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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 18:52

A Mélie sans mélo L'été commence sous les meilleurs auspices : pour la première fois, Mélie (72 ans) accueille seule chez elle sa petite-fille Clara (environ 10 ans). Ces vacances ne seront pas tristes car chacune veut en profiter au maximum. Chaque jour, les idées et les projets fusent, les visiteurs se succèdent : Marcel, qui quitte ponctuellement sa maison de retraite pour réparer la voiture de Mélie, le parrain de Clara, bohème et rêveur, Antoine, le meilleur ami de Clara, qui s'ennuie en vacances, la maman de Clara, un peu surmenée et paumée qui fait quelques apparitions surprises... Mais cet été est aussi celui du questionnement pour Mélie : est-elle ou non malade ? Que peut-on encore espérer de la vie à 72 ans ?

 

Sans prétention, ce roman se laisse lire comme on boit un verre de menthe à l'eau : c'est simple, frais et sucré. Mélie est un personnage un peu farfelu, prête à toutes les excentricités pour laisser à Clara le souvenir de vacances mémorables. On se laisse emporté par le plaisir d'imaginer nos vacances avec elles.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:00

La vie d'une autre 001
« Quand Marie, 25 ans,  se réveille ce matin-là, elle sent contre elle le corps de l’homme pour lequel elle a eu le coup de foudre la veille au soir, alors qu’elle fêtait son premier contrat dans une entreprise.

Mais au fil des minutes et des heures qui suivent, elle perd pied et réalise brutalement qu’elle a fait un bond de douze ans dans le temps. C’est un véritable cauchemar : elle est désormais mariée à cet homme dont elle ne sait rien, et elle est mère de trois jeunes enfants, sans avoir gardé un seul souvenir des années écoulées.
Elle se met à assumer un quotidien dont elle ne sait rien : les enfants, le ménage, les relations,… un mari attentif.

Par peur de passer pour folle, elle tait son secret à cet homme qui l’aime et cherche seule (ou presque) les indices de son passé. Pièce après pièce, elle reconstruit ce que sa mémoire semble avoir effacé, les bonheurs et les douleurs, elle cherche à comprendre. »

 

Ce roman m’a captivée ! Pas à pas, on découvre en même temps que Marie les réalités de sa vie ; on ressent ses peurs, ses interrogations (comment a-t-elle pu oublier ses grossesses, la naissance de ses enfants ?), ses passages à vide, et sa volonté farouche de découvrir et comprendre ce qui a pu se passer, sans qu’elle s’en rende compte.

 

Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Frédérique Deghelt jongle à merveille avec les rebondissements, elle distille les informations au compte-goutte, sait nous faire patienter pour qu’on en profite jusqu’à la dernière page.

 

Un roman très original et au ton juste. Et la couverture est superbe, non?


Ce qu'en pensent Lou, Désirée, Audreyzaz, Je lis, Mélusine, Anne, Estelle, Mademoiselle Swann, Nénettes on the net.
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:44
Rosie-Carpe-001.jpg

Rosie arrive en Guadeloupe pour retrouver son frère Lazare. Enceinte et flanquée d’un petit garçon, elle semble perdue, d’autant plus que ce n’est pas son frère qui l’attend à l’aéroport, mais Lagrand, un ami de celui-ci. De son frère, elle ne sait plus rien depuis qu’il a quitté la métropole pour les Antilles. La dernière fois qu’elle l’a vu, c’était en région parisienne ; il était dans un état lamentable, elle n’était guère mieux, vivant chichement avec un enfant sur les bras, plus ou moins aux crochets d’un homme marié et travaillant à la réception d’un hôtel.

 

Roman difficile que celui-ci. Introspectif, suivant à la lettre les pensées et les souvenirs de Rosie, le texte est dense, un peu comme du magma ; on s’y enfonce. Pourtant Marie Ndiaye écrit très bien : de belles phrases, un vocabulaire soigneusement choisi, un scénario ciselé…

 

Mais voilà, je n’ai pas accroché. Etait-ce l’impatience de terminer mon défi de lecture ou un cerveau peu disponible pour cette fin d’année ? Toujours est-il que je l’ai lu en diagonale, sautant des pages, revenant en arrière, lisant la fin pour essayer de comprendre où on m’emmenait, et j’ai fini par abandonner.

 

Probablement un roman à lire quand on a l’esprit complètement disponible…

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 14:06
L--tourdissement-001.jpg

« Le narrateur est un homme qui vit avec sa grand-mère dans une petite bourgade sinistre, la plupart du temps noyée dans le brouillard; il travaille dans un abattoir. Ses journées s’écoulent dans une routine parfois interrompue par la fuite d’un cochon, la mort d’un collègue ou la visite d’une classe et de sa jolie maîtresse. A part sa grand-mère,  son collègue Bortch et le vieux Coppi, cet homme n’a que peu de liens sociaux. Ses souvenirs d’enfance, son quotidien, ses pensées intimes, tout a la même  teinte grisâtre. »

 

Quand j’ai commencé mon défi des lectures ABC en janvier dernier, une des contraintes que je n’avais pas clairement identifiées, c’est que pour certaines lettres, il existait moins de choix parmi les auteurs. J’ai donc choisi ce livre certes un peu par hasard et mais surtout par défaut, tout comme celui de la lettre I.

 

Le texte est vraiment très bien écrit. Joël Egloff réussit, à travers ses mots, à nous plonger dans une atmosphère incroyablement grise et embrumée. Ce qui est particulièrement cocasse en ce qui me concerne, c’est que la représentation que j’ai d’un abattoir est celle de l’abattoir désaffecté de Châteaumeillant, reconverti en atelier pour des cours de poterie que j’ai suivis en 1998 et 1999. Tout au long de la lecture, cette image m’a servi de décor.

 

Par contre, en dehors d’une expérience un peu surréaliste,  je ne peux pas dire que j’ai vraiment accroché à l’histoire : pas de point de départ, ni de fin ; un extrait de vie fade et triste, pas très amusante. Sur la quatrième de couverture, j’ai pu lire « Voici des personnages cocasses, des scènes surprenantes et drôles, dans l’ambiance d’un conte généreux, plein d’espoir et d’humanité. » En dehors de l’humanité, rien dans les mots précédents ne semble correspondre au livre que j’ai lu.

 

A noter tout de même, ce livre a reçu le Prix du Livre Inter 2005.

 

Ce qu’en pensent Julie, Jemlulu, Joseph et BB.

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 06:47

Et bien voilà, j’avoue, j’ai délaissé mes deux dernières lectures ABC 2009 !

 

Suite à l’avis éclairé et enthousiaste de Michel, et pour satisfaire des désirs très légitimes, j’ai acheté de dernier Gavalda ; pour ne rien faire à moitié, je me suis aussi laissée tenter par les sirènes de Françoise et un commentaire laissé par Noam, et j’ai aussi acquis le dernier Soulat (en fait, à ce jour, l’unique !).

 

A*****.fr étant mon recours en cas de manque, un petit colis m’attendait lundi soir quand je suis arrivée à la maison ; aussi, je n’ai pas résisté à la tentation :

-         18h30, je me retrouve assise dans un fauteuil, les pieds près du poêle et le nez dans L’Échappée belle, sans aucune pensée pour le travail qui m’attend, ni le moindre remord, bien entendu, car j’ai fait taire sans problème la petite voix qui aurait pu me susurrer « Ce n’est vraiment pas raisonnable… »

-         19h30, je lève enfin les yeux du livre ; je viens de le terminer, comme on s’éveille d’un rêve agréable, apaisée et détendue ; c’était bien, ni trop, ni trop peu ; pas extraordinaire mais léger comme une caresse, précieux comme une escapade imprévue, vivifiant comme une promenade dans les champs à l’aube…

 



« Garance monte dans la voiture de son frère Simon, sous l’œil réprobateur de sa belle-sœur Carine ; ils quittent la région parisienne pour assister au mariage du cousin Hubert dans le Limousin. Chacun avec ses blessures, sa vie qui l’étouffe un peu, ses peurs, ses doutes, existe tant bien que mal en tant qu’adulte. La fratrie amputée (ils ne savent pas si Lola, leur sœur aînée et Vincent le plus jeune, viendront), ils aimeraient bien la recomposer, rien qu’une fois, pour s’y ressourcer. »

 

Finalement c’est encore un livre sur la fratrie (avec 4 enfants) ; à croire que c’est mon thème de prédilection !

 

Car après tout, c’est quoi des frères et sœurs ?

 

Ce sont ceux que vous n’avez, certes, pas choisis, qui parfois vous agacent, que vous ne comprenez pas, qui font des choix à l’opposé de ceux que vous penseriez faire à leur place ; mais, parce que vous les aimer bien plus que vous ne sauriez le dire, si jamais quelqu’un d’extérieur à la famille s’avisait, même de manière très nuancée, à émettre une quelconque critique à leur égard, votre sang ne ferait alors qu’un tour, et vous seriez l’instant d’après toutes griffes dehors, prêt(e) à faire ravaler sa langue à cet effronté qui se permet de faire des remarques. Il s’est regardé, lui ???

 

Les avis de Tortoise, Camille, Crazyprof, Yaya, Thé à la menthe, Mya, Tulisquoi, Laura, Seren Dipity, Storybook, Edwige, 30ans la crise, Le Roi Lire,...



Demain Sur la photo de classe

 

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 12:00

Zac, Moïse et Antoine sont de jeunes adultes désabusés. A moins de 30 ans, ils vivent chacun chez leurs parents, à Nice, n’ont pas de boulot et pour eux le passage à l’âge adulte est synonyme d’angoisse existentielle et de mal-être. Ils sont désenchantés, semblent errer dans un labyrinthe sans issue.

 

Zac, jeune homosexuel sans liaison épanouissante, tombe régulièrement amoureux d’hommes hétérosexuels, et attire les loosers plus âgés que lui, notamment Roger, qui ne le lache pas d'une semelle. Moïse, 25 ans et sans plus aucune illusion sur le monde, cherche malgré tout l’amour, et elle comprend rapidement que ce ne sera pas avec Gaspard. Antoine, beau gosse séduisant, ne trouve pas sa place dans le Nice de son enfance.

 

De soirées très arrosées en journées sans éclats, leurs liens se tissent se tendent se défont, sans joie ni beaucoup d’espoir. Une lueur, peut-être…

 

Très bien écrit, dans un style direct et sans fioriture, mais pas très folichon, ni enthousiasmant.

 

L’avis d’Ingannmic.



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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 18:08

Paul Anderen, mari abandonné avec ses deux enfants, Clément et Manon, écrivain en mal d’inspiration, quitte la région parisienne pour rejoindre sa Bretagne natale où, il l’espère, il pourra donner à ses enfants un semblant de vie normale.

 

Depuis que Sarah a disparu sans laisser de trace, sans un mot d’explication, sans prendre aucune de ses affaires, ils vivent tous trois comme en sursis, chacun avec ses questions sans réponse, ses hypothèses invérifiables, ses peines douloureuses enfouies pour protéger les deux autres.

 

Derrière les remparts de Saint-Malo, la vie n’est pourtant pas plus facile à vivre, ni pour lui, ni pour les différentes personnes qu’il croise. Devenu moniteur dans l’auto-école de son frère, il est confronté au mal-être de Justine, jeune fille sans repère, au désespoir d’un homme qui n’a plus le droit de voir son fils, à la solitude de sa voisine Isabelle, dont le fils s’est engagé dans la marine…

 

Ce roman fait depuis résonner en moi de nombreuses questions. Paul est tour à tour fort (il décide de déménager, prend soin comme il peut de ses enfants, écoute son frère, vient en aide à plusieurs personnes et faible (quand il se remet à boire). Beaucoup pensent que sa femme l’a quitté parce qu’il était insupportable, et lui-même doute parfois, mais reste cramponné à un soupçon d’espoir.

 

Je l’ai lu facilement ; on suit le cheminement intérieur de Paul avec tendresse, agacement, tristesse aussi, mais je n’aurais pas cru que plusieurs semaines après, j’en sois encore à réfléchir dessus, à ressentir des émotions qui n’avait pas émergé à la lecture.


Les avis d'Amandine, Clarac, Elfewood et Ade.
 

Merci à toi, Thérèse, de me l'avoir fait découvrir.



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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 16:48


Faute de disponibilité je n’ai plus écrit depuis… ouf, plus d’un mois déjà !!!

J’avais quand même lu un certain nombre de livres, je publierai donc de courts résumé, un rapide aperçu de mon opinion, et ce sera probablement tout.

 

Villa Amalia, de Pascal Quignard

Tout commence par une trahison et une rencontre, suivies d’une rupture. Ann Hidden (en anglais “cachée”), célèbre musicienne et compositrice, décide, après avoir découvert que son conjoint Thomas la trompe, de tourner la page de manière radicale. Grâce à l’aide de Georges, un camarade de classe qu’elle a retrouvé par hasard, elle part en errance à travers l’Europe, se perd dans la nature, cherche à disparaître. Quand enfin elle “renaît”, c’est en Italie, dans une maison isolée. Sa rencontre avec Leonhardt Radnistky, Magdalena puis Juliette et Charles ouvre une parenthèse enchanteresse dans sa vie, jusqu’à un drame absurde qui la replonge dans le désarroi.

 

Un livre très beau, très lent, magnifiquement porté à l’écran par Benoît Jacquot et interprété par Isabelle Huppert, magistrale.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 06:00

« Lou a 13 ans, précoce et est donc déjà en seconde. Ce n’est pas facile pour elle de s’intégrer ; d’abord parce que les filles de la classe la surnomment “Le cerveau” et aussi parce qu’elle est bien plus petite que tous les autres élèves. Ça lui fait parfois un peu peur, aussi, parce que Lucas, le garçon dont elle est amoureuse à, lui, quatre ans de plus qu'elle. Enfin, ce n’est pas agréable, non plus, de rentrer tous les soirs à la maison avec une maman dépressive, éteinte et un papa qui fait de son mieux pour faire comme si tout allait bien.

Mais ce que Lou va découvrir, c’est que ses problèmes ne sont rien à côté de ceux de No (Nolwenn), jeune SDF qu’elle a rencontré à Austerlitz, justement parce qu’elle devait faire un exposé sur les sans-papiers. Au fil des rencontres, elles vont tisser des liens forts. A mi-chemin entre la meilleure copine et la grande sœur, No pourrait trouver en Lou la confiance qui lui manque. »

 

Ce que j’ai aimé, c’est la spontanéité et la maturité de Lou, sa capacité d’adaptation. Très vite, elle se confronte à un monde parallèle au sien, un monde où il vivent des adolescents qui n’ont plus de parents, pas de maison, nulle part où aller. Sa plus grande colère, c’est l’indifférence des adultes autour d’elle, ceux qui  dressent les barrières entre les mondes. Et, avec toute la naïveté, la conscience et la volonté qui la caractérisent, elle se bat pour aider No.

 

Delphine de Vigan a écrit un très beau roman, plein d’espoir et de fraicheur, d’humour et de gravité. Lycéens, je vous le conseille !

 

Zabou Breitman a apparemment été séduite elle aussi puisqu’elle en réalise un film avec Bernard Campan qui devrait sortir en 2010.

D’autres avis sur ce livre chez Sourifleur, Le blog des livres,  Just read it ! et Mots-en-bouche.


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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 12:30


Je connais peu le travail d’Eric-Emmanuel Schmitt, mais j’avais vraiment aimé sa nouvelle « Odette Toulemonde » et le film qui en a été tiré. C’était poétique, comique, tendre, délicieux comme une mousse au chocolat (belge ?).

 

Avec « Le sumo qui ne pouvait pas grossir », le registre est différent. Tout d’abord, l’histoire (une centaine de pages) est trop courte pour être un roman et trop longue pour être une nouvelle. Ce statut un peu “bâtard” m’a bien plu ; j’aime bien ce qui ne rentre pas dans les cases ! Ensuite, le titre est quelque peu cocasse : un sumo qui ne peut pas grossir n’est, à priori, pas un sumo, non ? Ça donne envie de creuser un peu plus loin et d’essayer de comprendre de quoi il retourne.

 

Je n’ai pas été déçue : conte philosophique vulgarisé, ouverture à la spiritualité, initiation,… les thèmes abordés ne manquent pas et pourtant la lecture est facile et rapide, l’histoire est belle et agréable.

 

« Fugueur tentant de survivre dans les rues de Tokyo, Jun est un adolescent révolté mais débrouillard. A quinze ans, difficile d’envisager un avenir quand la vie a déjà été si dure avec vous ! Pourtant, Shomintsu, un vieillard maître d’une école de sumos, lui tend la main en lui répétant cette phrase énigmatique : “Je vois un gros en toi.” D’abord agacé, puis finalement intrigué, Jun va tenter de comprendre ce que Shomintsu cherche à lui faire découvrir. Le chemin sera parsemé d’embûches, mais Jun apprendra à chercher les réponses en lui-même. »

 

Merci à Pachy qui en avait parlé ici.

Ce qu'en pensent Chris, Vero33 et Kao-Fan.


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