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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 17:04


Trouvé sur le site de Serialecteur, ce livre m’a plu d’emblée grâce au personnage principal, Lynn, délicieusement fêlée.

 

A sa sortie de l’hôpital psychiatrique, Lynn doit se réinsérer dans la vie active et trouve un emploi de femme de chambre dans un hôtel. Maniaque, elle nettoie à fond les chambres dont elle a la responsabilité ; elle a aussi besoin d’établir un emploi du temps immuable de ses soirées après le travail : le jeudi, elle appelle sa mère, le samedi, elle voit Chiara, le mercredi est son jour de congé, le vendredi, elle voit son thérapeute. Tout va pour le mieux jusqu’à ce qu’elle retombe lentement dans la spirale infernale de sa maniaquerie.


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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 16:48


Faute de disponibilité je n’ai plus écrit depuis… ouf, plus d’un mois déjà !!!

J’avais quand même lu un certain nombre de livres, je publierai donc de courts résumé, un rapide aperçu de mon opinion, et ce sera probablement tout.

 

Villa Amalia, de Pascal Quignard

Tout commence par une trahison et une rencontre, suivies d’une rupture. Ann Hidden (en anglais “cachée”), célèbre musicienne et compositrice, décide, après avoir découvert que son conjoint Thomas la trompe, de tourner la page de manière radicale. Grâce à l’aide de Georges, un camarade de classe qu’elle a retrouvé par hasard, elle part en errance à travers l’Europe, se perd dans la nature, cherche à disparaître. Quand enfin elle “renaît”, c’est en Italie, dans une maison isolée. Sa rencontre avec Leonhardt Radnistky, Magdalena puis Juliette et Charles ouvre une parenthèse enchanteresse dans sa vie, jusqu’à un drame absurde qui la replonge dans le désarroi.

 

Un livre très beau, très lent, magnifiquement porté à l’écran par Benoît Jacquot et interprété par Isabelle Huppert, magistrale.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 00:00

« Après cinq années d’absence, Olivier revient sans son village d’origine pour l’enterrement de… son père, Emile. Ambiance particulière car dans ce village, le personnage le plus influent est celle qu’on appelle la Mamé, ou la “désencraudeuse”, une vieille femme à laquelle on prête le savoir plus ou moins magique de soigner, mais aussi d’ensorceler. Selon certains, c’est parce qu’elle n’était pas là que l’Emile est mort. Entre les plus âgés qui croient en son pouvoir en feignant ne jamais y avoir eu recours et les jeunes qui ne savent pas trop quoi en penser, tous sentent le malaise s’installer. Charlatanisme, manipulation, désillusion, les secrets inavouables font surface rendant l’atmosphère tendue et le malaise est palpable. »

 

Cette histoire de “sorcellerie” dresse un portrait très vraisemblable de la vie d’un village sous l’emprise d’une femme qui tient ses habitants sous sa coupe

Quelques sites qui en parlent ici, et là-bas.

Ainsi qu'une présentation de Benoît Springer et de Séverine Lambour.

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 06:00


« Que ceux qui n’ont jamais eu peur d’avoir un enfant anormal lèvent la main.

Personne n’a levé la main.

Tout le monde y pense, comme on pense à un tremblement de terre, comme on pense à la fin du monde, quelque chose qui n’arrive qu’une fois.

J’ai eu deux fins du monde. »

 

Jean-Louis Fournier parle de Mathieu et Thomas, ses deux fils lourdement handicapés.

 

Ce livre est à la fois une claque, et une douceur. Une claque parce que ce n’est jamais agréable d’entendre certaines vérités, certaines douleurs qu’on préfèrerait oublier parce qu’on ne les vit pas. Une douceur parce que derrière le cynisme et l’amertume pointent la tendresse et l’amour.

 

Jean-Louis Fournier évoque, avec lucidité et humour, la fatalité (« Avec moi, la nature a eu la main lourde. ») la tristesse et l’impuissance, mais aussi l’hypocrisie ; celle des médecins, de l’entourage. Il énumère tout ce que ses enfants ne feront pas, les cadeaux qu’ils ne recevront pas, les photos qu’on ne prend pas, la stagnation de leur développement, la difficulté des relations de couple dans de telles situations.

 

 

Il raconte aussi les joies, les crises de rire, le bon sens de leur employée de maison, le courage d’avoir un troisième enfant, incités par un médecin alors qu’ils envisageaient un avortement : « Je vais vous parler brutalement. Vous êtes dans une situation dramatique. Vous avez déjà deux enfants handicapés. Vous en auriez un de plus, est-ce que ça changerait vraiment beaucoup, là où vous en êtes ? Mais imaginez que cette fois, vous ayez un enfant normal. Tout changerait. Vous ne resteriez pas sur un échec, ce serait la chance de votre vie. »

 

Courage, résignation... un témoignage émouvant.

Néanmoins, par équité, le témoignage de la Maman des deux enfants.

Ils en parlent aussi : KélineToutzazimuth, Foudre Bénie, Marie, Theoma, Lisa, Biblio, Mamago, Pomme de Pin, Mister Pip, Emédia, Liyah et tant d'autres encore.




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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 06:00

Quatrième de couverture :

« C’est un enfant curieux et espiègle qui veut comprendre les droits de l’Homme.

Comment concilier intérêts de la France et droits de l’Homme ? À quoi peuvent servir des droits encore largement inappliqués dans le monde ? L’islam est-il compatible avec eux ? Le développement ne leur est-il pas préférable ?  La France est-elle réellement le pays des droits de l’Homme ?

Avec la grâce de l’innocence, l’enfant interroge sans détour Rama Yade, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme. De son compagnonnage avec les mal-logés d’Aubervilliers à sa gestion de la crise de l’Arche de Zoé, de la visite du colonel Khadafi en France à celle du Dalaï Lama, Rama Yade répond avec humour et intelligence, pédagogie et précision en s’appuyant sur des exemples emblématiques de son action au gouvernement.

À travers ce livre, Rama Yade en révèle les coulisses, sans rien cacher des contraintes de cette mission exaltante qui, à bien des égards, participe au supplément d’âme de notre politique étrangère. »

 

Je dois vous avouer que mon premier geste, quand j’ai choisi ce livre, était plus guidé par la recherche d’un auteur dont le nom commence par Y, que par la réelle envie de m’atteler à un essai, qui plus est, écrit par un membre du gouvernement actuel. Mon problème était que j’avais déjà essayé Yourcenar, mais que vraiment, je n’avais pas réussi à entrer dans ses “Contes orientaux”.

 

Rama Yade, donc. Très belle femme, jeune, dynamique, appelée à de hautes fonctions au gouvernement (on compte effectivement sur les doigts d’une main le nombre de femmes de couleur de moins de 40 ans en politique, non ?).

 

Et son livre alors ? Il ressemble beaucoup plus à plaidoyer en faveur du gouvernement qu’à un ouvrage pédagogique, certes, mais l’effort de vulgarisation est indéniable. La forme du dialogue aide se plonger dedans. Pas de chapitre, juste une série de questions courtes et de réponses longues, un peu comme une interview où on laisserait la personne interviewée aller au bout de sa pensée.

 

Je ne peux pas dire que j’ai aimé, mais j’ai réussi à lire jusqu’au bout l’explication que donne Rama Yade de son travail au gouvernement ! C’est toujours ça, non ?

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 15:25



Toujours à la recherche de nouveaux auteurs pour tenir mon défi “Lectures ABC 2009”, j’ai choisi, pour la lettre D, Marc Dugain. Je ne le connais que depuis ce début d’année grâce au “Prix du Livre Inter 2009” dont il a été le président. Pourtant, j’ai appris qu’il était l’auteur du roman le plus connu et le plus primé “La Chambre des Officiers”, paru en 1999 aux Editions Jean-Claude Lattès. Il est peut-être plus connu grâce à son adaptation au cinéma en 2001 par le réalisateur François Dupeyron, qui a aussi réalisé “Aide-toi, le ciel t’aidera” dont je vous ai parlé en février dernier.

 

“En bas, les nuages” n’est ni un roman, ni vraiment un recueil de nouvelles. Ce sont sept histoires qui font entre 10 et 96 pages. Sur la quatrième de couverture, on peut lire : « Sept récits liés par un fil narratif : comme un détail détaché d’une photo, c’est un fait anodin dans l’un qui déclenchera le suivant. ». Dans chaque histoire, le personnage principal est un homme qui se trouve confronté à une situation particulière, délicate, à un carrefour de sa vie. J’ai parfois vu le lien entre certaines d’entre elles, mais pour toutes.

 

La première “Eileen” et la dernière histoire “Les Lucioles de jade”, une dizaine de pages chacune, se rapprochaient de la forme de la nouvelle. Je les ai trouvées assez fascinantes et très belles : on ressent très bien l’ambiance, l’état d’esprit du narrateur ; les personnages sont attachants, doux. J’ai moins aimé les autres histoires “La bonté des femmes”, “Légende naïve de l’ouest lointain”, “Les vitamines du soleil”, Montparnasse”, et “Vent d’est”. Je les ai trouvées trop longues, alambiquées, comme si Marc Dugain lui-même ne savait pas où il allait. Mais je me connais, c’est surtout que je suis impatiente et que je n’étais peut-être pas assez disponible pour me laisser emporter.

 

“Eileen”

Un jeune pompier professionnel américain se retrouve dans une petite île, en plein cœur du Pacifique, et se lie avec Eileen Broomsted, une femme de près de 80 ans qui habite pour ainsi dire, cachée, au milieu d’une végétation luxuriante. Pourquoi a-t-il débarqué là ? Et elle, pourquoi vit-elle ici, comme oubliée d’un monde qu’on dit civilisé ?

 

“La bonté des femmes”

Le risque d’une pandémie mondiale fait sortir les habitants des villes : ils se réfugient à la campagne. Pour sauver sa maîtresse, un homme la fait cohabiter avec sa femme et ses enfants. Qui est le plus trompé dans l’histoire ?

 

“Légende naïve de l’ouest lointain”

Orphelin, Kyle croit au rêve américain du self-made man et pense avoir trouvé l’idée du siècle pour faire fortune. Il monte un projet avec l’aide son ami Saul, sous le regard méfiant des parents de celui-ci.

 

“Les vitamines du soleil”

Un célèbre auteur de pièces de théâtre vit au Maroc et y retrouve une femme, juge, qu’il a rencontré plusieurs années auparavant pour une affaire dans laquelle il semblait impliqué. Chassé-croisé amoureux ou recherche de vérité ?

 

“Montparnasse”

Un critique gastronomique cinquantenaire vogue entre sa jeune compagne qui aimerait avoir un enfant et une maîtresse complaisante.

 

“Vent d’est”

Un artiste vit retiré à la campagne, sans réel lien avec ses voisins. A un dîner, il fait la connaissance de la compagne de l’un deux, russe et mélancolique.

 

“Les Lucioles de jade”

Un homme d’une cinquantaine d’années rencontre, dans un bar une femme beaucoup plus jeune, perdue, désorientée par la trahison de son petit ami. Conversation banale, puis plus personnelle, aveu d’échec, peur de l’avenir…

 

Ce qu’en pensent Caroline, Catherine et Jardinezbio.

 

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 06:00


« Avant de devenir des grand-mères, Roz (Roseanne) et Lil (Liliane) ont été deux petites filles qui, dès leur plus jeune âge, se sont liées d’un lien plus fort encore que l’amitié. Telles deux sœurs jumelles, bien que très différentes, tant du point de vue de caractère que par leur physique, elles ont grandi côte-à-côte.
Mariées, elles ont vécu l’une en face de l’autre, ont eu chacune un fils à quelques jours d’intervalle ; mais elles ont continué leur relation fusionnelle, excluant leurs maris, qu’elles n’aimaient pas tant que ça puisqu’elles étaient toujours là l’une pour l’autre, élevant en frères leurs fils comme s’ils étaient leurs doubles.
Cruelles et manipulatrices elles n’ont jamais réfléchi aux conséquences de leur vie, elles ont juste cherché à maintenir une image idyllique ; elles se sont toujours peu soucié des obstacles, les balayant d’une moue ou d’un rire sardonique. Devenues grand-mères, elles ont gardé leur charme vénéneux.
 »

 

Avec aisance et fluidité  Doris Lessing peint le tableau d’une vie vécue au détriment des autres. Choquantes, indignes, égocentriques, Roz et Lil ont parfois des doutes sur les décisions qu’elles ont prises, mais jamais de remords. J’ai beaucoup aimé ce livre court, incisif ; sans fioritures, l’auteur évoque presque froidement leur vie et leurs choix coupables. Ces deux “héroïnes” m’ont beaucoup plu par leur narcissisme et leur formidable soif de vivre.

 

Doris Lessing a été lauréate du prix Nobel de littérature en 2007.

  

Voici ce qu’en pensent Jemlyre, Liyah, Un coin de blog et Le cercle des lecteurs.


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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 06:00

Cinq écrivains mauriciens (deux femmes, trois hommes), cinq nouvelles différentes mais toutes traitent l’identité mauricienne.

 

Difficile d’en parler, ou du moins de résumer chacune des nouvelles ; certaines m’ont touchée, d’autres m’ont semblées plus hermétiques, comme-ci j’étais incapable d’en saisir la portée réelle ; je suis restée un peu en marge. Je préfère donc vous livrer l’introduction à chacune, tirée du recueil.

 

Un monde de douceur, de Shenaz Patel

« […] nouvelle nostalgique, toute en finesse, où les thèmes chers à Shenaz Patel sont développés, que ce soit l’évocation d’une Île Maurice où la terre a tant compté pour des générations d’immigrants et leur descendance, ou celui du devenir des îles de l’océan indien. »

 

Le miel des étoiles, de Vinod Rughoonundun

« […] nouvelle sur la femme, sur les femmes, thème cher à Vinod Rughoonundun, où une mère partage au plus profond d’elle-même les souffrances de sa fille dont le mariage n’a été qu’un long calvaire. »

 

Bleu glace, d’Ananda Devi

« [Cette] nouvelle […] qui nous transporte dans les régions glaciales de l’Antarctique, où l’on se livre à l’abattage des jeunes phoques pour en récupérer la graisse, est une étrange variation sur la solitude, qui témoigne du vaste registre d’Ananda Devi. »

 

En traversant Petite Escale, de Sailesh Ramchurn

« […] une fresque en miniature de la vie rurale sur une petite exploitation de canne à sucre, à l’heure des grands changements économiques et de l’émancipation des femmes qui perturbent un ordre que certains croyaient immuables. En traversant Petite Escale est comme la métaphore de cette île de passage que fut et qu’est toujours l’Île Maurice. »

 

No more beer, de Bertrand de Robillard

« La nouvelle de ce volume […] d’inspiration autobiographique, est une tranche de vie d’artiste, le portrait d’un touche-à-tout de talent. »

 

J’ai trouvé ICI quelqu’un qui en parle bien mieux que moi.

 

Vous l'avez peut-être remarqué, j'ai également mis un lien pour chaque auteur, sauf pour Sailesh Ramchurn ; je n’ai pas trouvé de biographie en ligne le concernant, mais chaque auteur a sa petite biographie dans ce livre. 

 

 

 

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 06:00

« Nous sommes à Londres, en 1954, neuf ans après la fin de la guerre. Pénélope, dix-huit ans, vit avec sa mère, Talitha, et son frère, Inigo, dans l’immense maison familiale du Wiltshire, Milton Magna Hall. Son père est mort à la guerre, et sa mère, d’une beauté saisissante et âgée de trente-cinq ans, se morfond, endettée, dans sa grande demeure.

La vie de jeune fille bourgeoise introvertie et timide de Pénélope prend un curieux virage à un arrêt de bus le jour où une jeune fille de son âge demande si quelqu’un serait intéressé pour partager un taxi.

Interloquée et se sentant directement interpelée, elle se laisse finalement séduire par l’idée et se retrouve en compagnie d’une jeune fille un peu fantasque, Charlotte, qui insiste pour qu’elle vienne prendre le thé avec elle chez sa tante Clare. Subjuguée par le personnage, Pénélope la suit, ne doutant pas un instant que cette rencontre engendrera de grands changements dans sa vie. »

 

Pénélope et Charlotte sont des adolescentes d’après-guerre. Cette guerre qui a endeuillé leurs familles, elles ne souhaitent pas se la remémorer. Elles veulent au contraire vivre, jouir de la vie, écouter les chanteurs de rock, hurler pour Johnnie Ray (une star de l’époque) bref, tourner cette page sombre de leur histoire et envisager un avenir souriant.

 

Les personnages secondaires sont eux aussi attachants : Harry Delancay, le cousin de Charlotte, apprenti magicien et entiché d’une starlette américaine qu’il cherche à rendre jalouse, Talitha, mariée très jeune et rapidement veuve, encore un peu adolescente et désorientée, Clare Delancay, tante de Charlotte, qui écrit ses mémoires, Inigo, le jeune frère de Pénélope qui cherche à devenir une star de la chanson, Rocky Dakota, imprésario américain quarantenaire au charme dévastateur…

 

Eva Rice écrit sur un ton léger et sa bonne humeur est contagieuse : Pénélope et Charlotte sont adorables, elles sont fraîches, spontanées et ouvertes au monde “merveilleux” qui les attend.  

 

Ce livre a connu un grand succès. Voici ce qu’en pensent Armande, Bill et Marie, Lily et Cunéipage.



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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 06:00

« Lou a 13 ans, précoce et est donc déjà en seconde. Ce n’est pas facile pour elle de s’intégrer ; d’abord parce que les filles de la classe la surnomment “Le cerveau” et aussi parce qu’elle est bien plus petite que tous les autres élèves. Ça lui fait parfois un peu peur, aussi, parce que Lucas, le garçon dont elle est amoureuse à, lui, quatre ans de plus qu'elle. Enfin, ce n’est pas agréable, non plus, de rentrer tous les soirs à la maison avec une maman dépressive, éteinte et un papa qui fait de son mieux pour faire comme si tout allait bien.

Mais ce que Lou va découvrir, c’est que ses problèmes ne sont rien à côté de ceux de No (Nolwenn), jeune SDF qu’elle a rencontré à Austerlitz, justement parce qu’elle devait faire un exposé sur les sans-papiers. Au fil des rencontres, elles vont tisser des liens forts. A mi-chemin entre la meilleure copine et la grande sœur, No pourrait trouver en Lou la confiance qui lui manque. »

 

Ce que j’ai aimé, c’est la spontanéité et la maturité de Lou, sa capacité d’adaptation. Très vite, elle se confronte à un monde parallèle au sien, un monde où il vivent des adolescents qui n’ont plus de parents, pas de maison, nulle part où aller. Sa plus grande colère, c’est l’indifférence des adultes autour d’elle, ceux qui  dressent les barrières entre les mondes. Et, avec toute la naïveté, la conscience et la volonté qui la caractérisent, elle se bat pour aider No.

 

Delphine de Vigan a écrit un très beau roman, plein d’espoir et de fraicheur, d’humour et de gravité. Lycéens, je vous le conseille !

 

Zabou Breitman a apparemment été séduite elle aussi puisqu’elle en réalise un film avec Bernard Campan qui devrait sortir en 2010.

D’autres avis sur ce livre chez Sourifleur, Le blog des livres,  Just read it ! et Mots-en-bouche.


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