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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 15:00

Le mec de la tombe d'a cote 

 

A première vue, Désirée et Benny avaient peu de chance de se rencontrer. Elle est bibliothécaire et citadine, il est producteur laitier et ne lit pas autre chose que la revue agricole à laquelle il est abonné. Quand ils se croisent la première fois au cimetière où ils viennent, l'une sur la tombe d'un mari mort accidentellement à vélo, l'autre pour fleurir la tombe de ses parents, chacun fait mentalement un constat sans appel : sa tombe à elle est dépouillée et anonyme, sa tombe à lui est ridiculement chargée d'angelots et fleurs sculptées en tous genre, limite kitsch. 

Eux-même en sont convaincus, ils n'ont rien en commun : elle le trouve mal dégrossi, avec ses ongles sales, sa chemise à carreaux type trappeur canadien; il la trouve fade, habillée tout en beige, avec un ridicule bonnet en feutre sur la tête.

 

Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est qu'ils allaient se sourire, et que ce sourire échangé allait transformer leur vie. Celle de Benny qui travaille à s'en abrutir, parce qu'il n'a pas vraiment le choix, et qui a des idées bien arrêtées sur le rôle d'une femme. Celle de Désirée, jusque là sans grande illusion sur l'amour et la passion, qui menait une vie feutrée, et qui sent ses hormones déclencher en elle un véritable volcan.

 

Leur histoire est improbable et pourtant, elle va avoir lieu. Katarina Mazetti sort des sentiers battus et sème des rebondissements tragi-comiques. C'est drôle, émouvant, charmant, humain. On voudrait intervenir, les aider parce que... on les aime!

 

Bon, j'ai un peu tardé à vous en parlé (je l'ai lu il y a plusieurs mois de ça), mais je peux vous dire que je l'ai tellement aimé que je l'ai offert en cadeau (2 ou 3 fois), prêté (j'attends toujours qu'il revienne!!!), et que je le conseille àntout le monde!

 

L'avis de Pachy, Heureuse, Nini, Alex, et vous pourrez en trouver beaucoup d'autres....

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 12:00
La coquetière 001

« En Allemagne, dans les années 30 – Eva vit avec son mari et ses deux enfants sur une ferme modeste. Leur situation est précaire, et avec la montée du nazisme, les pressions se font plus fortes. Pourtant Eva n’est pas consciente des événements politiques ; jour après jour, elle exécute son travail, par habitude, conditionnée, auprès d’un mari qu’elle n’a pas choisi et pour lequel elle n’éprouve pas grand-chose.

 

Puis, son mari est appelé sous les drapeaux et il part, la laissant seule pour tout gérer et décider ; ses enfants intègrent les Jeunesses Hitlériennes, y passent de longues heures après l’école, la laissant seule à travailler comme une brute. Pour s’en sortir, elle va alors saisir sa chance au marché de la ville voisine et y vendre les œufs de ses poules pondeuses. D’où ce surnom qu’on lui donnera, La Coquetière.

 

Mais un jour, dans un coin sombre du poulailler, elle découvre Nathanaël, jeune intellectuel juif, réfugié là par hasard. Eva ne sait rien des juifs, ni de ce qui leur est reproché, mais la voilà plongée dans une réalité brutale et incompréhensible, avec un secret à garder. »

 

L’histoire est belle. Elle évoque la situation de gens simples qui découvrent avec horreur le pouvoir de manipulation du nazisme. Eva voit successivement son mari, puis ses enfants, adhérer à la propagande sans restriction, et à sa manière, elle résiste silencieusement et courageusement, sûre d’elle, armée d’un bon sens inébranlable.

 

Merci à ma collègue, Marie-Cécile, qui m’a prêté ce livre.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 19:30

J’ai eu le temps de lire, je n’ai pas trop celui d’écrire. Je cède pour quelques temps à la facilité : plutôt que d’écrire mon propre résumé,  je vous livre mot pour mot celui de l’éditeur, assorti de mon avis, en quelques lignes.

 

Chocolat amer 001

Sur la quatrième de couverture :

« Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdumment éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion.

A cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle les recettes de cuisine. Car Tita possède d’étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont u  effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L’amour de la vie est exalté dans ces pages d’un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes heures de la littérature latino-américaine.

Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde. »

 
Mon avis :

C’est un roman fantasque où se mêlent les histoires extravagantes, les croyances diverses et la magie des recettes de Tita. Laura Esquivel nous entraîne dans un monde fantaisiste qui baigne dans les émotions extrêmes : amour, haine, passion, sensualité, colère,… Tita accepte difficilement de se soumettre à sa mère qui lui impose une tradition familiale ancestrale : la dernière fille de la famille (elle-même) ne peut pas se marier car elle doit rester vivre avec sa mère jusqu’à la fin de ses jours. Elle ne pourra pas épouser Pedro pour lequel son cœur et son corps brûlent passionnément. Celui-ci épousera Rosaura, la sœur de Tita, ce qui aura de graves conséquences.

 

J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire un peu farfelue. A déguster sans modération.

Ce qu'en pensent Anabalina, Fanyoun, Carotte, Chatdunet, Armande, Clarac, Kathel, Gracianne et Jennifer.
Ce que Cicciotella pense du film.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 09:30

Edgar Mint a sept ans lorsque le facteur lui roule sur la tête, dans la réserve indienne où il habite avec sa mère, une ivrogne, et sa grand-mère. Amené à l’hôpital, il survit miraculeusement et passe plusieurs mois, entouré par une foule de patients et de soignants attentifs. Une fois guéri, il se retrouve dans un pensionnat pour jeunes garçons indiens : l’ambiance y est beaucoup moins chaleureuse qu’à l’hôpital et Edgar devient la tête de turc de garçons violents. Quel sera son avenir ? Que sait-il, d’ailleurs, de son passé ? Les réponses arrivent successivement jusqu’à ce qu’Edgar trouve la sérénité qu’il cherchait.

 

Ce roman est très particulier ; pas réellement passionnant car très lent, et pourtant, au cours de son enfance et de son adolescence, Edgar connaît plusieurs changements de vie radicaux. Son unique but : retrouvé le facteur pour le rassurer et lui apprendre qu’il n’est pas mort.


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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 17:04


Trouvé sur le site de Serialecteur, ce livre m’a plu d’emblée grâce au personnage principal, Lynn, délicieusement fêlée.

 

A sa sortie de l’hôpital psychiatrique, Lynn doit se réinsérer dans la vie active et trouve un emploi de femme de chambre dans un hôtel. Maniaque, elle nettoie à fond les chambres dont elle a la responsabilité ; elle a aussi besoin d’établir un emploi du temps immuable de ses soirées après le travail : le jeudi, elle appelle sa mère, le samedi, elle voit Chiara, le mercredi est son jour de congé, le vendredi, elle voit son thérapeute. Tout va pour le mieux jusqu’à ce qu’elle retombe lentement dans la spirale infernale de sa maniaquerie.


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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 06:00


« Avant de devenir des grand-mères, Roz (Roseanne) et Lil (Liliane) ont été deux petites filles qui, dès leur plus jeune âge, se sont liées d’un lien plus fort encore que l’amitié. Telles deux sœurs jumelles, bien que très différentes, tant du point de vue de caractère que par leur physique, elles ont grandi côte-à-côte.
Mariées, elles ont vécu l’une en face de l’autre, ont eu chacune un fils à quelques jours d’intervalle ; mais elles ont continué leur relation fusionnelle, excluant leurs maris, qu’elles n’aimaient pas tant que ça puisqu’elles étaient toujours là l’une pour l’autre, élevant en frères leurs fils comme s’ils étaient leurs doubles.
Cruelles et manipulatrices elles n’ont jamais réfléchi aux conséquences de leur vie, elles ont juste cherché à maintenir une image idyllique ; elles se sont toujours peu soucié des obstacles, les balayant d’une moue ou d’un rire sardonique. Devenues grand-mères, elles ont gardé leur charme vénéneux.
 »

 

Avec aisance et fluidité  Doris Lessing peint le tableau d’une vie vécue au détriment des autres. Choquantes, indignes, égocentriques, Roz et Lil ont parfois des doutes sur les décisions qu’elles ont prises, mais jamais de remords. J’ai beaucoup aimé ce livre court, incisif ; sans fioritures, l’auteur évoque presque froidement leur vie et leurs choix coupables. Ces deux “héroïnes” m’ont beaucoup plu par leur narcissisme et leur formidable soif de vivre.

 

Doris Lessing a été lauréate du prix Nobel de littérature en 2007.

  

Voici ce qu’en pensent Jemlyre, Liyah, Un coin de blog et Le cercle des lecteurs.


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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 06:00

« Nous sommes à Londres, en 1954, neuf ans après la fin de la guerre. Pénélope, dix-huit ans, vit avec sa mère, Talitha, et son frère, Inigo, dans l’immense maison familiale du Wiltshire, Milton Magna Hall. Son père est mort à la guerre, et sa mère, d’une beauté saisissante et âgée de trente-cinq ans, se morfond, endettée, dans sa grande demeure.

La vie de jeune fille bourgeoise introvertie et timide de Pénélope prend un curieux virage à un arrêt de bus le jour où une jeune fille de son âge demande si quelqu’un serait intéressé pour partager un taxi.

Interloquée et se sentant directement interpelée, elle se laisse finalement séduire par l’idée et se retrouve en compagnie d’une jeune fille un peu fantasque, Charlotte, qui insiste pour qu’elle vienne prendre le thé avec elle chez sa tante Clare. Subjuguée par le personnage, Pénélope la suit, ne doutant pas un instant que cette rencontre engendrera de grands changements dans sa vie. »

 

Pénélope et Charlotte sont des adolescentes d’après-guerre. Cette guerre qui a endeuillé leurs familles, elles ne souhaitent pas se la remémorer. Elles veulent au contraire vivre, jouir de la vie, écouter les chanteurs de rock, hurler pour Johnnie Ray (une star de l’époque) bref, tourner cette page sombre de leur histoire et envisager un avenir souriant.

 

Les personnages secondaires sont eux aussi attachants : Harry Delancay, le cousin de Charlotte, apprenti magicien et entiché d’une starlette américaine qu’il cherche à rendre jalouse, Talitha, mariée très jeune et rapidement veuve, encore un peu adolescente et désorientée, Clare Delancay, tante de Charlotte, qui écrit ses mémoires, Inigo, le jeune frère de Pénélope qui cherche à devenir une star de la chanson, Rocky Dakota, imprésario américain quarantenaire au charme dévastateur…

 

Eva Rice écrit sur un ton léger et sa bonne humeur est contagieuse : Pénélope et Charlotte sont adorables, elles sont fraîches, spontanées et ouvertes au monde “merveilleux” qui les attend.  

 

Ce livre a connu un grand succès. Voici ce qu’en pensent Armande, Bill et Marie, Lily et Cunéipage.



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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 06:00

« Mattia et Alice sont deux écorchés de la vie. Pour l’un, la disparition d’une sœur jumelle attardée et des capacités intellectuelles supérieures à la norme engendrent des crises d’angoisse et de culpabilité qui le mène à l’auto-mutilation. Pour l’autre, une jambe boiteuse et une anorexie rendent l’adolescence difficilement supportable.  Pourtant, ils deviennent plus ou moins amis. Plus ou moins parce que, quand on est à ce point déchiré, il est difficile de vivre une vie normale. Même arrivé à l’âge adulte, ils n’arrivent pas à aller au fond des choses, à se livrer et ils continuent à souffrir, à se sentir en échec, à se méfier des autres. »

 

Après « Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates », il m’a fallu retomber de mon nuage pour plonger dans ce roman italien. Il est très bien écrit, mais il se dégage des deux personnages tant de mal être, de souffrance, que j’ai peiné à arriver jusqu’au bout. Alors qu’on pourrait penser que leur calvaire prendrait fin avec la sortie de l’adolescence, Alice et Mattia ne réussissent pas mieux leur entrée dans le monde des adultes.

 

Pour ce premier roman, l’auteur, Paolo Giordano, a reçu en janvier 2008 le prix Strega. Il a 26 ans.

 

Quelques critiques intéressantes chez Alex, Cunéipage, et Bibliosurf.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 12:00

Voilà un titre qui a le mérite de laisser perplexe quand au contenu de l’histoire : les cercles littéraires sont légion, mais je n’en connais aucun qui soit également un cercle d’amateurs de tourtes aux épluchures de pommes de terre (car c’est là le nom exact de ce cercle !). Avant de lire le livre, je me demandais d’ailleurs qui pourrait bien apprécier une tourte aux épluchures de pommes de terre. L’auteur, Mary Ann Shaffer, ne pouvait pas trouver mieux pour titiller ma curiosité.

 

Née en Virginie occidentale (Etats-Unis) en 1934, Mary Ann Shaffer a été éditrice, libraire et bibliothécaire. “Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates” est son premier et unique roman puisqu’elle est décédée, février 2008, peu de temps après avoir appris qu’il serait publié. Malade, elle en avait terminé l’écriture avec l’aide de sa nièce Anne Barrows, elle-même écrivain de littérature de jeunesse. Elle se serait inspirée d’un voyage qu’elle aurait fait à Guernesey en 1976.

 

« Londres, Janvier 1946 – Juliet, jeune écrivain célibataire de 32 ans, se lance dans la promotion du recueil de ses articles satiriques, écrits et publiés au cours de la deuxième guerre mondiale sous le pseudonyme d’Izzy Bickerstaff. Elle entretient une correspondance très suivie avec Sophie, sa meilleure amie qui vit en Ecosse, et avec le frère ainé de celle-ci, son éditeur et ami, Sidney Starck.

Côté cœur, Markham V. Reynolds, éditeur américain persuasif, lui fait une cour empressée. Et en cette période d’après-guerre, les moindres divertissements ont des saveurs de retour à la vie. Seule ombre au tableau, Juliet doit se lancer dans l’écriture d’un nouveau livre et l’inspiration lui manque.

Elle reçoit un jour une lettre d’un certain Dawsey Adams, de Guernesey, qui est entré en possession d’un livre dont elle s’était séparé et qui lui demande son aide pour trouver une biographie de son auteur. Très vite, ils échangent plusieurs courriers et c’est ainsi qu’il lui parle du fameux Cercle, né au cours de la guerre sur l’île de Guernesey envahie par les Allemands. Par voie épistolaire, elle fait ainsi connaissance de plusieurs membres du Cercle : Amelia Maugery, Isola Pribby, Eben Ramsey, … et tous lui racontent de manière captivante la façon dont ils ont (tant bien que mal) vécu l’occupation allemande sur l’île. »

 

J’ai lu ce livre DEUX fois ! Et j’ai adoré ! C’est plein d’humour, de gaieté, de tendresse, de profondeur et de superficialité, de bons sentiments. Les lettres et télégrammes s’enchainent à un rythme soutenu, et pourtant, pas d’essoufflement, ni de longueurs, juste ce qu’il faut de rebondissements. C’est bon comme du bon pain (ou de la brioche !).

 

J’ai lu quelques bonnes critiques et quelques unes plus mitigées.


Merci à Nini d'en avoir parlé!
Alex aussi, en juin dernier.

Ce qu'en pensent aussi Liza, Antigone, Sylire, Clochette, Stéphanie, Catherine et  Gilles.

A vous de voir…

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 06:00


« Antoine Rey se sent malmené par la vie.


A quarante ans passés, il est divorcé depuis deux ans, père de trois enfants (Arno, Margaux et Lucas) dont deux adolescents  en puissance, et il ne se remet pas du départ de sa femme, Astrid. Elle l’a quitté pour un homme plus jeune que lui, et depuis, il manque d’air, d’énergie.


Pour l’anniversaire de sa sœur Mélanie, séparée, elle aussi, depuis peu de son compagnon, il décide de l’emmener en week-end au bord de la mer, à Noirmoutier, là où ils allaient quand ils étaient enfants, avant la mort de leur mère.


A leur retour, un accident de voiture fait basculer l’équilibre périlleux de sa vie : Mélanie allait lui apprendre quelque chose d’important et Antoine n’aura de cesse de savoir quoi. La relation obscure de leurs parents, les circonstances de la mort de sa mère, son amour secret forment un mystère qu’il veut élucider.


Il aura bien besoin de la présence réconfortante d’Angèle pour faire son chemin
. »

 

Le précédent roman de Tatiana de Rosnay, Elle s’appelait Sarah, avait une portée historique et dégageait une force dramatique qu’on ne retrouve pas ici.

 

Antoine raconte un passage de sa vie. Il s’agit à la fois d’un retour sur son passé, sur ses douleurs d’enfant qui a perdu sa mère et d’un bilan sur sa vie actuelle. La relation entre Antoine et son père est intéressante : aucune communication, pas de marque d’affection.

 

Antoine n’est pas pour autant un personnage sombre, équivoque. C’est un homme comme les autres, confronté à des situations difficiles, mais pas anormales. Il vit aussi des moments de plaisir et de bonheur L’histoire est très agréable et les nombreux personnages sont attachants.

Ce qu'en pensent Candice, Laure, Léthée et Ameleia.

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