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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 14:29


Puisque je suis dans la série des films qui m’ont plu, je fais un petit saut en arrière d’un an et demi. J’avais vu la bande annonce d’un film de Nadine Labaki, et j’avais eu très envie de voir le film.

 

Cette bande-annonce développe des thèmes universels tels que l’amitié et l’amour entre femmes, les relations avec les hommes (fiancés, amants, frères et pères), l’amour à tout âge, le sexe, la virginité, la sensualité, avec pour toile de fond un institut de beauté de Beyrouth, au Liban, où on assiste à la fameuse épilation au caramel !!!

 

J’ai eu la chance d’assister à la dernière projection à Montluçon et j’ai vraiment été touchée. D’abord parce que de toutes ces femmes émane une sensualité touchante (est-ce le cliché de la femme orientale ???) et des émotions vraies. En comparant au film de Tonie Marshall, Vénus Beauté Institut où les personnages sont souvent insatisfaits, désabusés, voire cyniques, j’ai ressenti un souffle de vie, de bonne humeur d’optimisme chez les protagonistes de ce film. Malgré une vie difficile, des situations problématiques, chaque femme essaye de trouver des solutions  à ses problèmes et des raisons d’espérer.

 


« 
Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient. Layale (Nadine Labaki) est la maîtresse d'un homme marié. Elle espère encore qu'il va quitter sa femme. Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n'est plus vierge et s'inquiète de la réaction de son fiancé. Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer. Jamale est obsédée par son âge et son physique.
Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa sœur âgée. Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au cœur de leurs conversations intimes et libérées
. » (Source : Allociné.fr)

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 23:07


Matthieu a 15 ans et il sait déjà qu’il veut devenir agriculteur. Elève en Maison Familiale Rurale, il va régulièrement en stage chez Paul, dans une exploitation laitière de petite taille, sur les plateaux du haut Doubs. Mathieu est un garçon comme les autres, avec ses problèmes, une maman en difficulté qui l’élève vaillamment seule et qui aurait aimé qu’il travaille dans un bureau, un père absent qu’il ne veut plus voir. Chez Paul, il aide à tout (enfin, quand il en a envie), se promène en mobylette, taquine les poules, vit en famille, chante du Johnny Hallyday dans l’étable en poussant la bouse. A l’école, il côtoie d’autres garçons qui se destinent à l’agriculture, va à la piscine, embrasse les filles…

 



Pour ce film qui tient à la fois de la fiction et du documentaire, les acteurs sont les personnages réels de l’histoire. Samuel Collardey, le réalisateur, a expliqué son travail ICI et je préfère vous donner le lien de peur de trahir sa pensée.

 

Il faut par contre que je vous explique pourquoi je suis allée voir ce film, et pourquoi je l’ai aimé. Mon père avait une exploitation laitière, dans le sud du Cher, et très souvent, il a reçu des stagiaires de la Maison Familiale Rurale de Saint-Sévère-sur-Indre (qui n’existe plus). Ces garçons et ces filles, qui ont vécu avec nous, faisaient temporairement partie de la famille. Mario, notamment, a été notre « grand frère » pendant près de deux ans, et revenait régulièrement voir Papa des années après. En regardant ce film, j’ai ressenti tout ce que la vie de ces stagiaires pouvait être, et j’ai ressenti une bouffée de tendresse pour eux, pour mon enfance.

 

La question qui se pose maintenant est celle du cliché. Certaines des personnes qui ont vu ce film n’ont pas aimé, l’on trouvé trop loin de la réalité des agriculteurs du XXI ème siècle. C’est sûr que, comparée à la ferme de mes cousins, celle-ci fait vraiment miteuse. Pourtant, ce que j’ai aimé, moi, c’est de voir cette ferme, avec de la boue en hiver, une maison à l’intérieur plutôt rudimentaire, qui casse un peu l’image de l’exploitant agricole riche, parce qu’en agriculture, comme ailleurs, on trouve de tout.

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 15:06

 

  
          Belle, généreuse, courageuse, Sonia (Félicité Wouassi, superbe) vit dans une cité de la région parisienne avec son mari et ses quatre enfants. Entre les ménages et la vie de famille, elle n’arrête pas une seconde de trimer, de courir et de jouer les casques bleus à la maison.

 

          Le jour du mariage de sa fille aînée, la colère qui couvait éclate entre ses enfants et son mari, qui refuse d’assister au mariage. De cet événement vont découler une cascade d’autres, et Sonia, volontaire mais désabusée, n’aura pas trop de l’aide proposée par son voisin, Robert, (Claude Rich, parfait dans le rôle d’un vieillard légèrement lubrique et manipulateur) octogénaire un brin marginal.

 

          Sonia adopte alors une philosophie de survie : pour s’en sortir dans la vie, il ne faut pas avoir les deux pieds dans le même sabot, ne pas être trop exigeant avec les autres, et mettre son orgueil (voire, sa droiture) au fond de sa poche ; bref, avoir un vrai sens pratique.

 

          "Aide-toi, le ciel t'aidera" est le dernier film de François Dupeyron. Il y évoque une banlieue touchante et lucide, où se mélangent enfants d’immigrés, vieillards pauvres et petite délinquance. Loin de scander une rengaine défaitiste, Dupeyron trouve dans la vie de Sonia toutes les raisons d’espérer, de vivre, d’aimer, d’avancer, sans misérabilisme ni clichés.

 

          Un film émouvant, drôle, simple et beau comme la vie; une bande originale formidable; des acteurs justes et sincères.

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 06:00

1903 - Mary Mackenzie, jeune écossaise de 20 ans, a embarqué à bord du S.S. Mooldera pour rejoindre son futur époux, Richard Collingsworth, attaché militaire britannique en Chine. Malheureusement pour elle, ce mariage la laisse quelque peu insatisfaite et désabusée. Bien qu’élevée dans la bonne société écossaise et habituée à une certaine soumission, elle sent en elle les prémices d’un caractère curieux et indépendant. La Chine, et surtout, la vie à Pékin la fascine : rencontre avec l’impératrice, à la Cité interdite, tentatives de communication avec ses serviteurs chinois, visites dans la campagne environnante…


Mais après la naissance de sa fille Jane, ses relations déjà difficiles avec son mari se détériorent. Il devient tout bonnement indifférent et est absent la plupart du temps. Heureusement pour elle, son amie Marie de Chamonpierre l’emmène en vacances avec elle à la campagne. C’est là qu’elle retrouve un officier japonais, Kentaro Kurihama, dont elle tombe amoureuse… et enceinte. Rejetée par son mari qui lui enlève sa fille, elle préfère s’enfuir au Japon plutôt que d’être renvoyée en Ecosse. C’est là qu’elle va passer près de quarante années d’une vie chaotique et étonnante.


Au tout début du livre, le personnage de Mary m’a fait pensé à celui d’Adela Quested, dans La Route des Indes : une jeune femme fascinée par l’Orient, mais progressivement désorientée jusqu’à en perdre la tête. Ce n’est pas le cas de Mary, bien au contraire. Tout au long du livre, elle veut et réussit à s’imprégner de la culture du Japon, son pays d’accueil.


C’est par le biais de son journal intime, et de quelques unes de ses lettres, que Mary nous raconte son intégration dans un monde aux codes étranges.

 

Oswald Wynd (1913-1998) était un écrivain écossais, né au Japon, de parents missionnaires. Il y a passé son enfance, est allé à l’école et a appris le japonais en même temps que l’anglais. Il a 19 ans lorsqu’il arrive en Ecosse avec ses parents. Pendant la seconde guerre mondiale, il devient prisonnier au Japon pendant trois ans, et sert d’interprète auprès des prisonniers. De retour en Ecosse, il se met à écrire des romans dont la plupart évoquent ou se déroulent en Asie.

Source photo : American school in Japan

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 15:50


Un soir d’automne, un groupe d’amis est réuni sur la terrasse d’une maison. Leur sujet de discussion ? Lulu, leur amie, qui, sur un coup de tête, a pris la tangente et n’est pas rentrée chez elle après un énième entretien d’embauche raté. Elle n’a pas forcément une vie facile, Lulu : une estime de soi en lambeaux, un mari désagréable et dur avec elle, une vie qui ressemble à un tunnel sans issue…

 

Alors, elle est partie sans préméditation ni projet particulier, pour souffler un peu, se poser, vivre, penser à elle ; juste une parenthèse de quelques jours ou quelques semaines, le temps de repeindre un peu sa vie en rose… Pour combien de temps, avec quelles conséquences, quel impact sur sa fille de seize ans, très mûre, et ses jumeaux de six ans, son couple, ses amis ?

 

Dans une ambiance de vie quotidienne, les personnages d’Etienne Davodeau ne sont pas des héros mais des gens simples, semblables à ceux qu’on croise tous les jours, nos voisin, nos amis, nos cousins, nos frères et sœurs, nous. Pas de décors fantastiques, pas de graphisme sophistiqué, juste une histoire où les sentiments, les caractères, les souffrances humaines font l’histoire, touchante et tellement proche de nous.

 

Lulu est une femme comme il en existe beaucoup, ni jeune, ni belle, mais généreuse et attachante. Poussée dans ses derniers retranchements, elle ne pète pas les plombs, mais prend le large, histoire, pour une fois, de penser d’abord à elle ; un geste qui la sauve sûrement d’une situation critique et intenable.

 

C’est poignant, humain sans tomber dans le misérabilisme. Une belle histoire dont on ne connaît pas encore la fin. Ce tome 1 est paru le 6 novembre. Un tome 2 est prévu, mais pour quand ?

 

Je vous redonne le lien pour voir le site d’Etienne Davodeau.

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 22:30


Quand j'ai découvert Balthazar et son doudou Pépin, je les ai tout de suite trouvés très sympathiques. Ils sont les personnages principaux de livres écrits par Marie-Hélène Place et illustrés par Caroline Fontaine-Riquier.

Ils servent d'illustration à des petits livres pour enfants inspirés de la pédagogie Montessori (Aide-moi à faire tout seul):
- Balthazar et les Lettres à toucher (les lettres de l'alphabet rugueuses, avec, pour chaque lettre, un illustration contenant des mots dont cette lettre est l'initiale)
- Les Chiffres de de balthazar (les chiffres de 1 à 9 avec, sur chaque page, un nombre d'objets correspondant au chiffre)













- Le livre du toucher- Colin-maillard chez Balthazar (Balthazar et ses amis jouent à colin-maillard et les déguisements sont en vrai tissu que les enfants peuvent palper)
- L'extraordinaire abécédaire de Balthazar (avec une phrase par lettre, l'enfant peut se familiariser avec la sonorité de chacune; ex. pour le R : Les roses de la reine Rosalie sont rouges comme des rubis, avec l'illustration correspondante et des mots commençant par R à retrouver sur l'image)














- Le livre à compter de Balthazar - A la pour suite du lapin brun (une histoire charmante au cours de laquelle Balthazar et Pépin tentent d'attraper un lapin dans le jardin)


De bonnes idées de cadeaux pour des enfants de 3 à 5 ans.
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 22:58


Sidney Orr
est un jeune écrivain américain, marié à la délicieuse Gracie. Après avoir frôlé la mort, Sidney se remet d’une maladie grave et aimerait reprendre doucement l’écriture. Un jour, dans une papèterie improbable, tenue par un chinois énigmatique, Sidney achète un carnet portugais à couverture bleue qui l’attire inexplicablement.

 

De retour chez lui, il se met à écrire l’histoire du directeur littéraire renommé d’une grande maison d’édition, Nick Bowen, qui, après avoir échappé à un accident mortel, décide de disparaître. Il vient de recevoir le manuscrit inédit d’une célèbre écrivain décédée, Sylvia Maxwell, qui s’intitule “La nuit de l’oracle”.

 

Pour construire ses personnages, Sidney s’inspire des personnes qu’il connaît, comme sa femme, Gracie ou un de leurs vieux amis, John Trause, qui lui a soufflé l’idée. L’histoire est captivante, mais très rapidement, Sidney se retrouve dans une impasse et les événements qui se déroulent autour de lui lui font peu à peu perdre pied avec la réalité. Très vite, la réalité et l’imaginaire se mêlent et Sidney doit faire face sur plusieurs fronts à la fois.

 

Avec la mise en abyme (l’histoire dans l’histoire), Paul Auster veut déstabiliser son héros et induire chez lui un comportement double. Sidney est un peu Nick Bowen, son personnage le renvoie à sa propre vie, et la façon dont il écrit son roman détermine son avenir.

 

C’est à la fois beau et troublant. J’ai parfois eu du mal à adhérer à l’histoire et à la suivre, mais dans l’ensemble, je suis plutôt satisfaite. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça m’a donné envie de lire d’autres romans de Paul Auster, mais l’expérience était intéressante.

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 22:30



Enigmatique !

 

C’est le mot qui convient le mieux pour qualifier le quatorzième tome de Jonathan.

 

Ce célèbre suisse, mi-aventurier, mi-doux rêveur, créé en 1971 par Cosey, m’avait plu dès les premières pages du tome 1. Sa fuite d’un hôpital et son retour au Tibet qu’il parcourt sur une petite moto, ses rencontres avec des rebelles, des paysans, des moines, des soldats, … tout me plaisait dans cette série.

 

Cette fois-ci, ce n’est plus au Tibet, ni en Chine, mais au Myanmar (Birmanie) que Jonathan nous emmène, pays sous dictature militaire, où l’opposante au régime Aung Sang Suu Kyi, est maintenue en résidence surveillée.

 

Les vingt premières pages sont déconcertantes : Cosey nous fait découvrir quelques images de la Birmanie, des paysages de lacs ou de rivières, des habitations sur pilotis, des habitants sur leurs gardes car espionnés par les autorités militaires « A défaut d’anéantir la résistance des minorités ethniques, ils parviennent à l’isoler, à la couper du reste du monde. » Jonathan tient son journal (Cher C.) en attendant Manfred, un médecin rencontré à Rangoon, qu’il doit accompagner à travers le pays et qui est immobilisé pour cause d’appendicite. Il parle d’une autre femme, elle, sans E majuscule, qui reste anonyme (est-ce Kate ?) et enfin, il participe à un acte de résistance. Le mystère reste entier.

 

Mais qui est Elle ? Elle, c’est celle-qui-descend (une divinité ?) ; je n’ai pas trop compris !

 

Les dessins de l’album sont toujours aussi beaux et la magie opère.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 22:45

Après avoir lu sur plusieurs « blog-amis » les bonnes résolutions des uns et des autres, notamment chez Wondermaman et Heureuse, je me suis dit que je ne voulais pas être en reste.


Ma résolution pour cette année est la suivante : découvrir des auteurs que je ne connais pas ou que j’ai évité de lire jusque là. En m’inspirant du challenge ABC, auquel je ne vais pas participer, je compte, cette année, découvrir 26 auteurs en suivant les 26 lettres de l’alphabet. Ma liste, que vous trouverez sur la gauche, vous indiquera les livres que je m’engage à lire (dans le désordre, bien sûr).

Sur chacun d’eux, j’essaierai d’écrire un petit résumé et une appréciation.


Je commence avec Paul Auster, La nuit de l’oracle.

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 15:30


Le 29 mars dernier, je découvrais Magasin général (trois tomes) et je vous faisais part de mon enthousiasme.

Le quatrième tome est paru et j’en reste pantoise d’admiration. On y retrouve Marie et Serge aux prises avec leurs sentiments. Leur cohabitation laisse leurs concitoyens perplexes parce qu’aucun des deux n’évoque le mariage… C’est sans compter sur les grenouilles de bénitier qui, croyant bien faire, s’en ouvrent à Réjean, le curé. La confession de Marie va provoquer un certain trouble mais les conséquences à court terme seront bien comiques !!!

Les autres personnages sont tout aussi attachants : Gaëtan, simple d’esprit mais doué pour la cuisine et plein de bon sens, Noël, borgne, mais lucide sur le genre humain, Isaac, aveugle, mais plein d’idées, Adèle, Jacinthe et Marceau

Comment vais-faire pour tenir jusqu’à la sortie du cinquième ???

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