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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 18:13
Bravo à toutes ! C’était bien Marek Halter le mystérieux auteur du jeu « Qui est-ce ? »
 
Sa série « La Bible au féminin » est un petit bijou. Une réécriture très personnelle des monothéismes avec des héroïnes modernes : Sarah, épouse d’Abraham, Tsippora (ou Séphora), épouse de Moïse, et Lilah, qui se dresse contre le fanatisme religieux de son mari. Elles sont toutes trois courageuses, fortes et amoureuses. Il a également écrit une nouvelle Bethsabée ou l’éloge de l’adultère, sur la femme du roi David. Il a, depuis, écrit l’histoire de Marie avant qu’elle ne devienne la mère du Christ.
 

Le synopsis de Sarah :
« Sarah, fille d’Ichbi Sum-Usur, un puissant d’Ur est promise par son père dès l’âge de 13 ans à un jeune homme de son rang. "Mais quand il a posé son regard sur moi, j’ai su que jamais je ne pourrais vivre avec lui, dans le même lit et dans la même chambre. J’ai su que je préférerais mourir plutôt que de sentir ses mains sur moi et son sexe entre mes cuisses". Ce sont les premiers mots que Sarah dit à Abraham, jeune homme de la tribu des mar.Tu. qu’elle rencontre lors de sa fuite. Ils vont se reconnaître, ils vont se parler, se découvrir, s’aimer, être séparés pendant sept années, avant de se retrouver pour unir leurs corps et leurs vies. »

Femme-juive-de-Tanger.jpg
Une femme juive de Tanger, par Charles Landelle
Cette peinture sert de couverture au livre Sarah
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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 08:58
Daniel Pennac est un écrivain français né en 1944 à Casablanca. Après une maîtrise de lettres, il devient enseignant. Il s’installe à Belleville, qui deviendra le lieu de plusieurs de ses romans.
 
C’est en 1985 qu’il publie le premier tome des aventures de Benjamin Malaussène, bouc émissaire, dans « Au Bonheur des Ogres » (que j’ai découvert grâce à Juliette, merci !). Le héros improbable de cette histoire (et des 5 suivantes) est le fils aîné d’une famille sans pères et avec une mère constamment amoureuse et … en goguette. Au fur et à mesure des naissances et des catastrophes dont il est la victime (puisque bouc émissaire), Benjamin Malaussène ne se départit pas d’une certaine philosophie de la vie. Avec ses sœurs Louna, Clara et Thérèse, ses frères Jérémy et Le Petit (oui, c’est son nom !), les bébés Verdun, C’Est Un Ange, et Monsieur Malaussène (oui, ce sont bien les noms des bébés !), Benjamin bénéfice d’une famille aimante, attendrissante et loufoque.
 
Daniel Pennac écrit également, en partenariat avec le magasine « Je Bouquine », plusieurs histoires de Kamo, adolescent en prise avec une mère traductrice, pas de père (tiens, lui non plus) et un prof de français, Crastaing, qui pose comme sujet de rédaction : « Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous êtes transformé en adulte. Affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents : ils sont redevenus des enfants. Racontez la suite. » Sympa le prof !
 
Mais Pennac écrit aussi un très bon essai qui s’intitule « Comme un roman » (je le conseille à tous les parents, et même aux ados) dans lequel il parle de la lecture et où il donne notamment les droits imprescriptibles du lecteur :
« 1 – le droit de ne pas lire
2 – le droit de sauter des pages
3 – le droit de ne pas finir un livre
4 – le droit de relire
5 – le droit de lire n’importe quoi
6 – le droit au bovarysme
7 – le droit de lire n’importe où
8 – le droit de grappiller
9 – le droit de lire à haute voix
10 – le droit de nous taire »
 
Alors, allez-y ! Lisez comme bon, vous semble, quand vous voulez, ce que vous voulez, croyez aux princes charmants et aux princesses, sautez des passages si vous en avez marre (je le fais souvent !), relisez aussi souvent que vous le voulez les livres que vous avez aimé, arrêtez de lire, acceptez de ne pas aimer un livre, de ne pas le finir, même si on vous a exposé en long, en large et en travers, les qualités de l’écrivain… bref faites comme VOUS voulez !
 
Une autre citation :
« Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres verbes : les verbes aimer, rêver,… »
 
Ma note pour Pennac : 10 sur 10.
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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 11:25
Puisque Juliette et Bernadette m’ont dit, dans leur commentaire, qu’elle lisait « Ensemble, c’est tout », je vous parlerai aujourd’hui d’Anna Gavalda.
 
Elle est née en 1970. Elle a écrit sa première nouvelle en 1997, alors qu’elle passe le concours de Sciences-Po (auquel elle échoue). Après des études de lettres, elle devient professeur de lettres dans un lycée privé de Melun. Elle est désormais documentaliste à mi-temps dans un collège. Elle écrit trois heures le matin.
 
J’ai découvert cet(te) écrivain(e) récemment (en 2003 ou 2004) en lisant son recueil de nouvelles « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». J’aime beaucoup les recueils de nouvelles parce qu’ils me donnent l’impression de partager un petit bout de vie avec quelqu’un, d’assister à un événement intime. J’ai l’impression qu’on trouve plus difficilement cette intimité dans les romans.
 
Les personnages d’Anna, ils nous ressemblent, on les côtoie tous les jours, ce sont nos copains, nos voisins, nos collègues… des gens normaux avec leurs qualités et leurs défauts, leurs petits soucis et leurs grandes détresses, leur quotidien pas toujours drôles… et on s’attache à eux.
Depuis j’ai lu quatre de ses livres.
 
Ma note : 8,5 sur 10.
 
Anna Gavalda a aussi écrit « Je l’aimais » (roman) et « Trente-cinq kilos d’espoir » (roman jeunesse) disponibles en librairie, ainsi que « L’échappée belle » chez France Loisirs et « Ceux qui savent comprendront » chez Grand livre du mois.
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