peu de liens sociaux. Ses souvenirs d’enfance, son quotidien, ses pensées intimes, tout a la même  teinte grisâtre. »

 

Quand j’ai commencé mon défi des lectures ABC en janvier dernier, une des contraintes que je n’avais pas clairement identifiées, c’est que pour certaines lettres, il existait moins de choix parmi les auteurs. J’ai donc choisi ce livre certes un peu par hasard et mais surtout par défaut, tout comme celui de la lettre I.

 

Le texte est vraiment très bien écrit. Joël Egloff réussit, à travers ses mots, à nous plonger dans une atmosphère incroyablement grise et embrumée. Ce qui est particulièrement cocasse en ce qui me concerne, c’est que la représentation que j’ai d’un abattoir est celle de l’abattoir désaffecté de Châteaumeillant, reconverti en atelier pour des cours de poterie que j’ai suivis en 1998 et 1999. Tout au long de la lecture, cette image m’a servi de décor.

 

Par contre, en dehors d’une expérience un peu surréaliste,  je ne peux pas dire que j’ai vraiment accroché à l’histoire : pas de point de départ, ni de fin ; un extrait de vie fade et triste, pas très amusante. Sur la quatrième de couverture, j’ai pu lire « Voici des personnages cocasses, des scènes surprenantes et drôles, dans l’ambiance d’un conte généreux, plein d’espoir et d’humanité. » En dehors de l’humanité, rien dans les mots précédents ne semble correspondre au livre que j’ai lu.

 

A noter tout de même, ce livre a reçu le Prix du Livre Inter 2005.

 

Ce qu’en pensent Julie, Jemlulu, Joseph et BB.

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:30

J’aime bien regarder les photos de classe :

- celles de mes années à l’école, au collège, au lycée ;

- celles des autres, en essayant de repérer où ils sont, sans toutefois les trouver à chaque fois (« Ah ? C’est toi, là ? ») ;

- celles d’anonymes aux uniformes et aux coupes de cheveux qui disent le nombre des années écoulées;


La plupart du temps, on examine les enfants qui se tiennent assis, debout, plus ou moins sagement, mais on regarde moins l’enseignant, complètement à droite ou à gauche, debout à côté des bancs et des trois rangées d’élèves.

 

Et l’enseignant, lui, est-ce qu’il regarde avec nostalgie ces générations de bambins, de jeunes gens, d’ados boutonneux et grincheux qui se sont succédés devant l’objectif du photographe tandis que lui revient année après année, dans le même décor ?

 
Sur la photo de classe 001


Noam Soulat n’en est pas encore, heureusement pour lui, au stade de la nostalgie et du regard aux yeux embués de souvenirs lointains. Professeur de français dans un collège de Z.E.P. (zone d’éducation prioritaire) depuis quelques années, il s’est trouvé confronté, lors de sa première année d’enseignement, à une réalité de terrain qu’il n’imaginait pas : des élèves en situation de détresse, en voie de marginalisation, des parents parfois dépassés, absents, des confrontations violentes en classe, des insultes … à première vue, rien de réjouissant ou qui donnerait envie de devenir professeur.

 

Pourtant, il n’est pas désabusé ni défaitiste ; malgré les situations difficiles auxquelles il se trouve confronté, il n’oublie pas d’évoquer avec tendresse et respect, les élèves qui font l’admiration de leurs professeurs : dignes, intelligents, bosseurs, pertinents, ouverts au monde, qui fournissent beaucoup d’efforts en dépit d’un quotidien ardu qui ne leur fait pas de cadeau.

 

Il raconte aussi les dialogues qui tiennent du gag, les petits mots interceptés, les parents loufoques, les rires partagés dans la salle des profs, l’absurdité de certaines situations où il est,  par exemple, bien obligé de constater après coup qu’effectivement Harmonie ne pouvait décemment pas quitter sa chaise,…

 

Vingt-trois portraits vivants de jeunes d’aujourd’hui : Aliyah, Cyril, Lolita, Yousseff, Harmonie, Kennedy, Samira, Arnaud, Kahdija, Nicolas, Jamel,… et pour terminer, l’autoportrait de Noam, jeune enseignant (alors débutant) qui constate sans réticence que son métier lui plaît.

J'ai trouvé que ce livre facile et agréable à lire, sincère, émouvant, vrai.

L'avis des Ados lecteurs.

Et pour le plaisir, le blog de Noam.
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 06:47

Et bien voilà, j’avoue, j’ai délaissé mes deux dernières lectures ABC 2009 !

 

Suite à l’avis éclairé et enthousiaste de Michel, et pour satisfaire des désirs très légitimes, j’ai acheté de dernier Gavalda ; pour ne rien faire à moitié, je me suis aussi laissée tenter par les sirènes de Françoise et un commentaire laissé par Noam, et j’ai aussi acquis le dernier Soulat (en fait, à ce jour, l’unique !).

 

A*****.fr étant mon recours en cas de manque, un petit colis m’attendait lundi soir quand je suis arrivée à la maison ; aussi, je n’ai pas résisté à la tentation :

-         18h30, je me retrouve assise dans un fauteuil, les pieds près du poêle et le nez dans L’Échappée belle, sans aucune pensée pour le travail qui m’attend, ni le moindre remord, bien entendu, car j’ai fait taire sans problème la petite voix qui aurait pu me susurrer « Ce n’est vraiment pas raisonnable… »

-         19h30, je lève enfin les yeux du livre ; je viens de le terminer, comme on s’éveille d’un rêve agréable, apaisée et détendue ; c’était bien, ni trop, ni trop peu ; pas extraordinaire mais léger comme une caresse, précieux comme une escapade imprévue, vivifiant comme une promenade dans les champs à l’aube…

 



« Garance monte dans la voiture de son frère Simon, sous l’œil réprobateur de sa belle-sœur Carine ; ils quittent la région parisienne pour assister au mariage du cousin Hubert dans le Limousin. Chacun avec ses blessures, sa vie qui l’étouffe un peu, ses peurs, ses doutes, existe tant bien que mal en tant qu’adulte. La fratrie amputée (ils ne savent pas si Lola, leur sœur aînée et Vincent le plus jeune, viendront), ils aimeraient bien la recomposer, rien qu’une fois, pour s’y ressourcer. »

 

Finalement c’est encore un livre sur la fratrie (avec 4 enfants) ; à croire que c’est mon thème de prédilection !

 

Car après tout, c’est quoi des frères et sœurs ?

 

Ce sont ceux que vous n’avez, certes, pas choisis, qui parfois vous agacent, que vous ne comprenez pas, qui font des choix à l’opposé de ceux que vous penseriez faire à leur place ; mais, parce que vous les aimer bien plus que vous ne sauriez le dire, si jamais quelqu’un d’extérieur à la famille s’avisait, même de manière très nuancée, à émettre une quelconque critique à leur égard, votre sang ne ferait alors qu’un tour, et vous seriez l’instant d’après toutes griffes dehors, prêt(e) à faire ravaler sa langue à cet effronté qui se permet de faire des remarques. Il s’est regardé, lui ???

 

Les avis de Tortoise, Camille, Crazyprof, Yaya, Thé à la menthe, Mya, Tulisquoi, Laura, Seren Dipity, Storybook, Edwige, 30ans la crise, Le Roi Lire,...



Demain Sur la photo de classe

 

 

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 18:53
 J'ai enfin choisi le dernier des livres de mon défi lecture; je vous remercie tous de l'aide que vous m'avez apportée.

Il s'agit de "Chinoises" de Xinran, une chinoise qui brisa un tabou en publiant ce texte.

Je vous en dirai plus quand je l'aurai lu.
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 12:00

Zac, Moïse et Antoine sont de jeunes adultes désabusés. A moins de 30 ans, ils vivent chacun chez leurs parents, à Nice, n’ont pas de boulot et pour eux le passage à l’âge adulte est synonyme d’angoisse existentielle et de mal-être. Ils sont désenchantés, semblent errer dans un labyrinthe sans issue.

 

Zac, jeune homosexuel sans liaison épanouissante, tombe régulièrement amoureux d’hommes hétérosexuels, et attire les loosers plus âgés que lui, notamment Roger, qui ne le lache pas d'une semelle. Moïse, 25 ans et sans plus aucune illusion sur le monde, cherche malgré tout l’amour, et elle comprend rapidement que ce ne sera pas avec Gaspard. Antoine, beau gosse séduisant, ne trouve pas sa place dans le Nice de son enfance.

 

De soirées très arrosées en journées sans éclats, leurs liens se tissent se tendent se défont, sans joie ni beaucoup d’espoir. Une lueur, peut-être…

 

Très bien écrit, dans un style direct et sans fioriture, mais pas très folichon, ni enthousiasmant.

 

L’avis d’Ingannmic.



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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 12:00


En octobre, je vous avais parlé de « 84, Charing Cross Road », d’Helen Hanff.

 

Plus de 20 ans après les premières lettres échangées avec Franck Doel, elle organise son voyage à Londres et met le pied sur le sol britannique 17 juin 1971 pour de longues semaines d’immersion.

 

Bien décidée à profiter un maximum de son séjour, elle tient un journal quotidien de ses visites, ses rencontres, ses joies et ses déceptions, ses relations avec sa maison d’édition et tous les inconnus qui tiennent à la rencontrer, publié sous le titre « La duchesse de Bloomsbury street ».

 

Le ton est toujours le même, direct, franc, parfois comique, efficace…

 

Un plaisir simple.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 18:08

Paul Anderen, mari abandonné avec ses deux enfants, Clément et Manon, écrivain en mal d’inspiration, quitte la région parisienne pour rejoindre sa Bretagne natale où, il l’espère, il pourra donner à ses enfants un semblant de vie normale.

 

Depuis que Sarah a disparu sans laisser de trace, sans un mot d’explication, sans prendre aucune de ses affaires, ils vivent tous trois comme en sursis, chacun avec ses questions sans réponse, ses hypothèses invérifiables, ses peines douloureuses enfouies pour protéger les deux autres.

 

Derrière les remparts de Saint-Malo, la vie n’est pourtant pas plus facile à vivre, ni pour lui, ni pour les différentes personnes qu’il croise. Devenu moniteur dans l’auto-école de son frère, il est confronté au mal-être de Justine, jeune fille sans repère, au désespoir d’un homme qui n’a plus le droit de voir son fils, à la solitude de sa voisine Isabelle, dont le fils s’est engagé dans la marine…

 

Ce roman fait depuis résonner en moi de nombreuses questions. Paul est tour à tour fort (il décide de déménager, prend soin comme il peut de ses enfants, écoute son frère, vient en aide à plusieurs personnes et faible (quand il se remet à boire). Beaucoup pensent que sa femme l’a quitté parce qu’il était insupportable, et lui-même doute parfois, mais reste cramponné à un soupçon d’espoir.

 

Je l’ai lu facilement ; on suit le cheminement intérieur de Paul avec tendresse, agacement, tristesse aussi, mais je n’aurais pas cru que plusieurs semaines après, j’en sois encore à réfléchir dessus, à ressentir des émotions qui n’avait pas émergé à la lecture.


Les avis d'Amandine, Clarac, Elfewood et Ade.
 

Merci à toi, Thérèse, de me l'avoir fait découvrir.



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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 21:06
Bonsoir à tous!

Les plus observateurs d'entre vous auront remarqué que, bien que je touche presque au but de mon défi "Lectures ABC 2009" (j'ai déjà lu 21 auteurs que je ne connaissais pas le 1er janvier dernier), il me reste à trouver trois auteurs, pour trois lettres pas si évidentes que ça ... et 57 jours pour réussir.

Pour le T, je pense à Daniel Tammet avec "Je suis né un jour bleu".

Mais pour ce qui est du N et du X, je reste plus qu'indécise. J'ai besoin d'aide et je vous invite donc tous à me faire des propositions que j'étudierai avec attention.

P.S. J'ai déjà lu Irène Némirovski et Katherine Neville; je ne suis pas très tentée par Françoise Xénakis, mais sait-on jamais, sauriez-vous me faire changer d'avis?
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 09:30

Edgar Mint a sept ans lorsque le facteur lui roule sur la tête, dans la réserve indienne où il habite avec sa mère, une ivrogne, et sa grand-mère. Amené à l’hôpital, il survit miraculeusement et passe plusieurs mois, entouré par une foule de patients et de soignants attentifs. Une fois guéri, il se retrouve dans un pensionnat pour jeunes garçons indiens : l’ambiance y est beaucoup moins chaleureuse qu’à l’hôpital et Edgar devient la tête de turc de garçons violents. Quel sera son avenir ? Que sait-il, d’ailleurs, de son passé ? Les réponses arrivent successivement jusqu’à ce qu’Edgar trouve la sérénité qu’il cherchait.

 

Ce roman est très particulier ; pas réellement passionnant car très lent, et pourtant, au cours de son enfance et de son adolescence, Edgar connaît plusieurs changements de vie radicaux. Son unique but : retrouvé le facteur pour le rassurer et lui apprendre qu’il n’est pas mort.


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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 17:10


Dès 1949 et pendant 20 ans, Helene Hanff, qui habite à New York, entretient une correspondance fournie avec Franck Doel, employé d’une librairie (Marks and Co) à Londres. Sans relâche, elle lui demande de trouver pour elle les livres les plus rares ; inlassablement, il cherche les trésors de la littérature qu’elle convoite.

 

Cocasse, charmant, émouvant, cet échange épistolaire se lit très facilement et dessine en filigrane la renaissance d’après guerre.


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