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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 07:15


Je ne redirai pas ici tout le bien que je pense de Janine Boissard. Elle a publié de très bons romans (L’Esprit de Famille, Belle Grand-Mère, Marie-Tempête,…) et certains semblent un peu plus ternes en comparaison. Pourtant, ce qu’il faut en retenir, c’est qu’elle aborde souvent avec beaucoup de délicatesse et de pudeur le thème des femmes amoureuses.

 

« Anne-Thé est plusieurs fois mère et grand-mère, mariée depuis de longues années à un mari parfois volage, mais son rôle lui convient parfaitement. Au cœur du vignoble bordelais, elle a trouvé sa place et elle aime sa vie. Pourtant, lors de sa soirée d’anniversaire, quand elle rencontre Florian, jeune musicien trentenaire, sa vie prend un tournant qu’elle n’imaginait même pas ; elle risque alors beaucoup  pour se sentir revivre. »

 

Je suis bien placée pour savoir qu’avoir une grande différence d’âge avec son conjoint n’est pas toujours bien compris par la société. Je crois que c’est encore plus difficile pour le couple quand c’est la femme qui est plus âgée que l’homme : les gens ont encore plus de mal à y croire et à l’accepter. Anne-Thé et Florian ne brisent pas vraiment les tabous ; ils vivent leur amour en secret. Mais sur le long terme, quel choix faire pour soi, pour l’autre, et à quel prix ?

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 08:11


Quoi de plus accessible et distrayant qu’un bon petit roman pour « filles » quand lire devient trop difficile ! Les romans de Sophie Kinsella ne sont peut-être pas de la haute littérature, mais ils ont le mérite de divertir agréablement et sans prise de tête. Vive la superficialité !

 

« Emma a une bonne vingtaine d’années et vit en colocation avec Lissy, sa meilleure amie, et Jemina, à qui elles empruntent secrètement ses vêtements et chaussures de luxe. Elle est amoureuse de Connor, son petit ami, beau comme le Ken de Barbie, et elle aimerait obtenir une promotion à son travail pour pouvoir clouer le bec à sa cousine, Kerry, une insupportable bêcheuse à qui tout réussit. Malheureusement pour elle, Emma est la reine des gaffeuses, et comme sa vie ne lui plait qu’à moitié, elle a tendance à l’embellir en racontant de petits bobards, ce qui finit toujours par lui poser des problèmes : elle ne fait pas du 36, mais du 40, elle déteste le jazz alors que Connor croit qu’elle adore ça, … Un jour, en revenant d’un rendez-vous de travail en avion, elle croit sa dernière heure arrivée à cause de fortes turbulences et paniquée, elle déballe tout à son voisin de siège. Quand elle découvre le lendemain qu’il s’agissait du « Big Boss », elle pressent des catastrophes… C’est sans compter sur l’humour et le pouvoir de persuasion de Jack Harper. »

 

Sophie Kinsella est une auteure britannique célèbre pour sa série « L'accro du shopping »

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 07:48


« 1945 – Barcelone. Daniel Sempere n’a qu’une dizaine d’années quand son père, libraire, l’emmène découvrir le Cimetière des Livres Oubliés. Lieu secret et précieusement gardé, ce cimetière renferme des trésors uniques parmi lesquels Daniel doit choisir UN livre. Hasard ou destin, Daniel se retrouve avec un roman qui va marquer sa vie entière : l’Ombre du Vent. L’auteur, un certain Julien Carax, sembla avoir disparu depuis longtemps, et pourtant il semblerait qu’il ait vécu à Barcelone même, une vingtaine d’années auparavant. Plus étrange encore, de nombreuses personnes cherchent à acquérir ce livre à n’importe quel prix. Secrets, douleurs refoulées, amours contrariées, la vie de Julien Carax reste pleine d’ombres. Daniel va suivre un chemin dangereux pour découvrir le drame qui s’est déroulé bien avant sa naissance et qui continue à hanter Barcelone. »

 

Alexandra E. m’a prêté ce livre en avril. Très riche en intrigues et rebondissements, en personnages complexes, il tient en haleine du début à la fin. L’idée de départ est très belle : ce Cimetière des Livres oubliés m’a beaucoup plu et je rêverais d’y faire un tour… si jamais il existait !

 



Carlos Ruiz Zafón (écrivain espagnol né en 1964) écrit magistralement et réussit à décrire des personnages complexes, à monter des intrigues tortueuses, à tenir en haleine son lecteur pendant plus de 600 pages.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 07:16

Vous l’avez peut-être remarqué, vous pouvez trouver à droite un lien vers le site Blog-o-book.

Les créateurs m’ont contactée au printemps et m’ont proposé de choisir un livre parmi trois titres, de le lire et d’en faire un résumé sur mon blog. J’ai trouvé l’idée intéressante sur le moment et je me suis empressée d’accepter.

Quelques jours plus tard, je recevais chez moi, par le courrier, un exemplaire de « La Fille perdue », de DH Lawrence.

 

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce livre et à le lire jusqu’au bout. J’ai renâclé à la besogne, je me suis agacée d’autant plus que j’avais promis de le lire et de donner mon avis. J’ai regretté de m’être engagée, mais j’avoue finalement ça a été utile : j’ai réalisé que je n’étais pas capable de lire sur commande. Je ne pense pas que je m’engagerais à nouveau de la sorte : c’est mon côté « tête de mule ».

 

Néanmoins, j’ai quand même réussi à le terminer ; voici mon résumé et mon opinion.

« Alvina est la fille de commerçants prospères. Entre un père, James Houghton, qui a la folie des grandeurs, et une mère, Clarisse, hypochondriaque, elle grandit et reçoit une bonne éducation grâce au suivi de sa gouvernante Miss Frost. Malheureusement la  petite ville minière dans laquelle ils vivent, Woodhouse, est sur le déclin. Alors qu’elle devient adulte, les occasions de se marier se raréfient et elle se retrouve rapidement dans la catégorie des vieilles filles, malgré deux prétendants successifs. Peu à peu, la situation financière de la famille devient de moins en moins enviable, et Mrs Houghton meurt, suivie, quelques mois plus tard, de Miss Frost. Au fil des années, James Houghton laiseé son excentricité se développer et il entreprend d’ouvrir une salle de spectacle. C’est lors du passage d’une troupe qu’Alvina rencontre Ciccio, un bel italien ténébreux et assez rustre, dont elle tombe amoureuse. La décadence de sa vie ne semble pas trop la toucher mais les épreuves qu’elle va rencontrer seront dégradantes. »

 

David Herbert Lawrence (1885 – 1930) est certainement beaucoup plus connu pour son roman « L’Amant de Lady Chatterley » réputé être un chef-d’œuvre de l’érotisme. « La Fille perdue » n’a rien d’érotique, mais la déchéance d’Alvina, ses choix très libres (elles refusent deux demandes en mariage et part avec un étranger sans le sou) ont dû tout aussi sérieusement choquer la bonne société britannique lors de la parution du roman. Ce qui est assez fascinant, c’est la volonté d’Alvina de ne pas tenir compte de l’opinion d’autrui, de se moquer du « qu’en dira-t-on », de faire des choix fondés sur la passion et non sur la raison.

L'avis de Cécile, d' Armande et de Zarline .

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 19:00


Je suis passée, samedi matin, au salon du livre de jeunesse de Questembert.
Pour la première fois depuis très longtemps, la foule, très dense, ne m'étouffait pas; et pour cause, elle était majoritairement composée d'enfants entre 3 et 10 ans !

J'ai agréablement discuté avec cet homme, Jean-Luc Le Pogam,

et je lui ai acheté son roman "Les Mange-Rêve - Tome 1 : Le grand dérèglement".
 
J'ai aussi pris pour M. et A. ce livre très drôle
et son illustrateur, Ronan Badel, me l'a sympathiquement dédicacé.



Je suis ravie !!!
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 06:00

Oyé ! Oyé ! Si le (ou la) fan de Jean-Jacques Goldman sommeille toujours en vous, voici une BD à ne pas manquer !!!

 

« Chansons pour les yeux » (un rappel du titre de l’album sorti en  2001) est un hommage en images de 15 dessinateurs autour de chansons emblématiques du chanteur. Tour à tour  drôles, émouvantes ou psychédéliques, chaque BD reflète ce que la chanson lui a inspiré et on se retrouve parfois à des lieues de ce que notre cerveau d’adolescente déboussolée par ses hormones (là, il s’agit de moi, bien sûr) avait imaginé dans ses rêveries les plus élaborées.

 

Le travail fourni est très intéressant et j’ai été émue par celui de Manu Larcenet sur « Filles faciles » et celui de Cosey (oui, Juliette !) sur « Tu manques ». J’ai également bien rit avec les dessins de Zep qui nous révèlent « Qui est véritablement Jean-Jacques Goldman » et Buche nous montre « La vie en Gold ».

 

Un album à lire en écoutant les chansons, bien sûr ! 

ZEP - Editions Delcourt - 2004





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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 19:42


En 1942, être un officier allemand prenant peu à peu conscience de l’horreur nazie n’est pas une place facile.

 

Karl Bazinger, 48 ans, officier de la Wehrmacht, vit à Paris et assume ses fonctions en homme courtois et soigné ; un gentleman. Son amitié avec un français, Louis Deharme, rencontré de nombreuses années auparavant, lui a ouvert les portes de la maison de Rémy et Marguerite Féval, parisiens aisés. Sa relation érotique avec la jeune Madeleine l’aide à passer le temps.

 

L’arrivée à l’improviste de son voisin et ami Hans Bielenberg, officier dans la Luftwaffe, trouble sa quiétude apparente et va influencer ses choix. De retour en Allemagne avant son départ pour le front russe, il constate qu’Hans travaille effectivement contre le nazisme et que lui et sa femme risquent leurs vies. Arrivé en Russie, il rencontre Katia Zvesdny, victime, elle aussi de la guerre, après avoir subit les traumatismes du régime soviétique par la faute duquel elle a perdu toute sa famille.

 

Prenant appui sur trois fleuves, la Seine, l’Elbe et le Dniepr, Nella Bielski entraine son héros dans la tourmente de la guerre, le quitte pour nous présenter Katia, puis les fait se rencontrer.

 

J’ai lu ce roman sans grande difficulté, mais la manière dont il est écrit m’a déstabilisée : il n’y a pas vraiment de fin, pas vraiment d’histoire non plus. J'aurais aimé que l'histoire des trois personnages soit plus fouillée, plus détaillée. Nella Bielski est restée dans des bribes de vies.

 

J’ai trouvé ici et (chez Sylire) des renseignements complémentaires sur le livre et l’auteur.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 15:14

Oakland, Californie. Depuis un an, Tilo, indienne, tient une boutique d’épices dans un quartier d’immigrés. Sous les traits d’une vieille femme sage, elle prodigue conseils et soulagement à ses clients, car, bien plus qu’une épicière, Tilo est “maîtresse des épices”, et à ce titre, elle sait les faire parler et chanter pour qu’elles agissent. Curcuma, cannelle, fenouil, gingembre, cumin, piment, sésame,… toutes lui dévoilent leurs secrets et elle les utilise pour aider ses clients à retrouver un équilibre, une harmonie mis en péril dans ce pays qui leur est étranger.

 

Mais un tel pouvoir exige une contrepartie sans concession : Tilo se doit toute entière au service des épices, sans possibilité de se lier avec les humains ; pas d’amis, pas de contacts physique, pas d’informations personnelles, pas même de sortie dans la rue. La “Première Mère”, celle qui l’a choisie et formée, a été très claire à ce sujet.

 

Pourtant, au fil des semaines et des mois,  Tilo va transgresser un à un tous ces interdits et risquer sa vie…

 

Cette histoire est vraiment belle et captivante. On sent là la puissance de la magie orientale et des traditions indiennes. Mariages arrangés, xénophobie, violence contenue… des éléments qui donnent à ce roman un caractère fort.

 

Née en Inde en 1956, Chitra Banerjee Divakurani vit aiux Etats-Unis depuis 1976. Elle a écrit plusieurs nouvelles et romans dont La Reine des Rêves, La liane du désir et Mariage arrangé.

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 19:06

Pour découvrir Andrée Chédid, j’ai choisi un recueil de cinq nouvelles publiées dans la collection Etonnants classiques (une référence pour les enseignants de lettres du secondaire !) : L’Enfant des manèges et autres nouvelles.

 

N’étant pas vraiment portée vers la poésie, je me suis dit que les nouvelles seraient faciles à lire, et ça s’est avéré exact ; avec une nouvelle, on sait que l’on pourra lire le texte d’une traite, en quelques minutes (une vingtaine de pages). Ce qui est fascinant, c’est que l’écrivain réussit à installer une ambiance très rapidement, à captiver le lecteur dès les premières lignes.

 

L’Enfant des manèges

Omar-Paul est un enfant malicieux et plein d’idées, orphelin de la guerre, exilé à Paris ; Maxime Balin est un forain triste et vieillissant qui regarde son manège et la vie avec désillusion. Leur rencontre va les bouleverser et leur offrir ce qu’ils n’espéraient peut-être plus…

 

L’Enfant au réverbère

Tony fait un séjour en Egypte avec sa mère, une femme embarrassante et étouffante. Elle se désespère de le voir dédaigner les monuments historiques et grandir sans avoir de prise sur lui. Un soir, alors qu’il se promène dans les rues du Caire, Tony rencontre Saïd et partage avec lui une heure de lecture qui lui révèlera bien des choses…

 

Les cinq nouvelles sont tirées des recueils suivants :

-         L’étroite peau (1978), pour La Chèvre du Liban

-         Mondes Miroirs Magies (1988), pour L’Enfant des manèges et L’Enfant au réverbère

-         À la mort, à la vie (1992), pour L’Ancêtre sur son âne et Les Métamorphoses de Batine

 

Andrée Chedid est d’origine libanaise, mais elle est née au Caire en 1920. Femme de lettres, elle est l’auteur de plusieurs romans et recueil de nouvelles, mais écrit également de la poésie, des pièces de théâtre et bien d’autres ouvrages.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 09:46


I feel good est un documentaire qui raconte le quotidien de la chorale Young@Heart.

 

Elle est probablement unique au monde car la moyenne d’âge des choristes est de 80 ans et le répertoire proposé par Bob Cilman (chef de chœur, 53 ans) est éclectique : « Nothing compare 2 U », de Sinead O’Connor, « Should I stay or should I go » des Clash, « I got you (I feel good) » de James Brown, « Every breath you take » de Sting, etc…

 

Ces personnes âgées, volontaires, dynamiques, pleines d’humour (« Nous sommes allés de continent en continent, jusqu’à ce que je devienne incontinent », nous dit Fred Knittle, 81 ans) se réunissent une fois par semaine pour apprendre des standards de musique punk, hard rock, disco. Avec détermination, ils oublient leurs corps défaillants pour vivre pleinement leur passion du chant. Entrainés par Bob, ils se lancent dans des défis musicaux et physiques, ils tentent de repousser toujours plus loin leurs limites pour connaître, encore et encore, la jubilation de chanter en public.

 

 



Un spectacle réjouissant et qui provoque beaucoup d’émotions, tant dans les salles de concert qui les accueillent, que dans les prisons où les condamnés les écoutent avec une ferveur religieuse.



 

Bruno et moi l’avons vu, séparément, mais tous deux, nous avons été extrêmement touchés par ces images.


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