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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 18:30

       
Après quinze années d’absence, Juliette réapparaît dans la vie de sa jeune sœur Léa, mariée à Luc et mère de deux petites filles. Ce retour, chacune l’espère mais le vit avec retenue et appréhension : tant de non-dits, de secrets, de blessures restées ouvertes que le temps n’a pas su refermer. La cohabitation engendre des heurts et des incompréhensions, ravive pour un temps les peurs et les reproches. Il faudra pourtant en passer par là pour que peu à peu le pardon trouve sa place grâce à des mains tendues et l’amour de deux sœurs.

        Si on me demandait de citer les actrices que j’aime, je dirais en premier lieu Sophie Marceau suivie de Audrey Tautou. Mais dans la seconde qui suis, je trouverais injuste de me cantonner à un ou deux noms, et même, d’instaurer un ordre de préférence car finalement, ce que j’aime chez les actrices françaises (oui, je suis chauvine, mais je ne connais pas d’actrice slovaque…) ce sont les rôles qu’elles incarnent. Arrivent donc pêle-mêle Agnès Jaoui, Ariane Ascaride, Romane Bohringer, Zabou Breitman, Julie Depardieu, Sylvie Testud, Juliette Binoche, Isabelle Carré, Sandrine Kiberlain, et j’en oublie sûrement.


        Un des raisons pour lesquelles je suis allée voir le film « Il y a longtemps que je t’aime », c’est parce qu’on y retrouvait Christine Scott Thomas* et Elsa Zylberstein.

        La première, je l’ai connue dans Quatre mariages et un enterrement qui reste un de mes films cultes. Elle y jouait le rôle de Fiona, amoureuse éperdue de Charles (Hugh Grant), d’une classe incroyable, et très philosophe.

        La deuxième jouait Estelle, une jeune femme assez influençable et désorientée dans Mina Tannenbaum.


        Je n’ai pas été déçue ; l’une comme l’autre, elles portent leur personnage avec émotion et talent. Chacune joue dans un registre difficile, sur plusieurs plans : l’aînée, héroïne de sa petite sœur au temps de l’enfance, déchue de son rôle, sans mari ni enfant ; la petite sœur, un temps soumise à l’omerta familiale, devenue, depuis, mère de famille et universitaire épanouie, mais blessée d’avoir été séparée de sa sœur.

        Un film tout en nuance et en douceur pour parler de l’indicible douleur d’être une mère sans enfant.

*Bon d’accord, Christine Scott Thomas est anglaise, mais elle est mariée avec un français !


Crédit photo : http://www.allocine.fr/
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 19:54


“La valse lente des tortues” commence quelques mois après la fin du livre précédent Les yeux jaunes des crocodiles”. Joséphine a quitté son petit appartement de Courbevoie pour un bel appartement à Paris. Elle y habite avec sa plus jeune fille, Zoé, tandis qu’Hortense, sa fille aînée est partie vivre à Londres où elle étudie le stylisme.

On ne peut pas dire que Joséphine soit enchantée de sa nouvelle vie, mais elle essaye de se maintenir en équilibre entre son nouvel amour, Luca, ses filles qui grandissent, et la perspective d’écrire un nouveau roman, après l’incroyable succès de “Une si humble reine”.

Pourtant, elle sent que tout ne va pas comme elle le voudrait : sa meilleure amie, Shirley, partie vivre à Londres, lui manque, de même que Philippe et Alexandre (son beau-frère et son neveu). Elle n’a plus de contact avec sa mère, Henriette, sa sœur Iris est internée et Marcel, son beau-père, vit le parfait amour avec sa « Choupette » et leur bébé Marcel Junior.

Une série d’événements ne vont pas la rassurer : elle manque de se faire tuer, une inconnue est tuée qulques jours plus tard, puis la proviseur du collège de Zoé, qui portait le même chapeau qu’elle, est assassinée à son tour ; Luca devient de plus en plus étrange, ses voisins eux aussi sont inquiétants et Choupette semble envoûtée…

Avec ce nouvel opus, Katherine Pancol nous entraîne avec Joséphine dans un monde alarmant et difficile ; malgré la sécurité financière qu’elle a maintenant acquise, Joséphine se sent constamment menacée, ou prise en défaut, inadaptée à ce monde cruel. Heureusement, Philippe, Shirley et Du Guesclin (le chien qui l’a “adoptée”) veillent comme ils le peuvent.

Crédit photo : Albin Michel et Amazon

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 08:52


Il s’agit là d’une histoire peu banale, avec un homme, Louis, et une femme, Fanny, pour lesquelles la naissance d’un être est à la fois joie et douleur.

Fanny est sage-femme et a eu le bonheur de donner deux fois la vie : elle a eu un garçon, Matéo, puis une fille, Nathalie. Mais ce bonheur, elle le paye cher : ses grossesses lui font peu à peu perdre l’ouïe.

Et Louis, justement, elle le rencontre à la maternité, quand il accompagne Aurélie, sa jeune belle-sœur veuve, qui a eu les premières contractions lors des obsèques de son mari, Adrien, le frère aîné de Louis.

Louis est professeur de piano et Fanny se décide à lui demander de lui donner des leçons, avant qu’il ne soit trop tard.

Leurs deux souffrances vont trouver un écho et un apaisement dans la musique…


Tout en douceur et en délicatesse, Hugo Boris, raconte la rencontre de deux êtres unis par leur amour de la musique, leur relation aux enfants (ceux qu’on peut avoir et ceux qu’on ne peut pas) et qui, dans leur rendez-vous hebdomadaire, écrivent la partition de leur amour.

Le baiser dans la nuque, publié en 2003, est le premier roman de Hugo Boris.

 

Crédit photo : éditions Belfond et Amazon.fr

 

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 06:00

« – Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l’hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l’appui, que l’individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix.

        Pour ma part, je n’aurais pas songé à appeler la police, mais un médecin.

        Cela revient au même. Ces gens là sont de mèche. Si quelqu’un à qui vous ne tenez pas a une crise cardiaque chez vous, vous êtes le premier suspect.

        Suspect de quoi, si c’est une crise cardiaque ?

        Aussi longtemps qu’on n’a pas prouvé que c’était une crise cardiaque, votre appartement est considéré comme une scène de crime. Vous ne pouvez plus toucher à rien. Les autorités envahissent votre domicile, c’est à peine si elles n’inscrivent pas l’emplacement des corps avec de la craie. Vous n’êtes plus chez vous. On vous pose mille questions, mille fois les mêmes.

        Où est le problème si l’on est innocent ?

        Vous n’êtes pas innocent. Quelqu’un est mort chez vous.

        Il faut bien mourir quelque part.

        Chez vous, pas au cinéma, pas à la banque, pas dans son lit. Ce quidam a attendu d’être chez vous pour passer l’arme à gauche. Le hasard n’existe pas. S’il est mort à votre domicile, vous y êtes forcément pour quelque chose. »

 

C’est ainsi que débute le nouveau roman d’Amélie Nothomb. J’ai entendu les cinq premières pages lues à la radio par Amélie (elle-même !) et l’animatrice (dont j’ai oublié le nom, j’espère qu’elle ne m’en voudra pas) dans une émission de l’été, à 20h sur … France Inter, bien sûr ! (comment avez-vous deviné ?!?).

J’ai été captivée et je rêvais de savoir où elle pourrait m’emmener après une  introduction aussi loufoque. Je me suis pourtant méfiée : généralement, je n’accroche pas avec les romans d’Amélie. Les interviews d’elle me ravissent, mais ses écrits, pas vraiment. Seul le film tiré de son livre « Stupeur et tremblements », avec Sylvie Testud, trouve grâce à mes yeux.

J’ai quand même décidé de dépasser mon appréhension, et finalement, c’est raté, une fois encore. Passées une dizaine pages, j’ai eu l’impression de m’égarer dans une histoire assez fade : un suspense mou, des choix très originaux qui ne sont pas vraiment exploités, peu de vraisemblance, un ersatz de complot en toile de fond, … je suis déçue.

Pour lire un avis plus positif que le mien, allez lire ce que Pachy en dit.

Par contre, la première de couverture est vraiment superbe !

 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 13:00


J’ai découvert les BD du Chat chez des amis belges (évidemment !) et j’avoue qu’il s’agit là d’un humour qui me fait beaucoup rire (certains me font vraiment rire aux larmes).

A la question « Peut-on rire de tout ? » Je préfère nuancer la réponse : « Oui, probablement, mais pas avec n’importe qui. ». Certaines des réflexions du chat me font rire seule, par leur côté absurde.

Ce qu’il y a de bien avec Le Chat, c’est que tout le monde est logé à la même enseigne. Pas de dénigrement ciblé, pas de méchanceté gratuite.

Pour vous donner un aperçu, voici trois dessins que j’ai choisis parmi les plus « neutres », pour ne pas m’attirer les foudres « bien-pensantes ».




Merci ! Merci beaucoup, Philippe Geluck !
 

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 17:17


Adrien Beaurecourt, éditeur parisien de quarante ans, passe ses week-ends à Belange, superbe propriété familiale dont il est le seul héritier. Il s’y ennuie mortellement, mais y retourne inévitablement tous les vendredis soirs, pour tenir la promesse faite à sa mère d’en prendre soin. Il y emmène de temps en temps une de ses maîtresses, y accueille parfois son ami Alfonso accompagné de sa fille Bastiane.


Un beau jour, une odeur de cassoulet l’avertit que quelqu’un a occupé les lieux. Perplexe, Adrien, fait le tour de la maison : le placard de nourriture a été vidé et un lit a été défait (on dirait Boucle d’or et les trois ours !!!). Le week-end se passe sans que le squatteur se montre. Adrien décide alors de lui laisser un mot : « Si vous revenez, continuez à ne rien casser, vous pouvez finir ce qui reste dans le frigo, mais par pitié faites la vaisselle. »


De week-end en week-end, une correspondance va s’établir entre Adrien et son squatteur, jusqu’à leur rencontre, inévitable.

 

J’ai trouvé ce livre très agréable. Pas un chef-d’œuvre inoubliable de la littérature contemporaine, certes, mais Patrick Cauvin écrit bien et le personnage d’Adrien est vraiment sympathique. Les quelques rebondissements de l’histoire sont amusants et parfois un peu loufoques.


De Patrick Cauvin (de son vrai nom Claude Klotz), j’ai déjà lu beaucoup de romans dont certains que j’ai bien aimés : Présidente, L’amour aveugle, Monsieur Papa, et le succès auprès des jeunes collégiens E=MC2 mon amour. D’autres, un peu « sombres », m’ont laissée indécise : Laura Brams, Werther, ce soir et Belles Galères.


Et j’ai un petit faible pour lui, car il est né, comme moi, un 6 octobre.

 

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 18:59

Ce matin, sur France Inter, j’ai entendu ce texte qui m’a vraiment beaucoup plu. Il est de Grand Corps Malade, et il m’a rappelé les chambres universitaires de certains de mes copains de fac… dont je tairai le nom.

Je le dédis à toutes les mères d’étudiant, et à mon frère, Nicolas, célibataire, certes, mais très éloigné de cette caricature.

Vous pouvez l'écouter en cliquant ici.
 

J'voudrais vous parler d'un endroit remarquable, absolument épatant,
Un lieu extraordinaire qui existe depuis longtemps,
On le trouve un peu partout mais il renferme bien des mystères,
Ce lieu mystique s'appelle : l'appartement d’célibataire

Le célibataire masculin c’est quand même celui que j’connais l’mieux,
C'est toujours un peu le même qu’il soit jeune ou qu'il soit vieux.
Je sais de quoi je parle, suivez-moi, vous êtes sous bonne escorte.
L'appartement est la, il suffit d'ouvrir la porte.


Ce que l'on remarque tout de suite, sans être un enquêteur,
C’est que le sol mériterait un bon coup d'aspirateur.
C’est pas vraiment qu’ c'est sale mais faut avouer qu’ sous nos pieds,

Quand on marche on a l'impression d'avancer sur du gravier.

Un autre truc flagrant, même si le mec habite là depuis deux ans,

C’est qu'on croit toujours qu'il vient de faire son déménagement .
Y a pas de rideaux au fenêtres et en gros, la décoration,
Je crois qu'il faut admettre que c'est pas sa passion.


Le célibataire est fier de ses meubles, et pourtant tout ce qu'il a,

C’est un pauvre canapé clic-clac et une table basse IKEA .
C'est souvent sur cette table que le courrier attend bien sage,
A coté d'une canette et d’un bout de pizza 4 fromages.


Bienvenue dans la cuisine, voici l'évier, il est nickel.
Ouais là on l’ voit pas bien il est sous la pile de vaisselle !
" J’m’en fous j’la f’rais d’main ! " La phrase est un peu classique ;
Plus tard, le célibataire aura un lave vaisselle, ou une meuf, les deux sont pratiques.

Vous reconnaissez ce bruit ? C'est quand on ouvre le frigidaire!
L'intérieur, on dirait une plage de Normandie un soir d'hiver!!
A part deux yaourts et une sauce bolognaise périmée

C'est le grand désert! Vas-y referme vite j’suis déprimé !


Pas mal la salle de bain et sympa la baignoire,
Mais dis moi, c'est sa vraie couleur là, le gris trottoir ?
Et le lavabo pareil, lave-le ça prend 2 secondes,
J'entends Jacob Delafond qui se retourne au fond de sa tombe !!

Attention on attaque la chambre et là ça cartonne!
Regarde bien le lit est fait! Non j’déconne !!
Par contre si tu regardes en dessous, il se passe des trucs étonnants
Y a tout un écosystème qui est en plein développement !

Il peut se passer un moment grave comme un tremblement de terre,
C'est quand une femme prend ses quartiers, dans l'appartement d’célibataire.
Elle opère de petits changements, délicatement sans gros sabots,
Et il y a plein de produits de beauté qui poussent le long du lavabo.


C'est toujours ton petit chez toi, mais y a un nouveau parfum dans l'atmosphère
Toi tu aimes cette invasion ; tu observes, tu laisses faire.
Et même si tu ranges pas plus et que tu laves pas souvent tes draps,
Elle changera pas tes habitudes, si elle t'aime elle comprendra!

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 06:00

Mai 1145 – Galeran de Lesneven, jeune chevalier breton, arrive à Chartres où l’on construit la cathédrale. Il y retrouve son ami Audouard, maître verrier, qui a la charge des vitraux, et sa vieille sœur Hermine, chez lesquels il va séjourner pendant quelques jours.

 

Dans cette ville en pleine effervescence, Galeran ressent néanmoins une angoisse générale, liée à l’incendie qui a détruit une partie de la ville dix ans plus tôt. Effectivement, plusieurs « accidents » mortels, survenus sur le chantier de la cathédrale, inquiètent Audouard, qui n’ose pourtant faire part de ses soupçons à Galeran.

 

L’énigme se corse quand on retrouve dans le fleuve le corps d’un orfèvre disparu quelques jours plus tôt. L’histoire se complique et l’amour s’en mêle lorsque Galeran rencontre Dame Aussane, la miresse (médecin) de Chartres qui semble, elle aussi, en savoir plus qu’elle n’en dit sur les événements.

 

« Cette série, qui compte parmi les plus célèbres de la collection Labyrinthes, nous invite à traverser le XIIe siècle aux côtés du valeureux chevalier Galeran de Lesneven. Dans ce troisième volet, on retrouve l’aventure, le suspense et une description éblouissante de l’âge d’or des bâtisseurs de cathédrale. »

 

Viviane Moore, romancière française, a fait de Galeran de Lesneven le héros d’une série de neuf livres.

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 13:19



       Il existe des films qui vous touchent à un point tel que, quand vous ressortez de la salle de cinéma, l’émotion qui vous a submergé(e) pendant la séance reste intacte longtemps après.

       C’est exactement ce qui s’est passé hier soir. Je suis allée voir « Le premier jour du reste de ta vie » (titre tiré de la chanson d’Etienne Daho qui a servi pour la bande originale).

       Sur trente années, cinq journées décisives dans la vie d’une famille : naissances, départ de l’aîné à la fac, errances du second et de la petite dernière, parents parfois dépassés, englués eux aussi dans leurs rapports avec leurs propres parents, dans les difficultés de leur couple, mariage et décès, chemins de vie sinueux, virages à 90°, époque tourmentée de cette fin de XXème siècle… avec pour ciment cette foi des parents que le salut passe par une famille unie.

       J’ai trouvé Zabou Breitman (Marie-Jeanne Duval) et Jacques Gamblin (Robert Duval) très crédibles dans leur rôle de parents qui font de leur mieux et qui s’égarent parfois. Les trois jeunes acteurs Pio Marmai (Albert) en grand frère un peu trop paternaliste, Marc-André Grondin (Raphaël) en cadet romantique et faussement rebelle et Déborah François (Fleur) en benjamine révoltée déclinent à l’infini la palette des adolescents qui cherchent à construire leur vie d’adulte.

      Les situations sont, tour à tour, banales, cocasses ou tragiques, mais toujours sincères, avec en toile de fond ce message (philosophique ?) : « Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie, alors vit le pleinement. »

      Pour tout vous dire, ce film m’a bouleversée et je suis ressortie de la salle en larmes, sans réussir à me contrôler (mais je ne vous dirai pas pourquoi !!!!). Pourtant, j’ai également beaucoup ri. Le réalisateur, Rémy Besançon,  réussit à donner à son film un ton très personnel et créé une étonnante complicité avec son spectateur.


   
Pour le plaisir, les paroles de la chanson de Daho :

 Le premier jour (du reste de ta vie) - 1998

 Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C'est pareil pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles

Quand les certitudes s'effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C'est dur pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel

Musique

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 12:47


Lord Alexander Donagh, trente-cinq ans, est un homme attirant à tous points de vue : élégant et charmeur, avocat exceptionnel, aristocrate exemplaire, héritier d’une immense fortune familiale, il renvoie de lui-même une image tellement éblouissante qu’il est difficile de ne pas succomber à ses charmes.

 

C’est d’ailleurs plus ou moins ce que pensent Dimitri (son petit ami), Mark (son collaborateur) et Joyce (l’épouse de Mark). Chacun à son tour évoque sa fascination et les passions que déchaînent les marivaudages d’Alexander.

 

Pourtant, dans les jeux de l’amour, Alexander ne laisse aucune place au hasard ; il manipule à sa guise son entourage et fait preuve d’une détermination farouche pour arriver à ses fins. Les désirs exacerbés des autres protagonistes font s’effondrer les derniers bastions des règles qu’ils s’étaient imposés.



Je n’avais jamais lu de roman de Françoise Bourdin avant celui-ci. J’ai beaucoup aimé son style, sans fioriture, assez direct. Ce qui ne l’empêche pas de faire durer le suspense jusqu’au bout. Chacune des trois voix donne son opinion sur Alexander et la façon dont il/elle le voit nous donne trois points de vue complémentaires sur sa personnalité complexe. D’une volonté implacable, l’objet de toutes leurs convoitises n’est vraiment pas un objet mais un marionnettiste remarquable.

 

Ma note : 7,5/10.

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